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Par Carenews INFO - Publié le 25 septembre 2026 - 13:14 - Mise à jour le 25 septembre 2026 - 13:20
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La qualité de vie au travail s’est dégradée pour près de la moitié des salariés de l’ESS

Harmonie mutuelle a publié en juin dernier des résultats sur la qualité de vie au travail dans l’économie sociale et solidaire.

Les auteurs du baromètre se sont spécifiquement penchés sur le sens au travail. Crédit : iStock.
Les auteurs du baromètre se sont spécifiquement penchés sur le sens au travail. Crédit : iStock.

 

Comment l’économie sociale et solidaire s’en sort-elle en matière de conditions de travail ? Harmonie mutuelle a publié, courant juin, la 5ᵉ édition de son baromètre « Qualité de vie au travail dans l’ESS », qui donne des réponses sur le sujet. Il a été réalisé entre mars et avril auprès de 1 720 salariés et 145 dirigeants du secteur.  

Les salariés attribuent à leur qualité de vie au travail la note globale de 6,1/10 et les dirigeants 6,7/10, des chiffres assez proches de ceux de la dernière édition, en 2022, respectivement 6,2 /10 et 7/10. Cependant, près de la moitié des salariés (47 %) et des dirigeants (44 %) déclarent que la qualité de vie au travail dans leur poste actuel s’est dégradée ces dernières années, contre 19 % des salariés et 22 % des dirigeants qui estiment qu’elle s’est améliorée.  

Interrogée sur les facteurs de dégradation, environ une personne sur trois cite les  changements d’organisation (37 %), l’évolution des moyens humains et financiers (36 %) et l’ambiance de travail au sein de l’équipe (32 %). Concernant les leviers d’amélioration, près de la moitié du panel cite l’ambiance de travail au sein de l’équipe (44 %). Près de quatre répondants sur dix mentionnent l’évolution des missions et l’intérêt du travail (37 %) et près de trois sur dix la disponibilité du responsable (27 %).  

 


Lire également : Dégradation de la santé mentale des salariés : les entreprises qui agissent ont « tout à y gagner » 


 

Un focus sur le sens au travail 

 

Les résultats diffèrent selon la branche professionnelle. Dans la mutualité ou les ateliers et chantiers d’insertion, par exemple, les notes moyennes s’élèvent à 6,6 et 6,5/10. En revanche, dans les établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif ; dans les établissements et services pour personnes inadaptées ou handicapées ou dans les missions locales et permanences d’accueil, d’information et d’orientation, les notes moyennes restent limitées à 5,6 ou 5,7/10.  

Les auteurs du baromètre se sont également penchés sur la question du sens du travail. Pour les salariés non-cadres, ceux occupant des fonctions d’accompagnement du public et les services techniques, il est « plus dégradé » dans toutes ses dimensions, c’est-à-dire le sentiment d’utilité sociale, la capacité à bien faire son travail ou à faire ce qui semble juste et les capacités de développement personnel. 

 

Célia Szymczak 

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