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Par Carenews PRO - Publié le 18 octobre 2019 - 06:27 - Mise à jour le 21 octobre 2019 - 06:56
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[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

La 14e édition du Forum national des associations et fondations (FNAF) était dédiée à la co-construction. Elle s’est appliquée à fournir des outils pratiques et des méthodologies concrètes aux professionnels de l’intérêt général. Gabriel Attal et Christophe Itier ont promis des engagements de l’État dès 2020 en faveur du secteur.

[ON Y ÉTAIT] FNAF 2019 : vers une co-construction territoriale et innovante

 

 

 

Pour sa 14e édition, le Forum national des associations et des fondations (FNAF) a de nouveau attiré plus de 5 000 personnes au Palais des Congrès, où 350 experts du secteur étaient rassemblés. La commissaire générale de l’événement, Sophie Rouxel, nous avait annoncé que compte tenu de la loi Pacte et de la réforme du mécénat, le sujet de la co-construction serait « particulièrement mis en avant ». Promesse tenue puisque le sujet a traversé toutes les conférences et les ateliers, du rôle économique de l’ESS à sa place dans l’innovation sociale. 

 

Une récupération des fonds dormants

 

C’est avec le nerf de la guerre que s’est ouvert la journée. Les freins au développement économique des associations étaient au cœur de la plénière d’ouverture, lors de laquelle Thierry Guillois, président de la Commission Juridique, Fiscale et Comptable du Haut Conseil à la vie associative (HCVA), ou encore Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif, ont déploré la fragilisation du modèle. D’où la nécessité d’une coalition, demandant des financements ainsi que des méthodologies adaptées. 

 

Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du Ministre de l'Éducation Nationale et de la Jeunesse, a voulu rassurer les différents acteurs du secteur sur l’engagement de l’État en confirmant des annonces faites à La Croix quelques jours auparavant. Le gouvernement soutiendra Giving Tuesday, la journée dédiée au don le 3 décembre, et a prévu de réhausser le seuil d’assujettissement à l’impôt pour les activités lucratives des associations (de 63 000 € à 72 000 €) en 2020. Gabriel Attal a également indiqué avoir confié une mission au laboratoire de recherche le Rameau pour favoriser les alliances dans les territoires. Et il a provoqué de vives réactions dans la salle, qui s’est exclamée « enfin », en annonçant que le projet de loi de finances pour 2020 contenait un article attribuant les comptes dormants des associations inactives aux associations actives.

 

Les outils de la co-construction

 

Clarifier l’impact visé, formaliser sa mesure d’impact… Deux conférences ont été consacrées à l’évaluation et à la mesure d’impact, exposant différentes méthodologies en vue d’optimiser les objectifs de la démarche. À savoir tisser des liens entre les bénévoles et les collaborateurs en clarifiant les méthodes, mais aussi avec les bénéficiaires en s’intéressant de près à leurs besoins, en plus de montrer aux financeurs les effets de leur soutien. « L’évaluation, c’est d’abord un outil de partage, qui va vous permettre de partager un certain nombre de bonnes pratiques avec votre écosystème », a insisté Jérémy Lachal, directeur général de Bibliothèques Sans Frontières. 

 

La mutualisation de bonnes pratiques et d’outils concrets s’est de fait exercée efficacement lors de ce FNAF. Des ateliers ont notamment permis d’appréhender la réforme du mécénat et celle du plan comptable mise en œuvre le 1er janvier 2020. 

 

Innovation sociale : le plan de bataille

 

Une conférence dédiée aux Objectifs de développement durable (ODD) a mis en évidence que si les acteurs·trices du secteur les connaissent, peu les appliquent — un constat chiffré par le cabinet PwC dans sa récente étude sur le sujet. « Il y a une responsabilité du monde des associations et des fondations à se saisir de l’agenda 2030 », a souligné Henry De Cazotte, vice-président de 4D. La solution ? Une co-construction territoriale, plurielle : « Il faut soutenir l’innovation et l’expérimentation locale. Il y a une place pour faire des choses différentes, moins chères, plus intégrées, sans avoir à appliquer des règles identiques partout. »

 

Parmi les dispositifs de développement de l’ESS, Christophe Itier, le haut-commissaire à l'économie sociale et solidaire et à l'innovation sociale, a mis en avant la plateforme ESS 2024. Et un objectif ambitieux : accompagner les acteurs du secteur pour réaliser les premiers Jeux Olympiques inclusifs et solidaires de l’histoire. La mission parlementaire devant rénover la philanthropie est également attendue au tournant ; le haut-commissaire veut en profiter pour « porter des propositions offensives »

 

Ce FNAF s‘est achevé avec une allocution du père du social business, Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006. Une façon de « finir sur une vision inspirante », selon Adrien De Crombrugghe, responsable des investissements dans les entreprises à impact social à la Banque des Territoires. Par ailleurs, des prix coups de cœur ont été décernés, et le premier prix du concours annuel du fonds de dotation Delsol Avocats (17 000 €) a été attribué à la Fondation Fourvière

 

 

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