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Par Carenews INFO - Publié le 30 avril 2019 - 05:30 - Mise à jour le 2 mai 2019 - 05:49
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[SOCIAL TECH]  Ernesti : accompagner de nuit les personnes âgées dépendantes

Pour les personnes âgées en perte d’autonomie, il est souvent difficile de trouver des personnes pour assurer une présence la nuit : les proches ne sont pas forcément toujours disponibles et les services traditionnels de garde de nuit sont onéreux. Un constat qui favorise leur placement en maison de retraite. La plateforme Ernesti a trouvé une solution concrète au maintien à domicile des personnes âgées dépendantes : les mettre en lien avec des étudiants en médecine et paramédical.

[SOCIAL TECH]  Ernesti : accompagner de nuit les personnes âgées dépendantes

 

 

 

« Ma maman, médecin généraliste, a pu faire un constat auprès de de ses patients. Certains d’entre eux avaient le rôle d’aidant familial d’une personne âgée en perte d’autonomie et ne pouvaient plus rester à leur chevet la nuit. La seule solution était de recourir au placement en institution de la personne âgée car les services traditionnels de garde de nuit étaient trop onéreux, environ 200 euros la nuit », explique Quentin Zakoian, co-fondateur de Ernesti. En juin 2017, Quentin et Séverine, frère et soeur, décident de créer Ernesti, une plateforme de mise en relation entre personnes âgées dépendantes et étudiants en santé  pour favoriser le maintien à domicile.

 

Mettre en relation les aidants familiaux avec des étudiants en médecine et paramédecine

 

Que ce soit pour assurer une présence la nuit auprès de personnes âgées atteintes d’Alzheimer, en convalescence, isolées ou pour soulager les aidants familiaux, Ernesti permet la mise en relation des aidants familiaux avec des étudiants en médecine et paramédecine avec par exemple, des étudiants en ergothérapie, en orthophonie, en psychologie.

 

« L’idée c’est également que cette expérience soit bénéfique pour les étudiants qui seront amenés à travailler avec ce type de public. Ils peuvent ainsi allier théorique et pratique, suivre l’évolution d’une pathologie sur le long terme pour certains patients, apprendre en savoir-être et surtout créer du lien. On apprend énormément de nos grands-parents. Cette expérience assez unique et rémunérée pourra également être  valorisée sur le CV », ajoute-t-il. Pour une nuit standard de 20 heures à 8 heures, l’étudiant pourra toucher 50 euros de salaire net.

 

Un programme à la carte pour les familles

 

Via un calendrier des interventions, les familles peuvent ainsi choisir l’étudiant de leur choix et décider de la fréquence des interventions. Cela peut varier d’une à plusieurs soirées et/ou nuits par semaine, une nuit complète (20 heures – 8 heures) coûtant 83 euros à la famille (avant crédit d’impôt). Chez Ernesti, l'accompagnement par étudiant est limité à 2 nuits pour que cela soit conciliable avec les études sur le long-terme.

 

« Notre processus de sélection vise à ne sélectionner que les étudiants motivés avec notamment une importance accordée à la ponctualité. Après une demande de pièces justificatives, un entretien est réalisé par Séverine, psychologue clinicienne de la santé et co-fondatrice. Elle scrute les motivations et répond aux interrogations des étudiants », ajoute Quentin. Au final, 30 % des étudiants qui postulent sont retenus pour réaliser des accompagnements. Un chiffre qui s’explique par la sélection des plus motivés.

 

En février 2019, dix-huit entreprises dont Ernesti ont été retenues par le Réseau entreprendre Aquitaine pour bénéficier d'un accompagnement et d'un soutien financier. Ernesti prévoit d’employer 10 personnes d’ici 2021. Depuis le lancement, cette entreprise a réalisé plus plus de 700 accompagnements de nuit sur toute  la France et principalement dans les villes de Paris, Bordeaux et Toulouse.

En France, les personnes âgées dépendantes représentent 1,3 million de personnes selon la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES). Selon le Baromètre 2017 de la Fondation April et BVA, 11 millions d’aidants familiaux accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance, en raison de son âge, d’une maladie ou d’un handicap. Plus de 2 millions d’entre eux accompagnent un proche en perte d’autonomie pendant plus de 20 heures par semaine. Un accompagnement qui peut s’avérer difficile à concilier avec une vie professionnelle.

 

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