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Par Carenews INFO - Publié le 3 mai 2024 - 10:00 - Mise à jour le 6 mai 2024 - 10:48
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Rapprochement mutualiste, Secours catholique, écologie chez les jeunes… Les brèves ESS de la semaine

Malakoff Humanis et La France Mutualiste actent leur rapprochement, le Secours catholique dresse l’état de la mobilité en zone rurale, un sondage sur l’écologie chez les jeunes, une association marseillaise refuse de porter la flamme olympique… Découvrez l'actualité ESS de la semaine.

Les brèves ESS de la semaine. Crédit : Carenews.
Les brèves ESS de la semaine. Crédit : Carenews.

 

  • La France Mutualiste et Malakoff Humanis entérinent leur union 

 

Les assemblées générales de la France Mutualiste et de Malakoff Humanis ont approuvé, le 25 avril 2024, leur rapprochement. Faisant suite à un protocole d'accord signé le 5 avril 2024, cette union se matérialise par l’affiliation de la France Mutualiste à la Sgam (société de groupe d’assurance mutuelle) Malakoff Humanis, sous réserve de l’autorisation de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). 

Ensemble, La France Mutualiste et Malakoff Humanis réunissent un encours de 22 milliards d'euros en épargne et une équipe de 1000 professionnels. Leur rapprochement vise à créer une « alternative éthique sur le marché de l’épargne avec notamment des frais réduits et des produits marqués d’une forte empreinte en matière de finance responsable », peut-on lire dans le communiqué de la France Mutualiste.

Pour Malakoff Humanis, ce développement sur le marché de l’épargne constitue un axe de diversification qui s’inscrit dans le prolongement de ses activités de protection sociale.  Pour la France Mutualiste, ce rapprochement a vocation à diversifier et rajeunir son portefeuille d’adhérents, dans l’objectif de pérenniser son développement. « Rejoindre un groupe tel que Malakoff Humanis représente une véritable opportunité pour la France Mutualiste : nous consolidons notre modèle mutualiste et accélérons notre croissance tout en gardant notre autonomie », déclare Isabelle Le Bot, directrice générale de la France Mutualiste. In fine, cette dernière vise un doublement de son chiffre d’affaires d'ici à 2030. 

Plus largement l’union vise à capitaliser sur la complémentarité des offres et des canaux de distribution des deux entités pour renforcer leur taille et leur compétitivité. 

 

  • Jeunes générations écologiques et Ma petite planète sondent les jeunes sur l’écologie 

 

Les associations Jeunes générations écologiques et Ma petite planète ont mené ensemble une enquête nationale afin d’explorer l'engagement des jeunes pour la planète et le rôle des éco-délégués. Cette étude, réalisée auprès de plus 1 700 élèves de moins de 18 ans, révèle que 93 % d’entre eux se disent sensibles à l'écologie. Parmi les sujets qui les préoccupent le plus on retrouve en tête le dérèglement climatique (67 %), suivi de près par la pollution de l'air et de l'eau (58 %), la gestion des déchets (52 %), l'impact sur la biodiversité (49 %), et les énergies renouvelables (42 %). De plus, 86 % des élèves considèrent comme important, voire très important, de promouvoir l'écologie au sein de leur établissement scolaire.

Pourtant, malgré l'instauration par le gouvernement d'éco-délégués en 2020, la confusion persiste concernant leur rôle exact. Alors que 80 % des jeunes estiment que ce rôle est utile au sein de leur établissement, près de 70 % d’entre eux jugent que leurs éco-délégués n'agissent pas suffisamment. Parmi les actions qu'ils aimeraient voir mises en place par les éco-délégués, le ramassage mensuel de déchets figure en tête (21,37 %), suivi par la création d'un potager au fond de la cour (17,35 %) et l'installation de poubelles de tri à la cantine (14,4 %).

En réponse, Jeunes générations écologiques et Ma petite planète ont initié des programmes d'accompagnement pour les éco-délégués, visant à renforcer leur capacité à mener des actions concrètes pour l'environnement. 

 

  • Mobilité dans les territoires ruraux : un rapport du Secours catholique pointe les lacunes

 

Publié le 25 avril 2024, un rapport intitulé « Territoires ruraux : en panne de mobilité » dresse l’état des lieux de la mobilité en milieu rural en France. Fruit d'une collaboration entre le Secours catholique-Caritas France et huit autres associations, ainsi que des chercheurs et des collectivités locales, il souligne le déficit de solutions de transport collectif et met en lumière les répercussions sur la vie quotidienne des résidents. 

« Être sans voiture dans ces territoires, c’est synonyme de renoncement, de précarisation, voire d’isolement social complet », explique Véronique Devise, présidente du Secours catholique. Malgré les réformes initiées après le mouvement des « gilets jaunes » en 2019 et la loi d'orientation des mobilités, les réponses des pouvoirs publics semblent encore insuffisantes. Les auteurs du rapport appellent à une « prise de conscience et à une action politique urgente » pour répondre aux besoins de ces territoires.

Une série de mesures pour améliorer la situation est proposée dans le rapport. Parmi elles : le développement des infrastructures de transport, comme la réouverture des gares et des petites lignes de train, ainsi que la mise en place de réseaux de petits bus électriques et des solutions de transport à la demande. Ces propositions nécessitent toutefois un réengagement financier de l'État, avec des investissements estimés à 700 millions d'euros par an pour développer des services de mobilité durable en milieu rural. « Bien que l’heure semble être aux économies budgétaires, il est des investissements auxquels il serait plus coûteux encore de renoncer », avertit le rapport, s’inquiétant des effets environnementaux, sociaux et politiques, tandis que le sentiment d’abandon dans les campagnes va croissant. 

 

  • L'association « Clean my calanques » refuse de porter la flamme Olympique à Marseille

 

Alors que la flamme olympique s'apprête à parcourir la France, l'association marseillaise Clean my calanques a annoncé son refus de porter la flamme, motivée par des préoccupations environnementales. Fondée en 2017, cette association œuvre activement pour le nettoyage du littoral méditerranéen à Marseille et dans le parc national des Calanques. Sa décision de boycotter le relais de la flamme repose principalement sur la présence de Coca-Cola en tant que parrain officiel de l'événement, une entreprise qu'elle considère comme « l'une des plus polluantes au monde ».

« On ne va pas porter une flamme qui est payée par ceux qui nous font nous baisser  [pour ramasser leurs déchets] » explique Éric Akopian, fondateur de l'association. Cette action, soutenue par 320 adhérents, vise à dénoncer les pratiques environnementales discutables associées aux sponsors des JO, notamment la production de plastique et d'autres déchets qui polluent le littoral. 

L'association a été lauréate d’Impact 2024, un appel à projet impulsé par le Fonds de dotation Paris 2024. Elle avait dans ce cadre sensibilisé des jeunes à l’écologie. « C’était une chose de faire un projet en collaboration avec eux pour sensibiliser des jeunes, c’en est une autre de porter la flamme et de s’afficher comme ambassadeur d’un événement qui peut s’améliorer, doit s’améliorer », détaille Céline Albinet, directrice de Clean my Calanques.

 


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Félicité Dussel 

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