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Par Soqo* - Publié le 3 mars 2026 - 09:05 - Mise à jour le 3 mars 2026 - 09:05
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Luxe et Régénération : 5 enseignements du forum The Good 2026

Comment le luxe peut-il se réinventer à l’heure des limites planétaires et des tensions sociales ? Réuni au siège du Groupe Le Monde début février, "The Good Forum Luxe" a rassemblé maisons, créateurs, et experts de terrain. L’objectif : explorer la voie d’un luxe régénératif capable de concilier désirabilité, circularité et impact positif. Entre nouveaux récits et coopération radicale, retour sur les enseignements clés d’un secteur en pleine mutation, où Soqo* - bureau de création de projets à impact - accompagne désormais les acteurs vers un événementiel responsable.

Forum "The Good Forum Luxe" - Crédits : Soqo* - Carenews
Forum "The Good Forum Luxe" - Crédits : Soqo* - Carenews

1. Passer de la réduction d’impact à une logique de régénération

Dès l’ouverture du Forum, Émilie Kovacs - Rédactrice en chef, groupe Influência (The Good) - et Hélène Valade - Directrice du développement environnement, LVMH - ont posé le cadre : face aux limites planétaires, il ne s’agit plus seulement de réduire les impacts négatifs, mais de viser des impacts positifs, aussi bien environnementaux que sociaux.

Cela passe d'abord par la terre. L’agriculture régénératrice est devenue le socle de la stratégie de maisons comme Moët Hennessy, via le World Living Soils Forum. L'enjeu est de restaurer la santé des sols pour garantir la pérennité des matières premières. Mais la régénération est aussi sociale : elle implique la préservation des savoir-faire artisanaux, la création d'emplois locaux et la revitalisation des territoires.

 

 

2. La contrainte comme moteur de création

Loin de brider la créativité, les contraintes peuvent en devenir le point de départ.

La cheffe étoilée (et fondatrice du restaurant Datil) Manon Fleury a illustré ce basculement : la saisonnalité, la disponibilité des produits et les limites imposées par le vivant façonnent sa cuisine et l’expérience proposée. Une approche qui fait écho aux démarches d’upcycling et de craftcycling évoquées tout au long du Forum.

 

3. Penser l’économie circulaire dès la conception

Un consensus fort a émergé : la circularité n'est pas un ajustement de fin de chaîne, mais une discipline de départ.

  • Valoriser l'existant : Anne Prieur du Perray - Fondatrice de Nona Source - a rappelé que les stocks dormants des grandes maisons ne sont pas des déchets, mais des ressources précieuses pour les jeunes créateurs.
  • Utilité sociale : Pauline Grumel - Fondatrice d’Unisoap - a démontré comment le recyclage des savons d'hôtels, couplé au travail en ESAT, répond à un triple enjeu : environnemental, hygiénique et inclusif.

 

Lors de la table ronde dédiée, Najma SouroqueCofondatrice de Soqo* - a insisté sur l'application de cette logique à l'événementiel. Pour un défilé ou un lancement, limiter l’empreinte sans limiter la créativité exige d'anticiper la recyclabilité des décors et le réemploi dès la phase de design.

4. Coopérer pour transformer les chaînes de valeur

Aucun acteur, aussi puissant soit-il, ne peut réussir sa transition seul. La transformation passe par une approche partenariale.

  • Innover par la matière : Des entreprises comme Biofluff développent des alternatives végétales (lin, chanvre, ortie) pour remplacer la fourrure, nécessitant une collaboration étroite avec les fabricants italiens.
  • S'ancrer sur le terrain : Pour son alcool de parfumerie, LVMH Fragrance travaille directement avec les agriculteurs de betteraves (utilisées pour la fabrication de parfum) pour faire évoluer les pratiques culturales.

 

Comme l’a rappelé le Comité Colbert, l'échange de bonnes pratiques face aux nouvelles réglementations (CSRD) est devenu essentiel pour donner du corps au récit RSE des maisons.

 

5. Créer du désir dans un monde de limites

Le luxe possède un pouvoir unique : celui de créer de la désirabilité. Sa mission aujourd'hui est d'orienter ce désir vers de nouveaux imaginaires de consommation.

Laure Chollat-Namy - Fondatrice de La Fabrique Singulière - a montré comment l'artisanat d'art français permet de renforcer cette exclusivité. En collaborant avec des artisans qui réinventent des matières délaissées, les maisons créent une émotion forte et un récit authentique autour de la pièce unique.

Cette quête de sens est complétée par les interventions d'Isabelle Capron - Senior Corporate Advisor, ICICLE - et Christelle Capdupuy - Chief Sustainability Officer, Louis Vuitton. Elles soulignent l'émergence de récits où le confort, la longévité du produit et l'harmonie avec la nature remplacent l'ostentatoire. L'objectif ? Rendre la sobriété formelle et la durabilité plus attractives que la nouveauté permanente.

 

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