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Par Fondation Somfy - Publié le 28 octobre 2026 - 17:17 - Mise à jour le 28 octobre 2026 - 17:19
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Nouveaux engagements : comment être vraiment utile aujourd’hui ?

Le 27 octobre, la Fondation SOMFY a réuni collaborateurs SOMFY, associations partenaires et experts à l’occasion de sa Journée d’Innovation Sociale 2026, organisée avec Les Entreprises Pour la Cité. Une journée pour interroger les nouvelles formes d’engagement, confronter les réalités et imaginer collectivement des façons d’agir plus adaptées aux besoins des associations comme aux envies de celles et ceux qui souhaitent s’engager.

Comment être vraiment utile aujourd’hui ? Derrière cette question volontairement simple se cachent de nombreux enjeux.

Nos façons de travailler évoluent, nos disponibilités aussi. Les envies de s’engager sont multiples, mais elles peuvent se heurter au manque de temps, à la difficulté d’identifier une mission adaptée ou tout simplement à la méconnaissance des besoins associatifs. Du côté des associations, accueillir et accompagner des bénévoles demande également du temps, de la coordination et des ressources.

C’est pour mettre ces réalités en dialogue que la Fondation SOMFY a organisé sa Journée d’Innovation Sociale 2026, autour de la thématique des nouveaux engagements.

Journée d'innovation sociale 2026

Prendre le temps de questionner nos manières de nous engager

La première partie de la journée a été consacrée à la prise de recul : qu’entend-on aujourd’hui par « engagement » ? Comment évolue-t-il ? Que vivent concrètement les associations ?

Après un quiz-discussion consacré à la notion même d’engagement, une table ronde intitulée « L’engagement en mouvement : ce qui change, ce qui se joue » a permis de croiser les regards d’acteurs de l’ESS et du bénévolat (Philippe Urvoa, Consultant spécialiste des questions Travail, emploi et engagement dans l'ESS, Marie-Pierre Guicherd, Trésorière de France Bénévolat Haute-Savoie, et Yvan Mathais, Responsable ACE National Emmaüs France). Des témoignages associatifs sont ensuite venus déconstruire plusieurs idées reçues (CHRS Saint-Martin, La Bois'Cyclerie, CDSA 74).

Ces échanges avaient notamment pour ambition de rappeler un principe essentiel : une envie de contribuer ne devient réellement utile que lorsqu’elle rencontre un besoin.

Car proposer des formes d’engagement plus souples ne signifie pas nécessairement que toutes les missions peuvent être réalisées en quelques heures. Certaines nécessitent de la continuité, de la formation ou la construction d’une relation de confiance. À l’inverse, une personne peut souhaiter donner du temps sans savoir si quelques heures seront réellement utiles.

L’enjeu consiste donc moins à multiplier les possibilités d’engagement qu’à rechercher le bon équilibre entre envies individuelles, contraintes et besoins réels des associations.

Table ronde l'engagement en mouvement : ce qui change, ce qui se joue

Cinq territoires pour imaginer les engagements de demain

L’après-midi, place à l’intelligence collective avec le Laboratoire des nouveaux engagements.

Collaborateurs et associations ont été invités à réfléchir ensemble autour de cinq grands territoires :

  • Le temps, d’abord : comment permettre de contribuer lorsque l’on dispose de peu de temps, tout en intégrant les contraintes d’accueil et d’accompagnement des associations ?
  • Les ressources : comment révéler les compétences, les expériences, les passions ou les réseaux que chacun peut apporter, au-delà de sa seule expertise professionnelle ?
  • Les modalités d’engagement : comment permettre de s’investir sans s’épuiser et rendre les contributions plus souples et accessibles, sans perdre la continuité dont certaines actions ont besoin ?
  • La rencontre : comment mieux connecter les envies de contribuer avec les besoins réels des associations, et faire en sorte qu’une première rencontre puisse ouvrir la voie à une coopération pertinente ?
  • Enfin, l’innovation : comment de nouvelles approches, notamment numériques ou participatives, peuvent-elles faciliter l’engagement sans ajouter de complexité ni faire disparaître sa dimension humaine ?

Comprendre, imaginer, enrichir… puis concrétiser

L’objectif de la journée n’était pas de trouver immédiatement une réponse parfaite à chacune de ces questions.

Le laboratoire a donc été pensé comme un cheminement collectif. Les participants ont d’abord identifié les problèmes à résoudre, puis imaginé plusieurs pistes. Les idées ont ensuite circulé entre les groupes pour être enrichies, modifiées ou complétées.

Un exercice de « double regard » invitait notamment à analyser chaque proposition à la fois du point de vue du bénévole et de celui de l’association : ai-je envie de participer ? Qu’est-ce qui pourrait me freiner ? Cette idée répond-elle à un besoin réel de l’association ? Qu’est-ce qui pourrait compliquer sa mise en œuvre ?

Une étape essentielle pour éviter d’imaginer des dispositifs séduisants sur le papier, mais déconnectés des réalités de celles et ceux qui devront les faire vivre.

Enfin, les groupes ont été invités à passer de l’idée à une première perspective d’expérimentation, en précisant le besoin auquel répondre, les personnes concernées, la proposition, sa valeur ajoutée et surtout un premier test concret permettant d’en éprouver la pertinence.

Faire de la rencontre un premier pas

Au terme de cette journée, des dizaines d’idées et de pistes ont émergé. Mais l’un des principaux enseignements se trouve peut-être ailleurs : dans les échanges entre personnes qui n’ont pas toujours l’occasion de confronter leurs réalités.

Pour prolonger cette dynamique, chacun était invité à compléter le « Mur des premiers pas » autour de différentes possibilités : découvrir une association ou une cause, recontacter une personne rencontrée pendant la journée, contribuer par du temps, une compétence ou une ressource, ou encore partager une initiative inspirante.

Mur des premiers pas

Cette dernière étape résume finalement l’esprit de la journée : l’innovation sociale ne se limite pas aux nouvelles idées. Elle se construit aussi dans notre capacité à écouter les besoins, à provoquer des rencontres et à transformer progressivement une intention en action.

Pour la Fondation SOMFY, la Journée d’Innovation Sociale ne constitue donc pas une fin en soi. Les réflexions et pistes identifiées vont désormais être capitalisées pour faire vivre cette dynamique au-delà du 27 octobre.

Parce que la vraie question, après avoir imaginé de nouvelles façons de s’engager, est peut-être désormais la suivante : quel sera notre premier pas ?

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