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Par Carenews INFO - Publié le 25 mai 2020 - 16:43 - Mise à jour le 26 mai 2020 - 12:48
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7 pépites associatives en Bourgogne-Franche-Comté

Dans cette nouvelle série d’articles, Carenews vous emmène à la découverte d’associations émergentes dans les territoires. Aujourd’hui, on vous emmène en Bourgogne-Franche-Comté, où 75 % des salarié·e·s de l’ESS travaillent dans des associations !

Crédit photo : bluejayphoto.

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C’est en 2017 que United Schools a été créée à Dijon (Côte-d'Or) pour « promouvoir / faciliter le vivre-ensemble et le respect de la planète par des actions concrètes entre écoles du monde ». L’année suivante, l’association a lancé son « réseau social écocitoyen entre écoles du monde ». Gratuit et sécurisé, il permet aux élèves de 5 à 16 ans du monde entier d’échanger et de partager, en particulier leurs initiatives en faveur du vivre-ensemble et de la préservation de la planète. Une nouvelle façon de faire correspondre les classes, et de permettre aux élèves d’échanger leurs bonnes pratiques. « Un véritable laboratoire d’actions porté par la jeunesse », assure l’association.

D’après Clus'Ter Jura, c’est le gardien de la déchèterie d’Arinthod qui a eu l’idée début 2018 d’un lieu sur ce territoire, appelé la Petite Montagne, « pour collecter, valoriser et vendre des objets et matériaux de seconde main ». La collaboration de la communauté de communes, de l’association de valorisation du territoire Adapemont, du Syndicat Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères de la zone (SICTOM) et d’une vingtaine de bénévoles a permis d’ouvrir la recyclerie en décembre 2019. Six emplois, dont cinq en insertion, ont été créés. Pour Daniel Cantaloube, le président de l’Adapemont, « c’est (...) une première d’installer une recyclerie dans nos territoires ruraux ». « Si de nombreux lieux de ce type se sont créés dans le Jura depuis plusieurs années, ils se sont toujours implantés dans les villes », a-t-il détaillé à Actu.fr. L’objectif est désormais de développer les collectes en déchetteries et les interventions à domicile.

Du nom de la rivière coulant dans les deux départements du Doubs et du Jura, l’association la Furieuse a été créée début 2018 à Besançon (Doubs) pour gérer le café-restaurant Le Pixel. Se voulant « à la fois un espace de convivialité et de détente (café-restaurant) et à la fois un laboratoire de lien social et de culture populaire », ce dernier propose une nourriture saine, issue de l'agriculture biologique et/ou raisonnée, suivant une tarification solidaire. Le Pixel propose également de nombreuses activités culturelles, « à prix libre ou accessibles gratuitement », suivant les missions de La Furieuse — soit « la promotion de l’éducation populaire, de la culture, de la citoyenneté, de l’échange et du lien social ». Covid-19 oblige, le dernier événement de La Furieuse s’est tenu en ligne. Le 2 mai, elle organisait le mini-festival gratuit « Le 1er jour d’après » pour réfléchir à une vie post-pandémie respectueuse de l’humain et de l’environnement.

Mettre en place une filière jurassienne de revalorisation des bouteilles en verre, c’est la mission de l’association J’aime mes bouteilles. Le projet, initié par le Clus'Ter Jura, est ambitieux : il s’agit de récupérer les bouteilles en verre vides des consommateurs, de les laver puis de les revendre à des viticulteurs. Car selon l’association, « Recycler, c’est bien. Mais casser du verre qui n’a servi qu’une fois pour le faire refondre à 1500°C, cela représente une importante quantité d’énergie que l’on pourrait économiser ». La revalorisation, elle, a un impact écologique plus faible, et doit permettre aux producteurs d’acheter des bouteilles moins cher et de créer des emplois « locaux et non délocalisables ». Plus de 45 000 bouteilles ont été récupérées dans les différents points de collecte installés par l’association en décembre 2016, puis la collecte s’est arrêtée en 2019 après la phase de test. L’équipe travaille actuellement à lever les freins identifiés, notamment logistiques, et vise un démarrage de son activité à l’automne 2020. 

« Pour valoriser et permettre l'expression du mieux vivre-ensemble », Agathe et Thibault Mouginot, travaillant tous deux dans le développement social local à Autun (Saône-et-Loire), ont créé l’association La vie des autres en 2016. Dans le but « de valoriser les situations et les initiatives de vivre-ensemble positives », ils ont articulé les activités de l’association en trois temps. Après une année de préparation, ils ont réalisé en 2017 un tour du monde des initiatives positives. De ce voyage en Asie, en Amérique latine et en Afrique, ils ont ensuite tiré un film et un livre pour valoriser les activités qu’ils ont dispensées pour améliorer la vie en communauté (souvent autour du jeu) ainsi que les projets innovants qu’ils ont découverts auprès d’associations étrangères. Pour 2020, ils travaillent sur leur festival De bonheur De bonne humeur, qui doit se tenir à Autun les 12 et 13 septembre (et est pour l’heure maintenu). Gratuit et ouvert à tou·te·s, il est parrainé par Julien Peron, réalisateur des films C’est quoi le bonheur pour vous ? et L’école de la vie.

« À la sortie d’une projection ayant présenté le GFSFM, groupement forestier d’initiative citoyenne dont le but premier était la sauvegarde des feuillus du Morvan, quelques personnes se sont retrouvées pour questionner la pertinence d’une telle initiative adaptée au contexte jurassien. » En janvier dernier, une cinquantaine de citoyen·ne·s décident ainsi de créer, sous forme associative, Forêts alternatives du Jura. Avec pour premier objectif l’acquisition de 15 hectares de forêt près d'Arinthod en vue de « protéger ces forêts de l'exploitation industrielle et de gérer ces parcelles de façon plus durable », comme Florent Dalloz, l’un des membres de l’association, l’a expliqué à France 3. Pour ce faire, Forêts alternatives du Jura a lancé une campagne de financement participatif, et espère ensuite transformer l’essai. « Nous souhaitons retrouver des forêts vivantes, déjà pour la nature mais aussi pour la résilience face au changement climatique et enfin pour maintenir les savoir-faire ancestraux d'ébénisterie, de menuiserie ou encore de bûcheronnage », a ainsi détaillé Laure Subirana, l’une des bénévoles, à France Bleu.

« Au Creusot, une épicerie solidaire a remplacé le dispositif d'aide alimentaire en 2016. Copiloté par la ville et une association de bénévoles, ce modèle original a été conçu pour donner place à tous les acteurs : les bénévoles, le CCAS et les personnes démunies elles-mêmes », rapporte la Banque des Territoires. Gérée par l’association SolidR’coop et la ville, L'Hirondelle propose aux plus précaires de faire leurs courses alimentaires sur « un modèle plus responsabilisant et plus digne » que les habituels colis de l’aide alimentaire. Les bénéficiaires peuvent y gérer le budget qui leur est alloué et échanger avec les bénévoles. Le lieu est par ailleurs ouvert aux acheteurs solidaires, qui peuvent se procurer les produits proposés à des tarifs normaux. Comme le coprésident de L'Hirondelle Jean-Paul Brunel l’explique, « le but de l'épicerie n'est pas de recréer de l'exclusion ou de stigmatiser la clientèle. L'ouverture aux acheteurs solidaires offre une mixité sociale. »  

Mélissa Perraudeau 

 

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