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Par Carenews INFO - Publié le 9 novembre 2021 - 11:00 - Mise à jour le 9 novembre 2021 - 18:48 - Ecrit par : Christina Diego
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COP 26 : la génération Greta dénonce les « bla bla bla »

La COP 26 bat son plein depuis le 1er novembre à Glasgow. « Pas suffisant », « des trajets en jets privés »… Les critiques fusent depuis une semaine. En réponse aux annonces des dirigeants de la planète, la jeunesse ne cesse de dénoncer les discours creux face à l'urgence climatique. Florilèges de prises de paroles que la rédaction a repéré.

Helena Gualinga porte la parole des peuples d'Amazonie à la COP 26. Crédit : copie écran Twitter
Helena Gualinga porte la parole des peuples d'Amazonie à la COP 26. Crédit : copie écran Twitter

 

Surnommée la génération Greta, en référence à la suédoise Greta Thunberg figure de proue de la mobilisation pour le climat depuis 2018, la jeunesse du monde entier est descendue dans la rue ce vendredi 5 novembre, premier vendredi des Fridays For Future (FFF) de la COP 26, pour interpeler les pays, présents et absents, d'inaction face au dérèglement climatique. 

 

Qui sont les figures de la jeunesse de la COP 26 ?

Nous avons repéré des discours engagés de sept jeunes filles (oui beaucoup de filles !) du monde entier qui se sont distinguées par leur prise de parole et leur participation aux différentes manifestations de cette première semaine. 

 

  • Valentine Montazel, coordinatrice COP 26 pour la Fresque du climat est présente à Glasgow et partage avec nous l’ambiance dans laquelle elle s’est retrouvée lors de la marche de vendredi et les manifestations du week-end. « L’ambiance de vendredi était très festive ! Il y avait beaucoup de jeunes et les messages adressés à la COP se résumaient à un “On n’est pas dupes” ! Le samedi, la marche était plus politique, axée sur la justice climatique. Un moment unique où toute la société était représentée, familles, artistes et associations », nous décrit-elle. La jeune femme sentait qu’il se passait quelque chose de fort en même temps que les leaders étaient en train de discuter de l'avenir en zone bleue.  Pour elle, après avoir passé une première semaine entre espoir et morosité, cette marche était « une expérience régénératrice ».

 

Valentine la Fresque pour le cliamt à la COP 26

 

 

  • Elizabeth Wathuti est une jeune militante kényane qui s’est démarquée lors d’une prise de parole émouvante dès les premiers jours de la COP face aux dirigeants. « Nos rivières s’assèchent. Les récoltes se perdent. Les animaux meurent et des gens meurent. » Un écho puissant au dérèglement climatique observé au Kénya, pays du continent africain où près de deux millions d'habitants sont victimes des conséquences du climat, notamment en 2020, une année complète sans saisons des pluies.  

 

Elizabeth Wathuti sur son compte Twitter

 

 

  • Greta Thunberg a partagé sur son Twitter ses différents constats et indignations devant une COP jugée « très décevante ». Elle a tweeté « Ce n'est pas un secret que la COP 26 est un échec », à peine arrivée. « Ce n'est plus une conférence climat. C'est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business as usual et du bla bla », a-t-elle lâché juste avant la marche du vendredi.

 

Greta Thunberg alerte sur son compte Twitter

 

 

  • Helena Gualing, d’origine équatorienne et militante pour les droits des peuples d'Amazonie et de la protection de l'environnement, a fièrement tweeté  : « La Amazonía liderando la Marcha Juvenil en Glasgow ! », comprenez « L’Amazonie mène la Marche de la jeunesse à Glasgow ! ». Et d’interpeller les médias internationaux sur leur manque d’intérêt pour la prise de parole des jeunes défenseures indigènes qui sont montées sur scène pour alerter sur la situation catastrophique de leur région. 

 

Helena Gualing a pris la parole au nom des indigènes d'Amazonie sur Twitter

 

 

Barack Obama s’est rendu à la COP ce lundi 8 novembre et a adressé un message de soutien au mouvement de contestation des jeunes se félicitant qu’il « y ait plein de Greta à travers le monde ».

Et d’ajouter :

Vous devez rester en colère, rester frustrés, mais vous devez canaliser cette colère et cette frustration et pousser de plus en plus fort pour obtenir toujours plus, parce que c'est ce qui est nécessaire », a-t-il déclaré devant un public conquis.

 

7 jeunes “consultant.e.s” climat à L’ONU

Originaires de tous les continents, sept jeunes militant.e.s sont devenus membres du « groupe consultatif de la jeunesse sur les changements climatiques » au sein de l’organisation internationale ONU, depuis juillet dernier. 

Leurs objectifs est de veiller à ce que l’opinion des jeunes soit prise en compte dans les décisions de haut niveau sur les changements climatiques. Peu connu.e.s, ces figures ont déjà un CV engagé qui impressionne. 

  • Nathan Méténier est français, fondateur et coordinateur de Génération Climat Europe et porte-parole de Jeunesse et Environnement Europe. Le jeune homme de 21 ans mène des études à la London School of Economics, un travail à mi-temps et un engagement dans trois associations environnementales. Il s’est adressé au président de la République dans un tweet : « Et nous n’oublions pas votre promesse faite hier durant la COP26 pendant notre rencontre : la création d’un conseil des jeunes pour le climat dirigé et organisé par les mouvements des jeunes pour le climat français. » 
  • Nisreen Elsaim, Soudanaise, est militante climatique et négociatrice junior au sein d’instances intergouvernementales sur les changements climatiques. Elle a acquis une solide expérience sur de nombreux sujets environnementaux. Elle fait notamment partie du mouvement social qui a conduit à un changement démocratique au Soudan.
  • Ernest Gibson, originaire des îles Fidji, est le coordinateur de 350 Fidji, un réseau régional consacré aux changements climatiques dirigé par des jeunes.
  • Vladislav Kaim est originaire de Moldavie et est (déjà) un jeune économiste qui s’emploie à garantir des emplois verts et décents aux jeunes. Il jouit d’une réelle expertise en matière de commerce international et de migration.
  • Sophia Kianni,  jeune américaine, a participé à l’organisation de grèves nationales et est la fondatrice de Climate Cardinals, une association internationale à but non lucratif qui traduit les informations liées au climat dans plus de 100 langues.
  • Paloma Costa, Brésilienne, est une avocate et défenseuse des droits humains qui a assuré la coordination des délégations de jeunes à l’occasion d’un certain nombre de conférences sur le climat.
  • Archana Soreng (Inde) possède une certaine expérience dans les domaines du plaidoyer et de la recherche. Elle s’emploie à recenser, préserver et mettre en valeur les savoirs traditionnels et les pratiques culturelles des communautés autochtones.

 

 

Christina Diego 

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