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Par Carenews INFO - Publié le 10 août 2020 - 14:00 - Mise à jour le 10 août 2020 - 14:00
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Notre sélection de podcasts engagés à écouter cet été

Septième chapitre de nos cahiers de vacances solidaires dédié aux podcasts ! Environnement, droits humains, féminisme… La Careteam réveille vos oreilles avec cette sélection engagée.

Crédit photo : Sensay.

Les couilles sur la table 

Le choix de Flavie Deprez : Nourrir son homme : cauchemar en cuisine

« Pourquoi quand on entend “cuisinier” on pense à un chef étoilé, alors que quand on dit “cuisinière” on pense à la dame de la cantine ? »

Victoire Tuaillon décrypte dans ce podcast les questions de masculinité (et de féminité). Elle invite ses auditeurs à changer de regard sur la place du genre dans la société. Elle fait intervenir des expert.e.s de qualité et mêle interviews, lectures, extraits audio-visuels pour mettre en perspective la place des femmes comme des hommes autour de grandes thématiques (dans l’épisode choisi, la cuisine) ou de grandes figures militantes ou intellectuelles. Sont également passés en revue des moments de l’histoire.

Ce que j’y aime : la réflexion poussée et le questionnement, jamais naïf, qui permet à chacun.e de remettre en perspectives ce que l’on envisage parfois comme des évidences ou des fatalités. La franchise des invité.e.s et la qualité de la recherche d’archives et d’exemples qui permettent d’apprendre plein de choses sans ton moralisateur ou injonctions. Du vrai grain à moudre en somme. 

Ils l’ont fait ! 

Le choix de Sara Davo : Episode 1 Arnaud Assoumani

Le nouveau podcast de l'Agence française de développement (AFD) se focalise sur l'engagement de jeunes qui changent le monde à leur échelle. Dans le premier épisode, Arnaud Assoumani affiche un parcours impressionnant : sportif de haut niveau, né sans avant-bras gauche, il su concilier sport, handicap et solidarité. Il a cherché à sensibiliser la population sur certaines réalités du handicap qui reste un sujet tabou, il s’est engagé en tant qu’ambassadeur à Play International pour éduquer la jeunesse à travers le sport et a lancé son propre concours pour customiser la prothèse qu’il porte en compétition, afin de donner au handicap une image plus positive et créative. Un beau récit de courage, modestie et passion. 

Ma vie demain ( Radio Francophone Publique)

Le choix de Yohann Baudemont 

Mayte Cabrera a fait de la solidarité un remède personnel à la crise. Adjointe administrative au Canada, cette Montréalaise d'origine latino-américaine, a perdu son emploi ainsi que trois membres de sa famille lorsque la vague Covid-19 a touché sa ville. L'occasion pour elle de se rendre compte que bien des réfugiés étaient livrés à eux-mêmes. Mayte a alors lancé un appel sur les réseaux sociaux afin de distribuer des denrées alimentaires auprès de 500 immigrants et demandeurs d'asile latino-américains dans des quartiers défavorisés. Son rêve ?Monter un organisme pour venir en aide aux réfugiés.

De cause à effets, le magazine de l’environnement  

Le choix de Delphine Houel : Pollution lumineuse : pour y voir clair sur les nuisances et les remèdes...

Lorsqu’on pense pollution, les nuisances causées par l’éclairage nocturne ne viennent pas spontanément en tête et pourtant, les conséquences de la pollution lumineuse sont importantes. Dès les années 1960, les scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme. Si celle-ci a été reconnue dans la loi pour la reconquête de la biodiversité en 2016, elle est de plus en plus importante (+ 94 % depuis les années 1990 pour l’éclairage urbain). Elle a pourtant un impact sur les êtres humains (sommeil, hormones…), sur la biodiversité (végétaux, animaux) et un coût économique (l’éclairage est par exemple le deuxième poste d’investissement des collectivités). Pourtant l’arrêt des sources lumineuses la nuit se mesure aisément, contrairement à d’autres pollutions pour lesquelles les temps de latence sont plus importants. Un sujet sur dont il faut s’emparer pour pouvoir continuer à admirer, où que l’on soit, les étoiles filantes cet été :)

les nouveaux aventuriers

Le choix d’Hélène Fargues : Aventure #4 - Hélène de Vestèle - Edeni

François Piccione, ancien de France Nature Environnement et de Surfrider a lancé ce podcast de conversations qui met en avant « des femmes et des hommes engagés qui vivent des aventures sous différentes formes: micros, grandes, entrepreneuriales, sportives ou encore humaines ». Guillaume Le Grand, le fondateur de Towt, Ferdinand Martinet, le fondateur de Chilowé, Donia Souad Amamra, la cofondatrice de Meet My Mama… Le casting est attrayant. J’ai pour ma part écouté l’épisode consacré à la fondatrice d’Edeni, une école de la résilience et de la résistance, que je ne connaissais pas. Hélène de Vestèle raconte son parcours qui l’a amenée à réfléchir sur le minimalisme, l’engagement, le déterminisme social, le besoin de reconnaissance, les dissonances cognitives et le zéro déchet. Inspirant.

Clichés

Le choix de Lisa Domergue : Charles-Olivier, “l’avocat des causes perdues”

Clichés est réalisé par Louie media pour la Croix-Rouge. Il est né de d’une envie de donner la parole aux salariés et bénévoles de l’association pour faire connaître leur histoire et comprendre ce qui les a poussés à s’engager auprès des autres. Je ne connaissais pas ce podcast, et c’est sur les conseils d’une amie que j’ai écouté le premier épisode. Durant une vingtaine de minutes, nous écoutons le témoignage de Charles-Olivier Guidot, 52 ans, devenu auxiliaire de vie pour les personnes sourdes à la Croix-Rouge après plusieurs reconversions professionnelles. Il raconte le déclic qu’il a eu au collège, la rencontre qui l’a poussé à apprendre la langue des signes, ses différentes expériences dans le monde associatif et comment il a continué à accompagner les bénéficiaires de la Croix-Rouge pendant la crise du Covid-19. Ce témoignage touchant nous invite à nous rappeler les raisons de nos choix de vie. 

Transfert

Le choix de Mélissa Perraudeau  : L'épuisement face à la violence

En 2012, après une discussion entre copines sur le harcèlement de rue, la graphiste marseillaise Anaïs Bourdet lance le Tumblr « Paye ta shnek » (dit PTS). Elle y publie les témoignages anonymes de victimes de harcèlement sexiste et l’initiative créé rapidement l’engouement. En sept ans, plus de 15 000 femmes lui ont raconté les violences et agressions dont elles ont été victimes, et dont Anaïs Bourdet assure la compilation et la médiatisation. Au micro du podcast Transfert de Slate, elle raconte comment l’épuisement l’a submergée.

Je me suis vue parfois ne plus en dormir, avoir des épisodes d’anorexie puis de boulimie, de l’eczéma plein le corps, être encore plus vigilante dans la rue que je ne l’étais : maintenant, quand je me balade dans l’espace public, il y a les choses que j’ai vécues et que j’anticipe, mais il y a aussi les choses que toutes les 15 000 autres femmes m’ont confiées. Du coup j’ai peur de tout, tout le temps.

Un témoignage fort qui a contribué à faire connaître en France le sujet du « burnout militant » des féministes, qui fait déjà l’objet d’études aux États-Unis.

Grand Reportage (France culture)

Le choix d’Axelle Playoust-Braure  : Ginks : ne pas faire d’enfant, geste écolo ultime ?

Ils et elles ont fait leurs calculs, et sont assez formel·le·s. Si nous étions tou·te·s des Nord-Américain·e·s, il nous faudrait quatre planètes pour subvenir à nos besoins chaque année. Si l'humanité entière était française, il lui faudrait deux planètes et demi pour survivre. Renoncer à un enfant, c'est comme économiser 620 aller-retour Paris/New-York. C’est peut-être le geste le plus fort pour réduire notre empreinte carbone. Voilà la conviction de celles et ceux que l'on surnomme désormais les GINKS. L'acronyme nous vient des États-Unis, où cette tendance a été médiatisée par une essayiste et journaliste au Huffington Post. Lisa Hymas s'est toujours intéressée aux questions climatiques et elle s'est forgée la conviction, au cours de ses enquêtes, que la planète exsangue avait besoin que l'on renonce à enfanter. GINKS, comme « Green Inclination... No Kids ». Traduisez  « Engagement écolo... pas d'enfants ». Un geste altruiste, éco-responsable, à l'opposé de l'image égoïste que l'on associe souvent aux femmes et aux hommes qui renoncent à fonder une famille. 

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