Situation financière des associations : le Mouvement associatif lance une nouvelle enquête
Le Mouvement associatif et ses partenaires ont lancé le troisième volet de l’enquête sur les difficultés financières des associations, dans la perspective de la préparation du budget pour 2027 et des élections présidentielles.
Les associations rencontrent-elles toujours des difficultés pour financer leur activité ? Le Mouvement associatif, qui représente un peu moins de la moitié d’entre elles en France, a lancé une nouvelle enquête pour le savoir, avec le Réseau national des maisons des associations (RNMA) et deux syndicats d’employeurs, Elisfa et Hexopée. La date limite de participation est fixée au 20 septembre.
« Les résultats permettront notamment de contribuer à la préparation du projet de loi de finances pour 2027 et d’interpeller les candidates et candidats à l’élection présidentielle », précise le Mouvement associatif.
Le questionnaire est ouvert à toutes les associations, peu importe leur taille, leur activité, leur localisation et le fait qu’elles emploient ou non des salariés. Elles sont notamment interrogées sur le niveau de leurs fonds propres, leur trésorerie, l’évolution des financements publics et leurs attentes pour les prochaines échéances électorales.
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Craintes pour l’emploi
Les résultats des deux précédents volets de l’enquête du Mouvement associatif ont été publiés au printemps et à l’automne 2025. Respectivement 5 557 et 4 300 structures y avaient répondu, montrant des difficultés. En septembre de l’année dernière, 70 % des associations employeuses déclaraient que le niveau de leurs fonds propres était fragile ou nul et 30 % de ces mêmes associations déclaraient disposer de moins de trois mois de trésorerie. Près d’une association employeuse sur deux déclarait que ses financements publics avaient diminué en 2025.
Des résultats qui ont permis aux représentants du Mouvement associatif d’alerter les pouvoirs publics sur la situation financière des associations, mais aussi sur le risque pour l’emploi. Le monde associatif comptait en effet plus de 1,9 million de salariés en 2025, soit 9 % de l’emploi privé en France.
En plus de la baisse des financements publics, de 2,2 milliards d’euros entre 2022 et 2024 en ce qui concerne l’État, certaines associations subissent une hausse des charges. L’Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (Udes) dénonce par exemple la fin de l’exonération de taxe d’apprentissage dont les associations employeuses bénéficiaient jusqu’à l’adoption de la loi de finances pour 2026. De plus, pour celles qui accompagnent les personnes en situation de précarité, les besoins augmentent. Le taux de pauvreté atteint des records par rapport aux trente dernières années depuis deux ans, selon l’Insee.
Célia Szymczak 