Élection de Claire Thoury à la présidence du Cese : une « reconnaissance » pour les acteurs associatifs et solidaires
La présidente du Mouvement associatif, Claire Thoury, a été élue le 20 mai présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), la troisième chambre constitutionnelle. Les associations et les acteurs de l’économie sociale et solidaire s’en réjouissent.
Claire Thoury, présidente actuelle du Mouvement associatif, qui représente environ la moitié des associations de France, a été élue présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) le 20 mai.
« Cette élection est une reconnaissance forte de la place de la société civile organisée dans notre démocratie et du rôle essentiel des associations dans la cohésion sociale, l’engagement citoyen et l’intérêt général », a réagi le Mouvement associatif.
En effet, le Cese est la troisième chambre constitutionnelle, avec l’Assemblée nationale et le Sénat. Elle représente la société civile organisée : les organisations du monde économique, syndicales et patronales, mais aussi de la vie associative, agissant pour la cohésion sociale et territoriale ou pour la protection de l’environnement. Claire Thoury, élue à 97 voix contre 74, avait obtenu le soutien d’une majeure partie des associations représentées au Cese, ainsi que des syndicats de salariés. Sa concurrente, Dominique Carlac’h, bénéficiait de son côté de l’appui d’une partie des représentants du monde économique, dont celui du Medef, de la CPME ou de la FNSEA.
Les associations satisfaites
Les réactions sur les réseaux sociaux ont vite afflué dans le monde associatif et l’économie sociale et solidaire. « Claire a toujours porté haut et fort les enjeux démocratiques, comme ciment de la cohésion sociale », a estimé le Pacte du pouvoir de vivre, dont elle est membre du groupe de coordination. « Nous lui souhaitons succès et réussite pour poursuivre cette mission, avec l'ensemble du Cese et pour faire entendre la voix de la société civile dans les débats à venir », peut-on lire sur le compte de ce collectif réunissant des organisations de la société civile, dont certains membres du Cese, comme la CFDT, le Réseau action climat, ATD Quart monde ou encore la Fage, une fédération d’associations étudiantes.
« Félicitations Claire Thoury ! Avec votre engagement et votre expérience, nul doute que vous saurez faire vivre la diversité de la société civile organisée », a déclaré le Collectif Handicaps, dont un représentant siège au Cese. « APF France handicap sera à ses côtés », a affirmé pour sa part l’association de défense et de représentation des personnes en situation de handicap, déclarant partager « les valeurs et convictions » portées par l’ancienne déléguée générale d’Animafac, un réseau d’associations étudiantes. Le réseau France Assos Santé, ou Jeanne Bot, la représentante au Cese du Collectif Alerte, fédération d’organisations de lutte contre la pauvreté, ont également exprimé leur satisfaction sur LinkedIn.
Une « excellente nouvelle pour le dialogue démocratique »
« Dans une période où la démocratie vacille en Occident, la 3e chambre de la République française envoie un message fort d'attachement à l'intérêt général, à l'initiative citoyenne et la démocratie continue », s’est réjoui Benoit Hamon, le président de la chambre représentative de l’économie sociale et solidaire, ESS France. « C'est une grande chance et une grande fierté de voir Claire Thoury parler demain au nom de la société civile, des partenaires sociaux et de tous les corps intermédiaires ».
« L’élection de Claire Thoury à la présidence du Conseil économique, social et environnemental est une excellente nouvelle pour le dialogue démocratique et la société civile organisée », a pour sa part affirmé David Cluzeau, président de l’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes). « Je me réjouis, et avec moi l’ensemble du mouvement mutualiste, de voir Claire Thoury devenir la première femme à la tête de la troisième assemblée constitutionnelle de notre pays », s’est félicité Éric Chenut, président de la Mutualité française.
« C’est une très bonne chose pour l’institution mais bien au-delà, pour le débat public et notre démocratie chahutée. Face à une relative impuissance politique, c’est à elle de montrer la voie de la société civile », a déclaré Jérôme Saddier, président de Coop FR, organisation représentative des coopératives.
Célia Szymczak 