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Par Carenews INFO - Publié le 29 septembre 2021 - 09:00 - Mise à jour le 1 octobre 2021 - 10:36 - Ecrit par : Lisa Domergue
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7 pépites coopératives en Bretagne

Dans cette nouvelle série, Carenews vous emmène découvrir de jeunes coopératives. Aujourd’hui, direction la Bretagne qui comptait, en 2020, 270 coopératives.

Le port de Vannes dans le Morbihan. Crédit photo : Pascale Gueret.
Le port de Vannes dans le Morbihan. Crédit photo : Pascale Gueret.

 

  • Sailcoop

Lancée durant l’été 2021, Sailcoop est une Scic qui se veut être le « BlaBlaCar de la voile ». Le concept ? Proposer une alternative bas-carbone aux voyages en avion et en ferry en proposant des lignes en voilier. Pour ce faire, les trois cofondateurs s’appuient sur une flotte déjà existante : les 207 000 voiliers de plaisance qui, chaque année en France, passent 97,8 % de l’année à quai selon la VNF (Voies Navigables de France). La première ligne, qui reliera Toulon à la Corse, sera inaugurée en automne avec des billets allant de 160 à 180 euros. À termes, la coopérative souhaite proposer de longues traversées jusqu’aux Amériques. Forte de ses ambitions, Sailcoop s’est donnée comme objectifs de compter 500 navires au sein de son réseau et d’embarquer 30 000 passagers d’ici 2024.

 

  • Book Hémisphères 

Constituée en Scic depuis 2018, Book Hémisphères collecte, trie et vend des livres d’occasion. Agréée ESUS et entreprise d’insertion (EI), Book Hémisphères emploie 20 personnes dont onze en insertion, explique Laure Le Maréchal, chargée de développement au sein de la coopérative à France 3

Le but, c’est d’être un tremplin vers l’emploi. Ces personnes bénéficient chaque semaine d’un accompagnement individuel avec une conseillère en insertion. Et les contrats sont reconduits pendant deux ans, le temps pour elles de retrouver un travail.

Une fois collectés et triés, les livres sont recyclés auprès de partenaires ou vendus sur le site Internet livreenpoche.com. Dans la continuité de son activité, Book Hémisphères a également créé une association éponyme œuvrant pour l’accès à la lecture et à la culture. 

 

  • RDV Nomade 

Des escape games sur-mesures pour « mettre en valeur les compétences de chacun et utiliser le jeu comme vecteur de pédagogie active ». C’est le concept de cette Scop lancée en 2018. Sensibiliser au cyber-harcèlement, casser les préjugés sur la mixité des métiers ou tout simplement recruter autrement… RDV Nomade a imaginé de nombreux scénarios qu’elle anime grâce à des Escape BOX transportables, des escape games sur-mesures ou encore un Ludo Bus. Son Ludo Bus a d’ailleurs remporté le prix coup de cœur de la Fabrique Aviva en 2018. La coopérative compte déjà de nombreux partenariats avec la région Bretagne, Transdev ou encore Pôle emploi.

 

  • La Coop des Masques 

C’est face à la pénurie de masques connue durant la crise du Covid-19 que l’idée de ce projet commun est née. L’objectif ? Relancer et relocaliser la fabrication de masques en Bretagne alors que la dernière usine avait été fermée deux ans auparavant. Inaugurée en janvier 2021, l’usine emploie 24 salariés et espère produire 30 à 45 millions de masques par an. Depuis quelques mois, la Coop des Masques fait cependant face à problème : les masques ne se vendent pas et les stocks s’accumulent. La raison ? La compétitivité des masques « made in France » face à ceux fabriqués en Chine. Le président de la coopérative Guy Hascoët redoute un dépôt de bilan, a-t-il confié à Ouest France  : 

Selon le syndicat français des masques, au premier semestre (de 2021), 97 % des achats français ont continué d’aller en Asie. (...) Les achats ont continué de partir au moins coûtant, à l’autre bout du monde (environ 4 centimes pièce en Chine, contre environ 10 centimes en 100 % français).

 

  • Comme Un Établi

Situé au nord de Rennes, ce tiers-lieu dédié à l’artisanat a ouvert ses portes en 2018. À l’origine, les deux cofondateurs, Benjamin Danjou et Edvin Bernardin pensaient à développer une association de quartier. Au fur et à mesure des rencontres, ils ont préféré co-construire le projet avec d'autres artisans. L’idée d’une Scic s’est alors imposée. Dans un ancien garage Peugeot, 1 200 mètres carrés sont alors mis à disposition d’artisans avec un pôle bois, un pôle métal, un pôle textile et un pôle déco. Un véritable espace de coworking qui est également ouvert aux particuliers. 

 

  • Coopérative funéraire de Rennes

C’est à l’occasion d’un séjour au Québec que la fondatrice de la coopérative a connu le concept de la coopérative funéraire. En effet, ce concept s’est développé dès les années 1970 au Québec. À l’époque, l’organisation d’obsèques était 30 à 40 % plus chère que dans le reste du pays à cause d’un monopole organisé par l’industrie du funéraire. Face à cela, les citoyens se sont alors organisés en coopératives pour faire baisser les prix. Lancée en 2018, la Coopérative funéraire de Rennes n’est pas la première à voir le jour en France. Ses services répondent à une démarche écoresponsable en lien avec les acteurs locaux comme Isabelle Georges a expliqué à La Vie

Notre but n’est pas de vendre des produits ou des prestations pour faire du profit, mais d’accompagner sobrement les familles en deuil, en les aidant à préparer des obsèques qui correspondent vraiment à leurs désirs et à leurs attentes.

 

  • Institut supérieur du design de Saint-Malo

Appelée l’Institut D., cette école coopérative forme les étudiants titulaires du baccalauréat aux métiers du design et du numérique. Les sociétaires sont aussi bien des designers, des entreprises, des associations que des élèves volontaires. L’école, admissible grâce à un « anti-concours », ne propose pour l'heure qu’un diplôme de bachelor. Les frais de scolarité s’élèvent à 3 400 euros pour une année. 

 

Lisa Domergue 

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