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Par Carenews INFO - Publié le 12 octobre 2020 - 08:00 - Mise à jour le 12 octobre 2020 - 08:00
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Avec son « livre en attente », ce libraire rouennais permet à tous d’accéder au plaisir de la lecture

Comme chaque lundi, Carenews vous présente une initiative inspirante pour bien commencer la semaine. Aujourd’hui, découvrez le « livre en attente » lancé par Mickaël Féron, qui tient la librairie d’occasion rouennaise Le Rêve de l'escalier. Un dispositif inspiré de la « baguette suspendue ».

Crédit photo : Alextype.

« Monsieur Rêve », c’est le surnom que les client·e·s de Mickaël Féron ont donné au libraire qui tient Le Rêve de l'escalier en centre-ville de Rouen. En 2013, le libraire engagé a décidé de permettre aux plus fragilisé·e·s d’accéder à la lecture.

Une déclinaison de la « baguette en attente »

« Cette idée, elle me vient d’un ami, a-t-il raconté à Télématin. Il m’a un jour indiqué qu’il existait quelque chose qui s’appelle la baguette en attente, et dit : “Toi tu es libraire, pourquoi est-ce que tu ne le ferais pas avec des livres ?” » 

Le principe du « livre en attente » mis en place par Mickaël Féron est simple : il s’agit de payer un livre d’avance en ajoutant deux euros ou plus à son règlement en caisse. Le don est anonyme, et les livres « en attente » sont signalés par des tickets accrochés à un fil tendu sur le mur de la librairie d’occasion.

Un concept qui a tout de suite plu

Pour « Monsieur Rêve », il est primordial que les bénéficiaires puissent repartir avec le livre de leur choix. « Si le livre coûte trois ou quatre euros, je complète pour que la personne puisse y accéder », précise-t-il.

Le concept a selon lui tout de suite fonctionné, aidant « du SDF à la maman qui finit ses fins de mois difficilement et a plusieurs enfants, ou l’étudiant qui n’a pas beaucoup de sous ». Le libraire n’hésite d’ailleurs pas à proposer lui-même à ses client·e·s d’en profiter. « Ce n'est pas toujours facile de demander. Donc par exemple, si je vois une mère de famille qui va dire à ses enfants de ne pas acheter trop de livres, je leur donne un des suspendus », a-t-il expliqué au HuffPost.

Le concept fonctionne depuis plusieurs années, et incite les client·e·s qui ont pu en bénéficier à donner à leur tour quand ils le peuvent. Pendant le confinement, Mickaël Féron a été « agréablement surpris » de constater le soutien de ses clients « très demandeurs de pouvoir aider le lieu », comme il l’a confié à Tendance Ouest. La dimension sociale de sa librairie ne fait aucun doute pour lui, qui constate combien ses client·e·s sont « en attente de petites structures où ils peuvent discuter et échanger ».

Mélissa Perraudeau 

Cet article a été réalisé dans le cadre de la « France des solutions », en partenariat avec l’association Reporters d’Espoirs. Ce lundi 12 octobre, à 21h, découvrez en direct sur Facebook une émission inédite sur les initiatives inspirantes au cœur des médias. 

La France des Solutions 2020

 

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