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Par Fédération nationale des Caisses d'Épargne (FNCE) - Publié le 19 janvier 2026 - 16:00 - Mise à jour le 19 janvier 2026 - 16:00
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120 terrains qui redessinent l’espace public

Financé par les Caisses d’Epargne, le dispositif 120 terrains de sport Caisse d’Epargne mise sur le sport en libre accès pour transformer durablement les usages urbains. Inspirés du design actif et pensés comme de véritables lieux de vie, ces terrains ont fait l’objet d’une étude d’impact menée par le Think tank Sport et Citoyenneté, qui en analyse les premiers effets sociaux.

patchwork d'images de terrain de sport Caisse d'Epargne
patchwork d'images de terrain de sport Caisse d'Epargne

On pourrait penser qu’il s’agit simplement de terrains de sport… mais dans l’esprit de leurs concepteurs, ils sont bien davantage que cela. Ces 120 terrains de sport, construits ou rénovés grâce au soutien des Caisses d’Epargne dans le cadre de leur programme Pacte Utile, repose sur un principe simple : financer, aux côtés des collectivités, des équipements sportifs en libre accès, capables de s’inscrire pleinement dans le quotidien des habitants.

« Le sport doit être un bien commun, accessible à tous et toutes, au cœur de la vie quotidienne des territoires », précise Pierre Macé, directeur général de la Fédération nationale des Caisses d’Epargne. « Une approche que nous fondons sur la proximité et l’utilité sociale ».

Les terrains, dédiés à la pratique du basketball 3×3 et au handball, s’inspirent des principes du design actif, une approche qui vise à encourager le mouvement par l’aménagement de l’espace public. Couleurs vives, lignes graphiques affirmées, intégration dans des lieux visibles et fréquentés : le visuel devient ici un levier à part entière. L’objectif est double : donner envie de pratiquer et renouveler l’identité de terrains longtemps perçus comme standardisés, voire délaissés.

Cette dimension esthétique et culturelle n’est pas accessoire. Elle participe à faire de ces équipements des lieux repérables, attractifs, parfois même emblématiques d’un quartier. « Rendre l’activité physique visible, accessible et spontanée », rappelle l’étude, en écho aux logiques contemporaines d’urbanisme actif. En d’autres termes, les terrains dépassent leur fonction première pour s’imposer comme des lieux de vie à part entière.

terrain de basket avec des jeunes

Mesurer ce que produisent ces nouveaux espaces

C’est précisément cet impact, social, territorial, symbolique, que Sport et Citoyenneté a cherché à documenter. En 2025, le Think tank a conduit une étude de l’impact social du dispositif, alors qu’environ 80 terrains étaient déjà opérationnels sur les 120 prévus.

L’ambition du travail est clairement posée : analyser les effets sociaux du dispositif, objectiver ses réussites et identifier ses marges de progression, dans un esprit d’exigence, d’indépendance et de transparence. Pour ce faire, Sport et Citoyenneté a croisé les retours de collectivités bénéficiaires avec ceux d’acteurs associatifs, institutionnels et du mouvement sportif, lors d’un focus group multi-acteurs.

L’étude ne prétend pas livrer un verdict définitif. Elle observe, interroge, met en perspective. Et surtout, elle restitue la manière dont ces terrains sont réellement vécus et appropriés.

Des terrains rapidement investis, devenus lieux de vie

Dans de nombreux territoires, la dynamique est immédiate. À Lucé, dans l’Eure-et-Loir, le terrain inauguré à l’été 2025 a été « pris d’assaut directement par les jeunes » et s’est imposé comme « un vrai lieu de passage du quotidien », fréquenté après l’école ou en famille. Le constat est partagé ailleurs : ces terrains attirent, rassemblent, créent du mouvement.

Leur implantation joue un rôle clé. Placés à proximité de parcs, de zones de passage ou entre plusieurs quartiers, ils contribuent à réactiver l’espace public et parfois à apaiser des tensions locales. « Le fait d’être au milieu des deux quartiers a calmé les tensions. Les jeunes des deux côtés viennent jouer ensemble », témoigne ainsi le représentant de la ville de Lucé.

Les terrains participent aussi à une occupation positive des lieux, renforçant le sentiment de sécurité. « Plus un espace est occupé, moins il est squatté », résume un élu du Havre. Autrement dit, le sport participe à une occupation apaisée et partagée de l’espace public.

Une attractivité réelle, mais encore inégalement partagée

Pour autant, l’étude ne masque pas les limites observées. Si ces terrains attirent largement, leurs usagers restent majoritairement jeunes et masculins. « Les terrains sont très fréquentés, mais les usagers sont surtout des garçons de 15 à 25 ans », note les représentants de la Ville de Paris.

Ce constat interroge directement l’ambition inclusive du dispositif. Car si l’accessibilité matérielle est globalement assurée (terrains ouverts, visibles, gratuits), l’inclusion effective demeure plus fragile. Femmes, jeunes filles et personnes en situation de handicap restent encore peu présentes, malgré des aménagements conformes aux normes.

L’étude le formule sans détour : le libre accès ne suffit pas. « La mixité ne se décrète pas : elle se construit par la médiation, la formation et l’expérimentation ». Autrement dit, le design et l’ouverture créent des conditions favorables à l’accueil, mais l’usage se façonne dans le temps.

terrain de basket avec des jeunes

Des pistes claires pour renforcer l’impact

C’est là que l’étude se veut résolument constructive. Elle souligne que les terrains du dispositif 120 terrains de Sport Caisse d’Epargne fonctionnent, et parfois très bien, mais que leur plein potentiel repose sur ce qui les entoure : l’animation et la gouvernance.

Les territoires qui ont associé des éducateurs, des associations locales ou des figures sportives constatent une diversification progressive des publics. De même, lorsque les habitants sont impliqués en amont, les terrains sont davantage respectés et investis dans la durée. Cette approche correspondait à une volonté affirmée des Caisses d’Epargne : favoriser l’acceptation et l’appropriation des terrains par les habitants, même si leur réussite repose, in fine, sur l’engagement des acteurs locaux.

Une dynamique appelée à s’amplifier

À mi-parcours, l’étude de Sport et Citoyenneté montre que le dispositif 120 terrains de Sport Caisse d’Epargne ne se limite pas à une politique d’équipement. En finançant des terrains pensés pour répondre aux usages locaux, les Caisses d’Epargne contribuent à redéfinir la place du sport dans l’espace public.

Reste désormais à consolider cette ambition par l’animation, la médiation et la gouvernance locale, pour que ces terrains deviennent pleinement ce qu’ils promettent d’être : des lieux de sport, de culture urbaine et de lien social, ouverts à toutes et tous.

« Ce rapport n’a pas vocation à clore un cycle, mais à ouvrir une trajectoire, celle d’une politique sportive locale plus participative, plus égalitaire et plus durable » conclut ainsi Julian Jappert, directeur général de Sport et Citoyenneté.

Le projet a été distingué par une médaille d’argent du label IMPACT SOCIAL DU SPORT, décernée par Sport et Citoyenneté. Lors des dernières Conférences Citoyennes du Sport à Paris, le 9 décembre, un trophée a également été remis pour célébrer cette réussite.

Pour découvrir l’ensemble des actions et résultats, consultez le rapport complet

Quelques chiffres

 Infographie avec des chiffres sur les terrains CE

 

 

 

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