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Par Goodwill-management - Publié le 26 juin 2026 - 09:52 - Mise à jour le 26 juin 2026 - 10:00
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En 2050, la Coupe du monde pourra-t-elle encore se jouer en été ?

À l'heure où le monde se passionne pour la Coupe du monde de la FIFA 2026, Goodwill-management publie une étude prospective qui interroge la pérennité de ce type d'événement face au réchauffement climatique. Que se passerait-il si la FIFA organisait aujourd'hui une compétition dans ces mêmes 16 villes hôtes... mais en 2050 ?

En 2050, la Coupe du monde pourra-t-elle encore se jouer en été ? - Crédits : Goodwill-management - Carenews
En 2050, la Coupe du monde pourra-t-elle encore se jouer en été ? - Crédits : Goodwill-management - Carenews

 

C'est l'exercice de projection mené par Goodwill-management. En s'appuyant sur le scénario SSP 8.5 du GIEC - le plus pessimiste, celui d'une utilisation continue et croissante des énergies fossiles - l'étude analyse les conditions climatiques attendues à horizon 2050 dans les 16 stades répartis entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Le résultat est sans appel : organiser la compétition à la même période, dans les mêmes villes, serait tout simplement incompatible avec la sécurité des joueurs et des spectateurs.

Des joueurs exposés à des conditions dangereuses

 

L'étude mobilise deux indicateurs reconnus pour évaluer l'impact de la chaleur sur la pratique sportive intensive : le heat index, qui combine température et humidité, et le WBGT (Wet-Bulb Globe Temperature), utilisé par la FIFA elle-même pour décider des pauses fraîcheur.

Les résultats sont éloquents. À Miami, les 92 jours de l'été 2050 seront jugés dangereux selon l'indice de chaleur. À Houston, 91 jours sur 92 seront concernés. Dallas et Atlanta, qui accueilleront chacune une demi-finale, enregistreront respectivement 78 et 66 jours d'été présentant des conditions dangereuses pour les joueurs.

Le constat est similaire en considérant l'indice de la FIFA avec le seuil recommandé par le syndicat mondial des footballeurs (FIFPRO) : aucun match à Miami ne pourra se tenir sans décalage ou report ; à Houston, 3 jours sur 4 devront être décalés ou reportés ; à Dallas, 2 jours sur 3 ; et enfin à Atlanta , ce sera 1 jour sur 2.

 

Exposition des sites de la Coupe du monde de la FIFA 2026 à l’indice de chaleur
Exposition des sites de la Coupe du monde de la FIFA 2026 à l’indice de chaleur
Période estivale (92 jours) – 2050 – SSP 8.5

 

Des spectateurs également en danger

 

Au-delà des terrains, c'est l'ensemble du public qui sera exposé. Les jours de fortes chaleurs, avec des températures maximales dépassant 35°C, se multiplieront dans la totalité des villes hôtes. Dallas atteindra 68 jours de chaleur extrême durant l'été 2050, soit 15 jours de plus qu'aujourd'hui. Houston en comptera 43, Kansas City 42.

Or, une Coupe du monde rassemble un public très diversifié, incluant des personnes âgées, des enfants, des profils vulnérables venus du monde entier : la question de santé publique ne peut être éludée.

 

L'eau, une ressource qui va manquer

L'étude soulève un troisième angle moins visible mais tout aussi critique : la disponibilité de l'eau. Arrosage des pelouses, rafraîchissement des spectateurs, gestion des infrastructures... une compétition de cette ampleur consomme des volumes d'eau considérables. Or, 6 des 16 villes hôtes seront confrontées à un stress hydrique très élevé en 2050.

À Dallas, la demande en eau pourrait dépasser de 48% les volumes disponibles. Dans un contexte de fortes chaleurs accentuant encore les besoins, les conditions nécessaires à la sécurité des participants ne pourraient tout simplement plus être réunies.

 

Une urgence de gouvernance pour la FIFA

 

L'étude ne se limite pas au constat : elle ouvre un débat sur les leviers d'adaptation. Décaler la compétition en automne ou en hiver, comme au Qatar en 2022 ? Aménager les horaires de matchs ? Repenser les critères de sélection des pays candidats en intégrant leur exposition climatique ?

Ces arbitrages sont urgents. Les conditions projetées dans cette étude concernent la période 2041-2060, mais la FIFA attribue ses droits d'organisation près de dix ans à l'avance. Les villes qui accueilleront le Mondial aux alentours de 2040 seront choisies autour de 2030, soit dans moins de cinq ans.

Au-delà du football, cette publication illustre une réalité que Goodwill-management met au coeur de son travail : le changement climatique n'est pas un risque lointain. Il redessine dès maintenant le cadre dans lequel s’inscrivent les activités humaines, y compris les plus symboliques.

Pour aller plus loin

Consulter l’étude complète et télécharger l'infographie sur le site de Goodwill-management.

 

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