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Par Carenews INFO - Publié le 16 mars 2020 - 09:30 - Mise à jour le 16 mars 2020 - 09:30
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À la cantine, ces enfants mangent les légumes bio de la ferme municipale

Comme chaque lundi, Carenews partage avec vous une initiative pour bien démarrer la semaine. Aujourd’hui, on vous parle de la cantine bio et en circuit court du village de Lagraulet-du-Gers. Pour l’approvisionner en légumes, la mairie a tout bonnement… acheté une ferme.

Crédit photo : alicjane.

C’est le maire de Lagraulet-du-Gers (32), agriculteur bio, qui a décidé il y a un peu plus d’un an de convertir la cantine de l’école du village aux produits issus de l’agriculture biologique. Nicolas Meliet décide alors également de se fournir en circuit court, et passe (très) rapidement à l’action, comme il l’a expliqué à l’antenne de RTL :

« Au niveau de la viande, ça a été très facile. Nous avons de suite identifié des producteurs. Paradoxalement, c'est beaucoup plus compliqué de s'approvisionner sur des légumes. On a conclu qu'il fallait qu'on produise nous-mêmes en régie les légumes, et nous avons embauché une personne en précisant sur son contrat de travail, un employé communal qui serait destiné à produire des légumes. Ce qui a fait rigoler un peu quand on l'a signifié. »

Une cantine bio en circuit court

En dehors du poisson, la cantine se fournit ainsi exclusivement dans un rayon de 40 kilomètres, comme le maire l’a détaillé auprès de La Dépêche. Les fruits poussent dans un verger à quelques kilomètres de l’école, les yaourts et la viande viennent de productions des environs. Et un jardin et une serre, installés sur les terrains à bâtir de la commune, ont permis de lancer rapidement la production de légumes. En attendant son développement dans la ferme fraîchement acquise par la mairie. 

La cantine de Lagraulet-du-Gers est désormais l’une des trois cantines françaises - la seule de la région - à avoir obtenu le label Écocert (mention excellence, s’il-vous-plaît !). L’organisation de la cuisine suit cette démarche : les déchets sont triés et pesés afin de mieux limiter le gaspillage alimentaire. En profitent 45 enfants, mais aussi quelques personnes âgées du village, comme le rapporte Public Sénat. Et ce pour un tarif identique à celui appliqué avant que la cantine ne passe au bio.

Le maire a en effet évoqué auprès de la chaîne un « choix politique », que la commune prend en charge - même si le surcoût des produits bio serait compensé par la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore la diminution de consommation de protéines animales. Nicolas Meliet a ainsi éloquemment expliqué à RTL que convertir sa cantine au bio et au local ne nécessite pas des moyens ou des techniques très développés.

« Je suis allée à Mouans-Sartoux, une commune qui a fait ça depuis dix ans, j'ai tout pompé là-bas. Des fois, j'entends les élus dire "on va faire des études, on va prendre un bureau d'études". Ouais, on va déjà dépenser des ronds à faire réfléchir des gens qui ne sont pas sur le territoire. Moi je dis non, il y a des expériences que vous pouvez transposer chez vous. » 

Éduquer les enfants… mais aussi les adultes

Les enfants sont impliqués dans le processus, puisqu’ils sèment et récoltent les légumes du potager municipal. L’objectif, en plus de soigner leur alimentation, est bien de les éduquer, mais aussi de toucher leurs parents, qui peuvent être plus réfractaires au message. 

Et pour Nicolas Meliet, ça fonctionne. En dix ans, le nombre d’habitants de la commune a quasiment doublé, passant de 350 à 670 habitants, parce que « le village est identifié comme bio, il est devenu prisé », a-t-il soutenu à La Dépêche.

À terme, la ferme de Lagraulet-du-Gers devrait produire de quoi nourrir plusieurs centaines d’élèves. La mairie espère donc nouer des partenariats avec d’autres communes pour mutualiser les coûts. Un éleveur et des moutons, notamment pour faire des fromages, pourraient même s’y installer.

Mélissa Perraudeau 

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