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Par Carenews PRO - Publié le 9 juin 2021 - 12:00 - Mise à jour le 10 juin 2021 - 09:59 - Ecrit par : Théo Nepipvoda
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Sébastien Podevyn-Menant (France Silver Éco) : « Être ancré socialement aide à penser le vieillissement »

L’économie sociale et solidaire a une place importante dans la silver économie, l’économie des seniors. On a interrogé Sébastien Podevyn-Menant, directeur général de France Silver Éco.

Sébastien Podevyn-Menant est directeur général de France Silver Éco. Source : Facebook de la Fondation Jean-Jaurès.
Sébastien Podevyn-Menant est directeur général de France Silver Éco. Source : Facebook de la Fondation Jean-Jaurès.

 

La silver économie, l’économie des seniors, ne cesse de grossir avec le vieillissement de la population. L’économie sociale et solidaire (ESS) a toujours eu une place importante dans ce domaine. Elle est particulièrement légitime pour répondre aux questions du bien-vieillir qui nécessitent une approche sociale. Rencontre avec Sébastien Podevyn-Menant, directeur général de France Silver Éco, qui regroupe les acteurs de la filière. 

Quelle est la place de l’ESS dans la silver économie ?

L’ESS est présente un peu partout dans la silver économie car il s’agit d’acteurs qui ont un engagement social ainsi qu’un tas de démarches qui peuvent intéresser la filière. Par exemple, il y a des acteurs dans l’habitat avec l’hébergement collectif, sur la question de la mobilité ou encore sur le service à la personne. Fondamentalement, il y a une certaine forme de transversalité des acteurs de l’ESS au sein de la silver économie : ça a commencé avec les services à la personne mais ça ne cesse de s’élargir.

Pourquoi l’ESS est bien placée pour répondre au défi du bien-vieillir ?

La silver économie cible un public qui, potentiellement, peut être fragile. Et la fragilité peut aller jusqu’à la dépendance. Donc un public qu’il faut accompagner, respecter, rassurer. Du coup, les valeurs et la manière d’envisager les choses développées par l’ESS peuvent répondre particulièrement à toutes ces problématiques. La volonté d’être ancré socialement aide à penser le vieillissement de la population.

L’ESS est-elle source d’innovation dans la silver économie ?

On parle beaucoup de transition numérique, environnementale mais la transition démographique est également un vrai sujet qui va transformer la société. En 2050, un tiers des Français aura plus de 60 ans. Tout cela se prépare grâce à une vision économique très classique mais également grâce à une approche qui permet à toutes et tous, quel que soit leur revenu, de bénéficier d’une offre qui soit la plus développée possible. C’est donc bien qu’on ait des visions différentes qui arrivent à se parler. Dans tout ça, l’ESS va pourvoir une vision, des propositions, des méthodes, qui sont tout à fait novatrices.

L’ESS peut-elle jouer un rôle dans le développement des nouvelles technologies liées à l‘âge ?

Les technologies sont des outils qui sont là pour rendre des services. Des services de sécurité, de téléassistance, de télévigilance... Une fois qu’on a pensé ces outils-là, il faut réfléchir aux valeurs que vous proposez derrière l’utilisation. Dans l’ESS, il peut y avoir une vision particulière sur la manière d’innover, de créer ces outils. Il peut aussi y avoir une manière de proposer une utilisation propre à l’ESS.

Quel peut-être l’apport des startups à impact, ESS et autres, dans la question de l’habitat ?

Les entreprises à impact, dans ces missions là, peuvent avoir un autre objectif que la solvabilité. Elles peuvent avoir un apport spécifique, apporter un supplément de sens, dans ce que l’on va proposer. Ça peut être très intéressant car le paradigme des seniors, qui vont arriver dans le grand âge dans les 15 ans qui viennent, est lié à la liberté, la communauté… Toutes les valeurs qu’on connaît depuis la fin des années 60. Il faut se dire que les Rolling Stones sont entrés dans les Ehpad. Il y a aujourd’hui des jeunes et des structures à impact qui essaient de trouver des solutions qui correspondent à cette vision de l’existence.

 

Propos recueillis par Théo Nepipvoda

 

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