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Par Carenews PRO - Publié le 7 février 2020 - 14:59 - Mise à jour le 7 février 2020 - 15:04
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Comment se lancer dans l’entrepreneuriat social ?

L’un des temps forts du Salon des Entrepreneurs 2020 était la conférence « ESS : Entreprendre et changer le monde, pourquoi pas vous ? ». Des entrepreneurs sociaux y ont partagé leurs expériences, enjoignant notamment à bien se faire accompagner… et à ne pas se décourager.

Crédit photo : Christophe Itier/Twitter.

Pour sa 27e édition, le Salon des Entrepreneurs de Paris du groupe Les Échos-Le Parisien a mis à l’honneur l’engagement et le « positive impact ». Preuve, s’il en fallait, du succès du thème choisi, la conférence « ESS : Entreprendre et changer le monde, pourquoi pas vous ? » organisée par l’Avise (Agence d’ingénierie pour développer l’Économie sociale et solidaire) a fait salle comble. 

Poursuite d’une utilité sociale, recherche d’un modèle économique viable, gouvernance démocratique, rentabilité au service de l’utilité sociale... Lauriane Barthelemy, chargée de mission à l’Avise, a tout d’abord rappelé la définition des structures de l’économie sociale et solidaire telles que définies par la loi du 31 juillet 2014. Des conditions trop contraignantes ? Pas selon les entrepreneures et entrepreneurs sociaux interrogés sur scène par Flavie Deprez, directrice éditoriale de Carenews

S’engager, une question de bon sens

« C’était juste du bon sens pour nous de prendre nos engagements » a par exemple expliqué Ariane Delmas, la cofondatrice des Marmites volantes (un traiteur et des restaurants engagés). Elle s’est pourtant entendu répéter au tout début de son projet d’entreprise qu’il était voué à l’échec, tandis que 
Hortense Harang, cofondatrice de Fleurs d’Ici (une plateforme digitale mettant en relation horticulteurs et fleuristes français avec les particuliers et les entreprises), a été confrontée à « une infinité de préjugés » sur son secteur. 

Ce que certain·e·s identifiaient comme des contraintes représentaient pourtant des opportunités pour ces entrepreneurs sociaux. Alors qu’on alertait Ariane Delmas sur la difficulté pour les Marmites volantes d’aller récupérer et laver leurs récipients après la livraison, ses associés et elle y ont ainsi vu l’opportunité de créer des postes de livreurs « en accord avec [leur] volet social, et fonctionnant complètement dans [leur] modèle économique »

Questionner les modèles économiques

Pour Hortense Harang, « on n’est pas obligés de faire comme les autres. Il n’y a pas de vérité, il faut que l’on apprenne à questionner les modèles économiques ». Vulfran De Richoufftz, le cofondateur des chaussures éthiques fabriquées en Afrique Panafrica, a lui reconnu avoir été confronté à « beaucoup de challenges ». « Mais c’est une exigence qui nous guide au quotidien, ce qui fait que nous construisons un projet dont nous sommes extrêmement fiers. » 

Garder une vision à long terme

Les participant·e·s de la table ronde ont fini par conseiller aux entrepreneur·e·s sociaux en herbe d’oser se lancer et communiquer sur leur projet, de s’appuyer sur leurs compétences préexistantes, de garder une vision à long terme, de prendre soin d’eux, ou encore de bien se faire accompagner.

L’Avise a lancé son guide Se lancer dans l'entrepreneuriat social à cet effet. Avec le soutien de la Banque des territoires, du Fonds Saint-Christophe et du Fonds social européen, elle y recense des outils et donne des repères pratiques pour accompagner au mieux dans l’entrepreneuriat social. En expliquant notamment « l’importance (...) de se connecter aux réseaux, aux acteurs, à son territoire, de communiquer pour faire connaître son projet et le légitimer ».

Le Haut-Commissaire à l'Économie Sociale et Solidaire et à l'Innovation Sociale Christophe Itier, qui est venu répéter que « l'ESS ne doit pas rater son rendez-vous avec l'Histoire », a toutefois reconnu que « l’État doit prendre sa part » et que « tout l’écosystème réglementaire et légal en France est construit sur un modèle qui est en train de mourir. (...) Nous avons besoin de toutes les énergies de toutes les générations pour inventer le modèle de demain. »

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