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Par Carenews PRO - Publié le 4 septembre 2020 - 11:29 - Mise à jour le 4 septembre 2020 - 11:31
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Plan de relance : plus d’un milliard d’euros « bénéficiera directement à l’économie sociale et solidaire »

Emploi des jeunes, associations de lutte contre la pauvreté, développement de l’inclusion numérique... À la suite de la présentation du plan France relance par Jean Castex ce jeudi, Olivia Grégoire, secrétaire d’État à l’économie sociale, solidaire et responsable, a détaillé les fonds qui bénéficieront directement à l’ESS.

Crédit photo : Hajakely.

Ce jeudi, le premier ministre Jean Castex a présenté son plan pour relancer l’économie, et détaillé les 100 milliards d’euros débloqués par le Gouvernement. Dans un communiqué, Olivia Grégoire, la secrétaire d’État à l’économie sociale, solidaire et responsable auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, a précisé la place de l’ESS dans ce plan de relance.

Priorité à l’emploi des jeunes

« Au  total, c’est plus d’un milliard d’euros (...) qui bénéficiera directement à l’économie sociale et solidaire », se félicite le secrétariat d’État. Et de préciser que 600 millions d’euros iront aux structures de l’ESS qui favorisent l’insertion professionnelle des jeunes, dont 200 millions d’euros pour les « Parcours Emploi Compétences » qui ont remplacé les contrats aidés.

«  Un  plan  de  soutien »,  de  100 millions d’euros, doit aider les associations de lutte contre la pauvreté à faire face aux conséquences de la crise économique liée à la pandémie de Covid-19, et 30 millions d’euros seront consacrés au développement de l’inclusion numérique au sein des tiers-lieux installés en milieu rural.

Un triplement de l’enveloppe de la Caisse des dépôts

Par ailleurs, 300 millions seront mobilisés pour le développement de l'ESS via la Caisse des dépôts entre 2020 et 2022, « soit un triplement de l’engagement initial consenti », et 230 millions via BPIFrance. Olivia Grégoire fait également valoir que d'autres dispositifs du plan France relance pourront bénéficier aux structures de l’économie sociale et solidaire, comme les fonds du Ségur de la Santé. 

« Il y a des bonnes intentions, mais ça manque de visibilité et de cohérence globale. Le compte n'y est pas, nous sommes un peu déçus », a réagi après ces annonces Sébastien Darrigrand, le délégué général de l'UDES, union des employeurs de l’économie sociale et solidaire, auprès de l’AFP. Il manque à son sens un « vrai plan de développement d'ensemble » du secteur ainsi qu'un « fonds d'investissement dédié »

Benjamin Blavier, cofondateur et coprésident de l’association de lutte pour l’égalité des chances Article 1, a lui épinglé un oubli de la jeunesse issue des milieux populaires.

« Il n’est pas possible de s’en remettre, comme le gouvernement le propose, à la seule bonne volonté des entreprises. De même pour les associations qui accompagnent ces jeunes et font sur le terrain un indispensable travail de médiation, oublié de ce plan de relance. Il nous appartient maintenant, avec les entreprises, les associations et l’Etat, de compléter ce plan de relance avec des actions positives vers les jeunes les plus défavorisés, durant leur parcours d’études et jusqu’au moment de leur insertion professionnelle, pour favoriser l’inclusion de tous. »

Mélissa Perraudeau 

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