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Par Carenews INFO - Publié le 19 mai 2026 - 11:46 - Mise à jour le 19 mai 2026 - 11:59 - Ecrit par : Elisabeth Crépin-Leblond
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Le gouvernement annonce le maintien de l’Agence bio

Le groupement d’intérêt public chargé du développement et de la promotion de l’agriculture biologique ne sera pas supprimé, a assuré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard. Les menaces de suppression pour raisons budgétaires inquiétaient des acteurs de la filière et des associations environnementales depuis l’année dernière.

Le budget de l’agence a ensuite été réduit de 15 millions d’euros en 2025. Crédit : iStock / gorodenkoff
Le budget de l’agence a ensuite été réduit de 15 millions d’euros en 2025. Crédit : iStock / gorodenkoff

 

L’Agence bio ne devrait pas être supprimée. Lors d’une visite le 12 mai sur l’exploitation de Bruno Martel, actuel président du groupement d’intérêt public dédié au développement et à la promotion de l’agriculture biologique, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a assuré son maintien à des acteurs de la filière inquiets. 

  

Une suppression évoquée depuis début 2025 

  

Depuis plus d’un an, le sort de l’agence était en suspens. En janvier 2025, le Sénat avait, avec le soutien du gouvernement, voté un amendement actant sa suppression dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances. Le but était d’économiser 2,9 millions d’euros, en prévoyant un transfert des missions, soit sous l’égide du ministère, soit sous celle de FranceAgriMer.  

 


Lire également : Les défenseurs de la transition agroécologique se mobilisent contre la suppression de l’Agence bio 


 

Cette suppression n’a pas vu le jour, mais le budget de l’agence a ensuite été réduit de 15 millions d’euros en 2025, représentant selon ses membres une baisse de 64 % du total des moyens alloués pour son fonctionnement et pour le soutien au développement du secteur.  

Au début de l’année 2026, la suppression de l’Agence bio était de nouveau évoquée dans la feuille de route gouvernementale de simplification de l’action publique, selon plusieurs organisations professionnelles. Dans le même temps, le licenciement de sa directrice Laure Verdeau a été engagé, tandis que sa vice-présidente, Christelle le Hir, également présidente du syndicat le Synadis Bio a annoncé sa démission. « Nous nous retirons car nous refusons d’être associés à un système dysfonctionnel. Les contraintes diplomatiques m'empêchaient de dire avec force ce que vivent nos adhérents : l'abandon institutionnel face à des structures qui ne défendent plus que leur propre survie », dénonçait-elle alors.  

  

L’inquiétude des acteurs de la filière 

  

« Cette attaque s’inscrit dans la continuité de la tentative de suppression pure et simple de l’Agence, votée au Sénat en janvier 2025 sur proposition du sénateur Laurent Duplomb et jugée “pertinente” par la ministre Annie Genevard », s’indignait en février l’association de défense de l’environnement Générations Futures, en réaction au licenciement de Laure Verdeau et critiquant « la mise à l’écart » de l’Agence bio lors du Salon de l’agriculture. 

 

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La suppression de l’Agence bio « fragiliserait le développement et la promotion de l’agriculture biologique qui sort à peine de deux années de crise », s’est inquiété de son côté la Fédération nationale de l’agriculture biologique au début de l’année 2026. « Affaiblir l’Agence bio, c’est fragiliser une reprise encore fragile, créer de l’incertitude économique et affaiblir la capacité de l’État à piloter une transition agricole pourtant largement reconnue comme prioritaire », argumentait de leur côté plusieurs organisations professionnelles dont la Maison de la bio. 

  

« Une nouvelle séquence positive » 

  

En février, l’Agence bio a publié son baromètre annuel de perception et de consommation des produits biologiques en France. Après des années difficilesle marché connaît un nouvel élan avec une augmentation de 5 % de la consommation hebdomadaire entre 2024 et 2025, indique le baromètre. Selon ce document, 35 % des Français déclarent consommer des produits biologiques au moins une fois par semaine et 59 % au moins une fois par mois.  

Lors de sa visite, Annie Genevard a semblé vouloir mettre un terme aux tensions. Selon Ouest-France, la ministre de l’Agriculture souhaite « ouvrir une nouvelle séquence positive », en confirmant l’absence de suppression mais aussi en validant un budget de 800 000 euros pour une prochaine campagne de communication.  

« En pérennisant le statut de groupement d'intérêt public de l'Agence bio, Madame La Ministre a confirmé sa mission d'accompagnement de la filière », a réagi le président de l’agence

 

Élisabeth Crépin-Leblond 

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