« Jour du dépassement » : à partir de ce 24 avril, la France a consommé trop de ressources naturelles
Le Global footprint network calcule la date à laquelle chaque pays atteint son « jour du dépassement ». Il s’agit du jour à partir duquel la population a consommé trop de ressources par rapport à ce que les écosystèmes peuvent absorber.
Le 24 avril marque en France le « jour du dépassement ». Cette affirmation du WWF France s’appuie sur les calculs du Global footprint network, une ONG qui « compare la demande en ressources des individus, des gouvernements et des entreprises à la capacité de la régénération biologique de la terre ».
Concrètement, si tous les humains adoptaient le même mode de vie que les Français, il n’y aurait plus suffisamment de ressources naturelles à partir d'aujourd’hui par rapport à ce que les écosystèmes peuvent reconstituer.
La date du jour du dépassement a reculé de cinq jours, en France, par rapport à l’année dernière. Dans le monde, le jour du dépassement en 2025 est survenu le 24 juillet.
Repenser notre mode de vie collectivement
« Le WWF France alerte sur une situation critique et appelle à une mobilisation immédiate. Alors que l’urgence écologique s’intensifie, les choix politiques actuels continuent de fragiliser notre capacité à préserver les ressources naturelles », écrit l’ONG sur son site internet. Le jour du dépassement « n’est pas une fatalité », soutient-elle, en recommandant « une transformation profonde de notre modèle de production et de consommation ».
« Les efforts individuels comptent. Mais sans cadre collectif, ils n’inversent pas la tendance », ajoute France nature environnement dans un post Linkedin. La fédération d’ONG environnementales demande une « stratégie publique de sobriété matières portée par un vrai débat démocratique ». Une telle stratégie définirait « une trajectoire de consommation » de matière, ferait « peser les efforts uniquement sur les secteurs qui consomment trop », tout en permettant au pays d’être « plus autonome » et de « créer des emplois durables », estime FNE.
Célia Szymczak 