La qualité de vie au travail s’est dégradée pour près de la moitié des salariés de l’ESS
Harmonie mutuelle a publié en juin dernier des résultats sur la qualité de vie au travail dans l’économie sociale et solidaire.
Comment l’économie sociale et solidaire s’en sort-elle en matière de conditions de travail ? Harmonie mutuelle a publié, courant juin, la 5ᵉ édition de son baromètre « Qualité de vie au travail dans l’ESS », qui donne des réponses sur le sujet. Il a été réalisé entre mars et avril auprès de 1 720 salariés et 145 dirigeants du secteur.
Les salariés attribuent à leur qualité de vie au travail la note globale de 6,1/10 et les dirigeants 6,7/10, des chiffres assez proches de ceux de la dernière édition, en 2022, respectivement 6,2 /10 et 7/10. Cependant, près de la moitié des salariés (47 %) et des dirigeants (44 %) déclarent que la qualité de vie au travail dans leur poste actuel s’est dégradée ces dernières années, contre 19 % des salariés et 22 % des dirigeants qui estiment qu’elle s’est améliorée.
Interrogée sur les facteurs de dégradation, environ une personne sur trois cite les changements d’organisation (37 %), l’évolution des moyens humains et financiers (36 %) et l’ambiance de travail au sein de l’équipe (32 %). Concernant les leviers d’amélioration, près de la moitié du panel cite l’ambiance de travail au sein de l’équipe (44 %). Près de quatre répondants sur dix mentionnent l’évolution des missions et l’intérêt du travail (37 %) et près de trois sur dix la disponibilité du responsable (27 %).
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Un focus sur le sens au travail
Les résultats diffèrent selon la branche professionnelle. Dans la mutualité ou les ateliers et chantiers d’insertion, par exemple, les notes moyennes s’élèvent à 6,6 et 6,5/10. En revanche, dans les établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif ; dans les établissements et services pour personnes inadaptées ou handicapées ou dans les missions locales et permanences d’accueil, d’information et d’orientation, les notes moyennes restent limitées à 5,6 ou 5,7/10.
Les auteurs du baromètre se sont également penchés sur la question du sens du travail. Pour les salariés non-cadres, ceux occupant des fonctions d’accompagnement du public et les services techniques, il est « plus dégradé » dans toutes ses dimensions, c’est-à-dire le sentiment d’utilité sociale, la capacité à bien faire son travail ou à faire ce qui semble juste et les capacités de développement personnel.
Célia Szymczak 