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Par Carenews INFO - Publié le 31 août 2026 - 16:26 - Mise à jour le 31 août 2026 - 16:42 - Ecrit par : Célia Szymczak
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Dividende sociétal : 100 entreprises appelées à partager leurs bénéfices pour l’intérêt général

Le Mouvement Impact France a lancé le 28 août à Paris une coalition pour que 100 entreprises déploient en 2027 un « dividende sociétal et territorial ». L’idée est de verser 5 à 15 % de leurs bénéfices à des actions écologiques et de solidarité.

Pascal Demurger, co-président du Mouvement Impact France et directeur général de la Maif, avec le président du Crédit mutuel alliance fédérale Daniel Baal et la directrice générale d'Impact France, Caroline Neyron, lors du lancement de la coalition. Crédits : Mary-Lou Mauricio.
Pascal Demurger, co-président du Mouvement Impact France et directeur général de la Maif, avec le président du Crédit mutuel alliance fédérale Daniel Baal et la directrice générale d'Impact France, Caroline Neyron, lors du lancement de la coalition. Crédits : Mary-Lou Mauricio.

 

Chaque année, le Crédit mutuel alliance fédérale consacre 15 % de ses bénéfices à des actions sociales et environnementales. Ces sommes financent des projets d’entreprises « à impact » positif, mais aussi, dans une moindre mesure, des associations et des offres « à tarification inclusive et solidaire ». Ce « dividende sociétal » représente au total « plus de 600 millions d’euros cette année », précise Daniel Baal, le président de l’entreprise. 

De son côté, la Maif attribue chaque année 10 % de son résultat net à des « initiatives d’intérêt général » visant à préserver la biodiversité et à des actions de solidarité vis-à-vis des sociétaires de l’entreprise les plus exposés aux effets du changement climatique. Ce « dividende écologique » s’élève à 18,3 millions d’euros au total.  

« Je pense que le temps est venu de généraliser cette idée », a déclaré Pascal Demurger, directeur général de la Maif. Le Mouvement Impact France, qu’il co-préside et qui réunit 30 000 entreprises se définissant comme « engagées », a lancé une coalition en ce sens, à Paris, le 28 août, lors de son événement de rentrée, les Universités d’été de l’économie de demain. L’objectif est de convaincre 100 entreprises, sur tout le territoire, de créer leur propre dividende d’ici à l’année prochaine.   

 

Une coalition pour accompagner les entreprises 

 

« Nous avons été maintes fois interpellés  par des entreprises » souhaitant mettre en œuvre un tel dispositif et s’interrogeant sur les modalités pratiques, explique le même jour Caroline Neyron, la directrice générale d’Impact France. Certains grands groupes ont selon elle manifesté leur intérêt.  

« Nous avons lancé depuis quelques semaines une coalition d’acteurs qui se sont spécialisés sur le sujet et qui vont pouvoir expliquer aux entreprises comment faire », poursuit Caroline Neyron. Parmi ses membres : le Centre français des fonds et des fondations (CFF), l’Admical, association promouvant le mécénat d’entreprise, ou encore le réseau Les entreprises s’engagent. À terme, l’idée est de susciter un « réflexe dividende sociétal pour toutes les entreprises », espère la directrice d’Impact France. 

Dans ce but, Daniel Baal et Pascal Demurger appellent les pouvoirs publics à mettre en place des dispositifs d’incitation. Le Mouvement Impact France, dont Daniel Baal est administrateur, demande depuis plusieurs années une modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction de la répartition des bénéfices.  

 


Lire également : Pour 2027, les patrons « engagés » d’Impact France demandent un autre modèle économique, social et environnemental 


Une stratégie globale  

 

« Une entreprise ne peut pas aller bien dans un monde qui va mal, considère Daniel Baal. Il faut contribuer à autre chose que simplement rémunérer le capital et le travail ». Mais outre les effets sur la société et l’environnement, un dividende de ce type a un intérêt pour les résultats de l’entreprise : il renforce la « fierté » et « donne du sens » à l’activité des salariés, tout en constituant « un élément de motivation et d’engagement supérieurs », estime Pascal Demurger. « Cela permet d’attirer énormément de talents » et « nourrit aussi la marque commerciale », ajoute-t-il. 

Cependant, le dividende sociétal « ne doit pas être exclusif d’autres actions », prévient le directeur général de la Maif. « Il ne faut pas seulement avoir une action extérieure, mais il faut aussi travailler sur sa chaîne de valeur », soutient-il.  

 

Célia Szymczak 

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