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Par Carenews INFO - Publié le 10 mars 2026 - 15:00 - Mise à jour le 10 mars 2026 - 15:00 - Ecrit par : Léanna Voegeli
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Le réchauffement climatique s’est accéléré depuis 2015, selon les scientifiques

Dans une étude publiée le 6 mars, l’Institut de Potsdam pour la recherche sur l’impact du climat fait le point sur la hausse des températures observée au cours de la dernière décennie.

L'Institut Potsdam travaille sur le changement climatique et le développement durable. Crédit : iStock
L'Institut Potsdam travaille sur le changement climatique et le développement durable. Crédit : iStock

 

« Nous pouvons désormais démontrer une accélération marquée et statistiquement significative du réchauffement climatique depuis 2015 environ », souligne Grant Foster, statisticien et co-auteur d’une étude de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique. Dans l’article publié le 6 mars pour la revue Geophysical Research Letters, les scientifiques notent un taux moyen de réchauffement estimé à environ +0,35°C sur les dix dernières années. Alors que cette moyenne atteignait +0,2°C par décennie entre 1970 et 2015.  

L’océanographe Stefan Rahmstorf, le second auteur de l’étude, estime que « si le rythme de réchauffement des dix dernières années se maintient, le seuil de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris sera dépassé durablement avant 2030 ». Dans cet accord, conclu en 2015 à l’issue de la COP 21, les États signataires s’engageaient à limiter le réchauffement climatique à 2°C et si possible à 1,5°C, d’ici la fin du siècle, par rapport à l’ère préindustrielle. La baisse des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 43 % d’ici 2030 fait aussi partie des objectifs de l’Accord. 

 

Si le rythme de réchauffement des dix dernières années se maintient, le seuil de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris sera dépassé durablement avant 2030" , Stefan Rahmstorf - océanographe et co-auteur de l'étude.

 

« Réduire à zéro les émissions mondiales de CO² » 

 

Les deux chercheurs de l’Institut de Potsdam se basent sur cinq grands ensembles de données dont certaines sont issues de la National Aeronautics and Space Administration (Nasa), qui produit des statistiques climatiques.  

Les auteurs ont mis de côté les effets causées par El Nino, les éruptions volcaniques ainsi que les cycles solaires.  

Ces phénomènes peuvent « masquer les variations du rythme du réchauffement à long terme », nous apprend le site de l’Institut. Sans leur prise en compte, « les années 2023 et 2024, exceptionnellement chaudes, apparaissent légèrement plus fraîches, mais demeurent les deux années les plus chaudes jamais enregistrées. »  

« La vitesse à laquelle la Terre continuera de se réchauffer dépendra en fin de compte de notre capacité à réduire à zéro les émissions mondiales de CO₂ issues des combustibles fossiles », ajoute Stefan Rahmstorf.  

 

Léanna Voegeli  

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