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Par Carenews PRO - Publié le 22 décembre 2021 - 16:00 - Mise à jour le 3 janvier 2022 - 11:56
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Simon Bernard, Plastic Odyssey : « La pollution plastique est invisible »

Pour ce quatrième épisode de la saison 6 de Changer La Norme, Flavie Deprez s’intéresse à la pollution plastique. Elle reçoit Simon Bernard, CEO de Plastic Odyssey, un bateau-laboratoire qui souhaite naviguer à travers le monde pour partager des technologies visant à réduire la pollution plastique.

Simon Bernard (Plastic Odyssey) : « La pollution plastique est invisible ».
Simon Bernard (Plastic Odyssey) : « La pollution plastique est invisible ».

Les chiffres sont vertigineux. Chaque année, huit millions de tonnes de plastique finissent dans les océans selon Surfrider et 80 % proviennent des sources terrestres selon WWF. « Une pollution plastique invisible » puisque seulement 1 % flotte, souligne Simon Bernard, CEO du projet Plastic Odyssey. 

À l’origine de ce projet, Simon Bernard et Alexandre Dechelotte, officiers de marine marchande de formation et Bob Vrignaud, ingénieur. L’idée ? Un bateau-laboratoire qui parcourra le monde afin de partager des solutions visant à réduire la pollution plastique à la source.  

Un bateau pour lutter contre la pollution plastique

Dès le début du projet en 2017, le projet connaît une forte médiatisation et notamment autour du navire. Pourtant, Plastic Odyssey, n'a pas vocation à dépolluer l'océan : « Quand on parle de pollution plastique, on a l’impression qu’il faut aller le chercher en mer. » En effet, l’approche de Plastic Odyssée est plus complexe. Ce bateau-ambassadeur de 40 mètres de long ambitionne de démocratiser les technologies de recyclage du plastique grâce à neuf machines low-tech disposées sur le navire : 

L’idée est d’aller dans chaque pays et faire venir les communautés locales pour les convaincre de répliquer ces solutions à terre et éviter que le plastique finisse dans l’océan.

À l’heure actuelle, « le plus gros challenge est d’arriver à sortir le bateau qui est chantier », précise Simon Bernard qui rappelle cependant « qu’il n’est pas le cœur du projet ». Le navire est, certes, un « moyen de répliquer les centres de recyclage », mais les équipes commencent déjà à diffuser les solutions au Cap Vert, au Sénégal et au Burkina Fasso.

De l’association à l’entreprise à mission

Initialement, Plastic Odyssey a fait le choix de l’association afin de permettre aux entreprises de soutenir le projet par le biais du mécénat. En effet, pour avoir un fort impact, les trois associés ont souhaité mettre leurs technologies en open source, c’est-à-dire en les partageant gratuitement. Un modèle qui ne permet donc pas d’aller chercher des investisseurs alors que le coût du projet est estimé à dix millions d’euros. 

Deux ans après, Simon Bernard et ses associés font le choix de l’entreprise à mission. Un statut qui permet de trouver des financements par le sponsoring : 

On est parti avec trois fois rien et petit à petit, on a réussi à convaincre des partenaires. On avait quelque chose de concret et, avec assez peu de moyens, on a montré qu’on arrivait à faire beaucoup. On avait un aura médiatique et on arrivait à embarquer les personnes.

 


*Changer La Norme est soutenu par la Fondation Entreprendre. 

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