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Par Carenews PRO - Publié le 29 janvier 2021 - 16:00 - Mise à jour le 29 janvier 2021 - 19:26
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Léa Zaslavsky (makesense) : « Les règles du jeu doivent être les mêmes dans les entreprises standards que celles qu’on s’impose dans l’ESS »

C’est déjà la cinquième saison de Changer la norme ! Et pour ce premier épisode, Flavie Deprez reçoit Léa Zaslavsky, la cofondatrice de makesense, une communauté de citoyens pour soutenir l’entrepreneuriat social.

Léa Zaslavsky (makesense) : « Les règles du jeu doivent être les mêmes dans les entreprises standards que celles qu’on s’imposent dans l’ESS ».

 

Diplômée de l’ESSEC, c’est en devenant bénévole que Léa Zaslavsky a connu makesense en 2013. Cofondatrice de l’association, elle est également à l’origine du lancement de l’incubateur et, plus récemment, du fonds d’investissement makesense Seed I.

Fonds à impact, incubateur, réseau, conseil pour les entreprises… makesense, qui fête ses dix ans cette année, rassemble une communauté de citoyens engagés pour soutenir l’entrepreneuriat social dans sept pays. Depuis sa création, l’association a formé plus de 200 000 citoyens, accompagné 6 000 entrepreneurs ainsi que 200 organisations publiques, privées ou ONG. 

Du voyage à l’association

« Au départ makesense c’est un voyage », durant lequel ses deux cofondateurs Leila Hoballah et Christian Vanizette partent à la rencontre d’entrepreneurs sociaux aux quatre coins du monde. L’idée, grâce à Facebook, est de faire connaître ces initiatives et de « connecter ces entrepreneurs avec les citoyens ».

La machine est lancée et c’est tout naturellement que d’autres projets voient le jour. Aujourd’hui, makesense propose trois principaux programmes : pour les citoyens, pour les entrepreneurs et pour les organisations — partenaires publics, privés ou ONG. 

Accompagner les entrepreneurs sociaux et les organisations

Lors d’un voyage avec la chaire philanthropie de l’ESSEC, Léa Zaslavsky a l’idée d’un incubateur qui, initialement, avait vocation à faire le lien entre la tech et l’ESS : « Je ne comprenais pas pourquoi c’était Uber ou Airbnb qui changeait le monde et pas les entreprises sociales », explique-t-elle. 

makesense développe en parallèle des méthodes d’intelligence collective et de créativité qui séduisent les entreprises. Une nouvelle activité, sous une structure commerciale pour « éviter le mission drift, c’est-à-dire le fait que [sa] mission initiale puisse dériver ». Une étape importante puisque cette évolution a permis à makesense d’établir son modèle économique, qui repose à 80 % sur du financement privé, dont 60 % en prestations d’accompagnement à ces organisations.

Un fonds d’investissement pour des projets à impact

Pour un accompagnement 360 degrés des entrepreneurs, makesense a lancé en 2019 le fonds d’investissement Seed I

L’ambition d’impact est souvent très présente au démarrage d’un projet et le plus dur est de la tenir dans la durée. Lorsqu’on commence à avoir des investisseurs qui pensent à la rentabilité, à la croissance et aux bénéfices, il est important d’avoir un contre-pouvoir dans son capital. Il permet de penser à la croissance de l’impact ou encore au nombre de vies impactées. Avec ce fonds, on a souhaité aider les entrepreneurs dans leur gouvernance et en étant un garde-fou dans la durée des projets.


 À LIRE AUSSI : makesense Seed I, le fonds d’amorçage de makesense, finance cinq premières startups à impact


* Changer la norme est soutenu par la Fondation Entreprendre.
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