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Par Carenews INFO - Publié le 15 avril 2026 - 16:43 - Mise à jour le 15 avril 2026 - 16:49 - Ecrit par : Célia Szymczak
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Impact France veut devenir l’organisation patronale représentant les entreprises engagées

Impact France a renouvelé sa gouvernance pour les trois ans à venir. Pascal Demurger et Julia Faure, co-présidents depuis 2023, ont été réélus. Le mouvement veut réunir 100 000 entreprises ayant une « stratégie d’impact social et/ou écologique positif » et devenir une organisation patronale « pleinement reconnue » à l’horizon 2029.

Pascal Demurger et Julia Faure, les co-présidents réélus du mouvement Impact France, le 14 avril. Crédit : Edouard Monfrais-Albertini.
Pascal Demurger et Julia Faure, les co-présidents réélus du mouvement Impact France, le 14 avril. Crédit : Edouard Monfrais-Albertini.

 

« Une voix qui apporte une vision patronale différente : celle d’un monde où la performance des entreprises est au service de l’intérêt général ». C’est ainsi que Julia Faure, la fondatrice de la marque de mode durable Loom, définit le positionnement du mouvement Impact France. Elle en est co-présidente avec Pascal Demurger, le directeur général de la Maif, depuis trois ans. Le binôme a été réélu le 14 avril.  

En tout, 30 000 entreprises composent le mouvement à ce jour. Pascal Demurger et Julia Faure ont annoncé qu’ils souhaitaient en rassembler 100 000 d’ici à la fin de leur mandat pour « couvrir 3 millions de salariés », contre 1 million actuellement. Ils veulent devenir à l’horizon 2029 « une organisation patronale interprofessionnelle représentative, pleinement reconnue dans le dialogue social, incontournable et influente dans le débat économique et social français et européen », peut-on lire dans le texte d’orientation associé à leur candidature.  

 


Lire également : Engagement des entreprises : Impact France croit à une prise de conscience en cours 


 

Des entreprises de l’ESS, start-ups à impact et grands groupes 

 

Impact France veut rassembler les « entreprises à impact social et écologique », dont le cœur d’activité est de « résoudre une problématique sociale et/ou écologique », par exemple en facilitant le recyclage ou l’insertion professionnelle de personnes éloignées de l’emploi. Selon la conception du mouvement, les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) – caractérisées par un partage du pouvoir plus démocratique et une lucrativité encadrée – appartiennent à cette première catégorie. Les entreprises « en transition », cherchant à « aligner la rentabilité de [leur] business model avec une stratégie d’impact social et/ou écologique positif », peuvent également faire partie du collectif. Pour cela, elles doivent obtenir un score supérieur à 50/100 à un « impact score » qu’il a élaboré.  

Le conseil d’administration se compose donc de représentants d’entreprises de l’ESS, dont la coopérative  proposant notamment des titres restaurant Upcoop, la mutuelle de santé Harmonie mutuelle, la banque coopérative Crédit mutuel, la boutique en ligne solidaire Label Emmaüs ou encore le groupe d’insertion Ares. Des dirigeants d’entreprises « à impact » ne relevant pas de l’ESS, comme l’application de location d’objet Poppins, font également partie de l’organe de décision. D’autres membres du CA représentent des grandes entreprises plus classiques, dont celle du CAC 40 Veolia, mais aussi L’Occitane en Provence ou le groupe agro-alimentaire Bel.  

 

Aller à l’encontre d’une « logique de précarisation » 

 

« Nous pensons que le seul développement économique pérenne est celui qui intègre les défis sociaux, sociétaux et environnementaux », précisent Pascal Demurger et Julia Faure dans leur texte d’orientation. Ils promeuvent ainsi une « fiscalité des entreprises valorisant leurs engagements », mais aussi « des mécanismes de défense du made in Europe et du made in France » ou une « préférence européenne et locale dans les marchés publics et privés » pour favoriser une « concurrence équitable ».  

« Le sursaut économique que nous appelons de nos vœux ne pourra reposer sur une logique de précarisation accrue des actifs à l'œuvre depuis plusieurs décennies », ajoutent-ils. Ils appellent à « mieux répartir la création de valeur, mieux associer dans la gouvernance », mais aussi à « rééquilibrer le financement de notre modèle social entre le travail et la rente ».  

 

Un « patronat progressiste » 

 

« Ce second mandat nous honore, nous le consacrerons à rééquilibrer des règles du jeu qui sont trop souvent favorables aux entreprises ayant des pratiques délétères », a annoncé Julia Faure, à la suite de sa réélection. 

« Dans un contexte qui s’est nettement durci, marqué par des tensions accrues et des incertitudes croissantes, cette voix est plus que jamais nécessaire. Cette confiance nous oblige à poursuivre et amplifier cette dynamique pour faire entendre un patronat progressiste, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux », a ajouté Pascal Demurger. 

 

Célia Szymczak 

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