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Par Carenews PRO - Publié le 11 février 2020 - 14:00 - Mise à jour le 12 février 2020 - 18:43
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Trois questions à Nathalie Royer, déléguée générale de la Fondation de la Vocation

La Fondation de la Vocation, créée par Marcel Bleustein-Blanchet, à l’origine du groupe Publicis, aide des jeunes à réaliser leur rêve professionnel. Nathalie Royer, sa déléguée générale, nous en détaille les missions.

Nathalie Royer en compagnie des anciens lauréats Richard Schmoucler (violoniste), Pascal Contet (accordéoniste) et Christophe Julien (compositeur). Crédit photo : Gabrielle Denisse.
  • Quel est le domaine d’action de la Fondation de la Vocation ?

Le fondateur, Marcel Bleustein-Blanchet, qui a aussi fondé le groupe de publicité Publicis, a fait le vœu après la guerre d’aider un jeune à réaliser sa vocation et à exercer le métier de son rêve. Cette volonté lui est venue car son propre père ne lui avait pas imposé de métier et lui avait permis de réaliser ses ambitions professionnelles. Marcel Bleustein-Blanchet a souhaité faire de même et a alors rassemblé un certain nombre de ses amis pour créer la fondation en 1959. Et dès la première année, elle a remis 17 prix à 17 jeunes. 

Depuis, la Fondation de la Vocation accorde 20 prix de 10 000 euros à des jeunes de 18 à 30 ans. Il s’agit de les aider financièrement à réaliser un projet leur permettant par la suite d’exercer le métier de leur choix. Les candidats sont des Français, qui vivent sur le territoire ou à l’étranger, ou de jeunes étrangers qui souhaitent réaliser un projet en France. Ils nous soumettent leur idée, mais ils doivent être en mesure de nous présenter une première réalisation. Les projets peuvent être de toute nature, sauf trois exceptions. Nous ne soutenons pas ceux qui s’inscrivent dans la politique, le religieux ou la création d’entreprise. En tant que fondation reconnue d’utilité publique, nous n’avons en effet pas le droit d’entrer dans le capital de création d’une entreprise.

Nous dispensons également chaque année quelques prix de l’Espérance. Ils sont réservés à des jeunes gens dont les projets professionnels sont moins avancés et qui ont besoin d’une aide financière pour progresser et entrer dans le vif du sujet. Les prix de l’Espérance sont toutefois moins dotés puisqu’ils s’élèvent à 5 000 euros.

  • Quel est le mode de fonctionnement de la Fondation ? 

Les candidats s’inscrivent chaque année sur notre site entre le 1er janvier et le 31 mai. Une procédure de sélection par plusieurs comités est ensuite lancée. La sélection finale est soumise au Grand Jury en octobre, ce dernier choisissant alors 20 lauréats. Mais l’attribution du prix n’est que l’une de nos actions. Nous accompagnons en effet les jeunes lauréats tout au long de leur carrière. Nous répondons à leurs demandes en fonction de leur besoin dès qu’ils nous contactent. Leur demande de soutien peut être financière, mais, le plus souvent, il s’agit d’une demande de mise en relation. Nous nous adaptons réellement aux besoins des lauréats et aux difficultés qu’ils rencontrent. Et tant que la fondation existera, nous continuerons de les soutenir. La Fondation de la Vocation suit ainsi un peu plus de 1 600 candidats depuis sa création en 1959.

  • Quels sont ses liens avec le groupe Publicis ? 

La fondation est totalement indépendante du groupe Publicis. Marcel Bleustein-Blanchet a souhaité que la Fondation de la Vocation ne soit pas une fondation d’entreprise. Il voulait une fondation familiale. Elle est d’ailleurs présidée aujourd’hui par Elisabeth Badinter, qui est sa fille. En revanche, Publicis fait bien sûr partie de nos donateurs historiques. Nous nous finançons grâce à des fonds privés, qui sont soit accordés par des particuliers, soit issus de dotations d’entreprises ou d’autres fondations. Nous disposons également d’un troisième mode de financement, qui repose sur les legs. 

Propos recueillis par Audrey Parvais 

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