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Par Carenews INFO - Publié le 18 mai 2020 - 09:00 - Mise à jour le 18 mai 2020 - 09:00
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Covid-19 : Un festival de drive-in pour soutenir le cinéma français

Un collectif d’acteurs du monde de la culture s’est constitué en association pour organiser le premier festival de drive-in en France. L’objectif : « aider les salles et distributeurs en difficulté et garder le lien avec les spectateur·trice·s ».

Crédit photo : Birkus-Viktor.

Avec la pandémie de Covid-19, les cinémas ont dû fermer et ne savent pas encore quand et comment ils pourront rouvrir. Il s’agit d’un véritable « tsunami » pour le secteur, dont les conséquences économiques et artistiques seront forcément importantes, a expliqué Karim Ghiyati, directeur d'Occitanie Films, à France Bleu. « C’est pourquoi nous avons décidé de nous réunir pour créer un festival itinérant et solidaire, pour aider les salles et distributeurs en difficulté et garder le lien avec les spectateur·trice·s », annonce l’association Drive In Festival. 

Un tour de France du drive-in 

Fondée par l’ancien patron de la société de production et de distribution Bac Films, Mathieu Robinet, elle est constituée d’une trentaine de bénévoles du monde de la culture. Pour eux, un festival de drive-in était la solution toute trouvée : chacun·e peut retrouver le plaisir d’assister à une séance de cinéma sans sortir de sa voiture, et les bénéfices seront entièrement reversés aux salles et distributeurs en difficulté. 

Pour faire plaisir à tou·te·s les spectateurs·trices, de tous les âges, un film différent est diffusé chaque soir à 21h. Les places, disponibles sur le site du Drive In Festival, coûtent dix euros pour les adultes et cinq pour les enfants, des tarifs proches de ceux du cinéma. Les bénévoles les scannent à travers les vitres des véhicules, permettant d’éviter tous contacts — le son des films est diffusé directement sur les autoradios. 

Vers un système de place suspendues

Les personnes n’ayant pas de voitures peuvent également assister aux séances grâce à un partenariat avec des agences de location, sans surcoût pour les spectateurs·trices. « On veut aussi faire un système de “places suspendues”, qui permettra d’ici quelques semaines de financer la place de quelqu’un d’autre en passant par la plateforme HelloAsso », a de plus expliqué l’un des bénévoles, Martin Hamelin, à France 3

L’équipe travaille en parallèle à proposer des animations autour des séances de cinéma, parmi lesquelles un « Car-aoké » pour que les gens chantent dans leurs voitures sur des musiques de films ou des « blind tests » géants. À Bordeaux jusqu’au 24 mai, le Drive In Festival se rendra ensuite à Marseille et dans les Hauts-de-France. Les mairies et les habitant·e·s intéressé·e·s peuvent écrire aux bénévoles. « On va essayer de recenser les demandes sous la forme d’une plateforme de crowdfunding sur notre site dès le mois de juin », a précisé Martin Hamelin.

Seul bémol pour le festival, l’usage de la voiture. L’équipe indique en être consciente sur son site, et s’engage à « calculer l’empreinte carbone de [ses] événements, et à la compenser par un reversement à une association de défense de l’environnement. »

Mélissa Perraudeau 

Cet article a été réalisé dans le cadre de la « La France des Solutions – Tous mobilisés ! », en partenariat avec l’association Reporters d’Espoirs.

 « La France des Solutions – Tous mobilisés ! », en partenariat avec l’association Reporters d’Espoirs.

 

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