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[ENTRETIEN] Fabienne Marqueste déléguée générale de la Fondation d’entreprise EY

[ENTRETIEN] Fabienne Marqueste déléguée générale de la Fondation d’entreprise EY
Femme de communication passionnée par ce qui donne du sens au travail Fabienne Marqueste est engagée dans la Fondation d’entreprise EY pour les métiers manuels depuis sa création. Elle travaille en grande proximité avec les salariés du groupe puisque les actions de la Fondation passent par une seule voix, celle du mécénat de compétences des collaborateurs d’EY.


Comment êtes-vous arrivée à la responsabilité que vous occupez au sein de la Fondation EY ?

Le démarrage de ma carrière professionnelle s’est réalisé à l’EM Lyon au service communication où j’étais en charge de la communication interne, des relations presse, et de l’évènementiel. Huit ans plus tard, je suis arrivée chez EY également à la communication pour m’occuper cette fois de la communication interne et externe. Je suis ainsi passée d’une grande école au format associatif à une grande entreprise de service, mais travaillant sur des sujets proches autour de la gestion d’entreprise au sens large. 

Passionnée par la marque, les valeurs portées par celle-ci et plus généralement ce qui donne du sens au travail j’avais une appétence pour la communication corporate autour des valeurs. En 2008 à la création de la Fondation il m’a été proposé d’y travailler sur les aspects communication, développement et création de réseau. J’en suis devenue déléguée générale au bout de dix-huit mois. Aujourd’hui,  nous sommes deux personnes à travailler à temps plein pour l’intérêt général, mais dans une très grande proximité avec l’entreprise puisque la fondation ne fonctionne qu’avec les compétences des collaborateurs. 

Qu’apporte la Fondation à la société civile ?

Il a fallu un grand travail en amont pour préciser l’objet de la Fondation très différent du coeur de métier de l’entreprise, mais pourtant très connecté à la vie de l’entreprise. Notre constat fut que la matière grise est ce que nous avons de mieux à offrir à la société civile. Nous avons décidé de passer par le mécénat de compétences mis au service de métiers manuels. La Fondation se veut seulement une passerelle entre les mondes manuels et intellectuels. Pour que chacun change sa représentation de l’autre puisqu’en France tout les oppose.

Nous accompagnons à des projets d’intérêt général et à forte utilité sociale comme le réseau de Garages solidaires, les ateliers de teintures naturelles Colore Ton monde, le réseau des artisans migrants Fabrique Nomade…

Le conseil d’administration se réunit tous les quatre mois et choisit les projets qui vont bénéficier des compétences de nos salariés (en gestion, en stratégie, en comptabilité, en droit… ). Il ne s’agit pas d’une aide financière. En 2016 plus de 150 collaborateurs  ont contribué aux services rendus par la Fondation et 500 depuis le début. Ils s’engagent dans la durée (sur deux ans) en équipes en fonction de leurs compétences ou par affinités et vont dans les ateliers du porteur de projet. 

Nous testons actuellement un nouveau format « Coup de pouce » permettant à un plus grand nombre de s’engager pour une durée courte et dans nos locaux.

Nous avons également initié le premier appel à projets interne même si des collaborateurs en apportaient déjà spontanément. Il semble que cela fonctionne puisqu’une dizaine de projets nous paraît déjà digne d’intérêt. 

Enfin nous sommes en période d’évaluation de la Fondation qui fêtera l’an prochain ses dix ans pour envisager la suite.

 

Quelle vision avez-vous de l’évolution du mécénat ?

Ce qui me motive c’est l’engagement. Building a better working world est la signature d’EY depuis 2013;

La Fondation est donc directement alignée sur la stratégie du groupe. D’autres possibilités d’engagement existent chez EY et il est important de les faire connaître, car beaucoup ne savent pas qu’ils peuvent faire profiter la société civile de leurs compétences. 

Il me semble pourtant que l’entreprise a un rôle à jouer dans la société civile. Dix ans après le démarrage de la fondation, tout a bougé, sans doute sous l’effet de la crise économique et du digital. Les entreprises sont plus décomplexées avec le mécénat et leur rôle citoyen qui est mieux connu et plus assumé.

Au-delà de la qualité de vie au travail, l’entreprise est au centre de la société. Parce que les lignes bougent , les entreprises doivent jouer leur rôle citoyen.

La responsabilité sociale des entreprises oblige le mécénat à entrer dans la RSE. Et l’engagement de l’entreprise va très au-delà du mécénat.

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