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Par Carenews INFO - Publié le 27 mai 2026 - 18:16 - Mise à jour le 27 mai 2026 - 18:16 - Ecrit par : Elisabeth Crépin-Leblond
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13 millions de Français donnent de leur temps à une association

25 % des Français sont bénévoles dans une association, indique une étude publiée par Recherches et solidarités. Si cette part est en légère hausse, la proportion de bénévoles engagés de façon hebdomadaire diminue. L’engagement des bénévoles les moins diplômés est le plus impactés par cette baisse, ainsi que par le contexte actuel.

10 millions d’entre eux agissent régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par mois. Crédit : iStock / Blueastro
10 millions d’entre eux agissent régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par mois. Crédit : iStock / Blueastro

 

Un Français sur quatre est bénévole dans une association. Cette proportion est en légère hausse, selonla 21ème édition de l’étude « La France bénévole », réalisée par le réseau associatif Recherches et solidarités, en partenariat avec l’organisme Coalta formation. L’étude s’appuie une enquête Ifop réalisé en janvier auprès de plus de 3 000 personnes et sur un baromètre d’opinion des bénévoles mené en mars et avril auprès de 4 000 répondants. Ainsi, entre 13 et 13,5 millions Français donnent du temps à une association en 2026

10 millions d’entre eux agissent régulièrement, c’est-à-dire au moins une fois par mois. 28 % des hommes et 22 % des femmes sont bénévoles dans une association. Chez les 65 ans et plus, un recul du bénévolat s’opère, tandis qu’il progresse de manière plus modérée chez les moins de 35 ans. 

  

La part des bénévoles très engagés diminue 

  

L’engagement bénévole prend des formes différentes et se transforme. « Il n’y a pas un bénévolat mais des formes d’engagement multiples », soulignent les auteurs du rapport. Ils notent que « les associations doivent adapter leurs modes de fonctionnement pour mieux accueillir, accompagner et fidéliser des bénévoles aux profils, aux attentes et aux motivations de plus en plus diversifiés ». 

Les engagements bénévoles sont notamment de plus en plus ponctuels, mais aussi de plus en plus mobiles. Dans ce contexte, les « plus engagés », qui interviennent chaque semaine dans les associations, sont proportionnellement moins nombreux qu’avant. En 2026, leur part est de 10 % des bénévoles contre 11 % en 2025. Ils représentent 5,2 millions de Français contre 5 ,7 millions l’année précédente, « soit environ 500 000 bénévoles très investis en moins ». 

 


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Un contexte difficile pour les associations 

  

Concernant les motivations, « le bénévolat apparaît d’abord comme une manière d’agir concrètement, bien plus que comme un engagement militant. Il contribue également à entretenir la confiance dans l’action collective », analysent les auteurs du rapport.  

85 % des bénévoles souhaitent ainsi être utiles et agir pour les autres, tandis que 61 % sont mobilisés pour la cause défendue. 

Le « contexte tendu et incertain » rencontré par le secteur associatif motive 50 % des bénévoles à continuer leurs actions, voire à la renforcer. À l’inverse, il freine ou décourage 8 % d’entre eux. Pour 40 %, il n’a pas vraiment d’influence. 

  

Les inégalités sociales présentes au sein des associations 

  

« Les difficultés actuelles tendent également à accentuer la fracture associative, en creusant les inégalités d’accès aux associations observées selon le niveau de formation. Les moins diplômés, souvent les plus exposés au contexte économique et social, sont moins nombreux, en 2026, à s’engager chaque semaine », relèvent les auteurs du rapport.  

58 % des bénévoles ont au moins un diplôme de bac + 223 % ont un niveau bac, 17 % un CAP ou BEP et 18 % n’ont pas de diplôme, CEP ou BEPC. La proportion de bénévoles progresse avec le niveau de diplôme. Mais cette corrélation est moins significative pour les bénévoles engagés chaque semaine.  

 


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Les moins diplômés sont plus touchés par le recul de l’engagement hebdomadaire et plus nombreux à considérer que le contexte actuel pourrait freiner leur investissement dans une association dans une proportion de 10 % contre 7 % parmi les plus diplômés. Une fois engagés dans une association, les bénévoles moins diplômés s’impliquent cependant autant voire davantage, relèvent les auteurs du rapport. 

En outre, les bénévoles expriment des attentes comme la recherche de convivialité, le souhait d’être mieux accompagnés ou soutenus et la demande d’être davantage associés aux décisions et intégrés dans une équipe plus structurée. 

 

Élisabeth Crépin-Leblond 

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