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Par Chroniques philanthropiques - Publié le 6 janvier 2021 - 10:49 - Mise à jour le 6 janvier 2021 - 12:51
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Portrait d’une militante acharnée du développement de la philanthropie engagée sur tous les fronts de l’intérêt général

Axelle Davezac dirige la plus importante organisation philanthropique en France. Mais il ne suffit pas d’avoir une double expertise, entreprise et secteur philanthropique, pour mener un tel bateau. Il faut des qualités de dirigeante capable d’affronter les tempêtes (et elles ne manquent pas) avec sang-froid et surtout adapter en permanence l’organisation pour être en phase avec l’évolution rapide de la société. Elle porte des valeurs fortes permettant de donner à la Fondation un projet ambitieux : « construire un monde plus durable dans lequel chacun trouvera mieux sa place. »

Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France. Crédit photo : DR.

La fondation de toutes les causes

  • Axelle Davezac, vous êtes directrice générale de la Fondation de France, qui est une des très grandes organisations philanthropiques en France. En quelques chiffres, pouvez-vous nous indiquer ce que recouvre la Fondation de France ?

La Fondation de France, créée il y a un peu plus de 50 ans maintenant, avait l’objectif de développer la philanthropie dans notre pays, c’est-à-dire accompagner toutes les envies d’agir au service de l’intérêt général. C’était un moment où le paysage philanthropique dans notre pays était balbutiant. Elle est devenue au fil des années le premier réseau de philanthropie en France. Chaque année, elle accompagne près de 10 000 projets d’intérêt général sur tout le territoire et à ce jour, elle abrite 900 fondations. Que signifie abriter des fondations ? Cela veut dire que des particuliers ou des entreprises qui ont un projet philanthropique et souhaitent le mettre en œuvre viennent à la Fondation de France pour que nous puissions les guider, les accompagner. Nous les mettons également en réseau avec d’autres acteurs, d’autres fondateurs, avec des porteurs de projets que la Fondation de France soutient et bien sûr avec tout l’écosystème d’intérêt général de notre pays.

  • En fait vous êtes une vaste coopérative ?

Oui, nous sommes une sorte de grande communauté. Nous regroupons des personnes qui ont en commun cette envie de s’engager pour l’intérêt général. Nous mutualisons donc des moyens, nous partageons nos expériences, notre intelligence, nos connaissances, nos envies d’agir efficacement pour telle ou telle cause. Nous essayons de construire ensemble des solutions face aux problèmes que notre société rencontre pour construire un monde plus durable dans lequel chacun trouvera mieux sa place.

  • Quel est votre périmètre d’intervention ?

La Fondation de France a une particularité supplémentaire : elle a été créée avec pour objectif de pouvoir accompagner toutes les envies d’agir. Aussi fallait-il lui donner un objet très large, pour couvrir l’ensemble des champs de l’intérêt général, ce qui est tout à fait atypique dans le secteur. La Fondation de France porte ainsi une vocation philanthropique très exigeante qui nécessite la mobilisation massive d’expertises, d’expériences et de savoir-faire sur tous les champs de l’intérêt général dans notre pays prioritairement. Notre siège étant à Paris, nous avons créé six structures dans les principales villes en régions pour être pertinents sur l’ensemble du territoire national. Chaque fondation régionale agit dans sa zone géographique avec quatre à cinq salariés et 30 à 40 bénévoles. Toute la force et la magie de notre secteur viennent de la puissance du bénévolat qui permet de mettre en œuvre des projets avec une richesse d’expertise de profils et une économie de moyens qui sont tout à fait extraordinaires. 

Un observatoire permanent de la société

  • Vous financez 10 000 projets dans toute la France, cela ne vous met-il pas en position d’être un immense observatoire social de la société française  ?

Absolument. C’est ce qui fait aussi le rôle très particulier de cette maison, au-delà de la mise en œuvre très concrète d’actions sur les terrains, c’est cette capacité à porter des diagnostics, à identifier les signaux faibles de ce qui se passe sur le territoire. Des signaux faibles qui nous alertent sur des difficultés qui surgissent, mais aussi d’une manière très positive nous orientent dans l’identification des projets, le repérage d’actions innovantes dans de multiples secteurs. Des études sont également portées par l’Observatoire de la Philanthropie, instrument également très atypique dans le secteur philanthropique. Il a été créé par mon prédécesseur avec une intuition tout à fait visionnaire à l’époque : notre secteur est naissant et jeune dans notre pays, si nous voulons arriver à le faire connaître et reconnaître pour sa valeur ajoutée, il faut avoir des données, il faut pouvoir raconter, expliquer et démontrer ce qu’il fait. Cet Observatoire s’intéresse bien sûr au secteur en tant que tel, mais il mène aussi un certain nombre d’études sur les questions d’intérêt général. Par exemple, nous avons publié au mois de décembre une étude sur la question de la solitude et du sentiment d’isolement dans notre pays. Cette étude existe depuis dix ans et nous permet d’avoir un état des lieux étayé de la situation d’isolement en France et de son évolution.

Sur le front des vulnérabilités contre l’abandon de populations

  • À travers cet Observatoire et à travers ce que vous voyez dans toute la France, quels sont vos principaux constats et préoccupations par rapport à la société française ?

La crise que nous connaissons a servi de révélateur, en tous cas aux yeux du grand public, elle a fait exploser certaines fragilités qui étaient parfaitement identifiées par le secteur de l’intérêt général. En tant que fondation de toutes les causes, nous adressons les sujets les plus variés : l’éducation, la prise en charge des personnes âgées, l’environnement, la culture, la recherche, la santé etc… et toutes les vulnérabilités. Ce qui est très frappant pour nous, c’est la question du lien social qui s’est exprimée fortement au moment de la crise des Gilets Jaunes. Il y a près de deux ans, on m’a posé la question de savoir si nous avions vu venir la crise des Gilets Jaunes et ce que nous en pensions. Ma réponse a été la suivante : en 2011, la Fondation de France fait un exercice très intéressant qui consistait à superposer la localisation géographique des actions qu’elle menait dans notre pays avec la carte d’un certain nombre d’indicateurs socio-économiques, de niveau d’éducation, de taux de pauvreté et de taux de chômage. En faisant cet exercice, le constat était clair : dans les territoires qui cumulent nombre de difficultés sociales, économiques, de fragilités extrêmement fortes, il n’y avait quasiment plus d’actions associatives.

  • C’est sans doute très corrélé au chômage,  plus de vie sociale donc pas de projets associatifs   en réalité pas de perspectives …

Absolument, il n’y a plus rien. Il fallait donc revoir la manière de travailler pour mener des actions là où les besoins étaient les plus importants. C’est aussi cela la force de notre secteur, c’est sa capacité à s’interroger, se remettre en question, chercher des solutions, essayer... C’est ainsi qu’est née l’idée d’un programme qui s’appelle Dynamiques territoriales. Il change l’approche. Plutôt que de préjuger des types d’acteurs ou de projets qu’il faut soutenir (avec le système d’appels à projets « classique »), nous allons dans ces territoires qui souffrent, qui n’ont plus rien, demander directement aux habitants ce dont ils ont besoin. Je peux vous dire que cela a été un investissement humain extrêmement important pour chaque membre des équipes salariées et bénévoles, mais c’est ce qui fait la richesse de notre engagement. Grâce à ce programme Dynamiques territoriales, des idées ont émergé. Elles se sont transformées en projets puis en actions, que nous avons accompagnées. Ainsi, dès 2011, ce qui a constitué le socle du démarrage des Gilets Jaunes était déjà là : cette fracture territoriale, ces territoires abandonnés et ces populations qui n’ont plus aucune capacité à se projeter parce qu’elles ne voient pas d’avenir possible là où elles vivent. Si nous avons un reproche à nous faire, c’est que la Fondation de France a mené six expérimentations dans six territoires, et ce ne sont pas six programmes qu’il fallait lancer, mais 40 ou 50. Il fallait une réelle prise de conscience de l’urgence. La crise sanitaire que l’on vit aujourd’hui arrive sur ce terreau déjà très fragile dans notre pays. Elle ne fait donc que révéler et exacerber les fragilités qui sont les nôtres. 

Fabriquer de nouveaux modèles d’intervention

  • Ce type d’initiative sur les territoires peut-il, à travers des alliances entre les différentes associations, les fondations, les collectivités locales, les entreprises, être un modèle qui puisse être pris en compte par l’État comme facteur de développement, ou en tout cas de retissage de lien social, ou de cohésion sociale ?

Ma conviction est qu’il faudrait promouvoir ce modèle à très grande échelle. Dans la veine de Dynamiques territoriales, nous avons créé les premières fondations territoriales. Une fondation territoriale, ce n’est pas « juste » une fondation qui agit sur un territoire, c’est une initiative qui associe l’ensemble des partenaires d’un territoire. En plus des mécènes qui s’engagent, que ce soient des particuliers ou des entreprises, il y a les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les acteurs associatifs, les habitants, les personnes concernées. Cela devient donc un projet de territoire qui possède deux vertus : la première, c’est d’être pensé avec les personnes concernées et donc les réponses seront adaptées. Ce n’est pas une réponse top-down toute faite, préformatée qui ne tient pas compte des spécificités territoriales locales en question, et la deuxième, c’est que la solution étant construite collectivement, elle est portée par tous, elle existe, elle est mise en œuvre, elle devient réalité. 

  • Que pensez-vous du paysage philanthropique en France aujourd’hui, dans toutes ses composantes, fondations, associations, mécènes, etc. ?

Le point positif, c’est que la prise de conscience que chacun, à titre privé, a un rôle à jouer au service de l’intérêt général, devient une réalité. La crise sanitaire que nous avons vécue au mois de mars est tout à fait extraordinaire de ce point de vue. D’un côté, nous avions les associations qui nous tiraient par la manche en nous disant que c’était la catastrophe sur le terrain, qu’il fallait absolument aider les personnes en difficulté. De l’autre, nous nous interrogions sur la générosité dont pourraient faire preuve les français, dans ce moment où chacun, à titre individuel, était extrêmement inquiet pour lui, pour sa famille, pour son avenir. Et pourtant la réponse a été absolument extraordinaire. On n’a jamais vu autant d’initiatives philanthropiques, de souhaits d’engagement, d’actes de solidarité. Dans le cadre de l’Alliance montée avec l’Institut Pasteur et la Fondation Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, nous avons collecté plus de 30 millions d’euros. Des initiatives de mécénat, de dons en temps, en argent, en produits, ont fleuri dans toute la France. Pour moi, cela a été une formidable leçon d’espoir. La prise de conscience et la certitude que, finalement, notre société, face à toutes les difficultés qu’elle connaît, dans un moment de panique et d’angoisse collective, préserve ce sens de la solidarité et garde la conviction que c’est ensemble que nous trouverons les solutions. Cette période a montré encore une fois que notre société ne tient que si chacun prend sa part de l’intérêt général pour les autres, avec effectivement des formes d’engagement très diverses et très variées, plus ou moins importantes. Cette philanthropie qui se développe est extraordinaire et enthousiasmante.

  • Elle se développe, certes, mais on voit partout que les besoins croissent de façon incroyable.

Oui, alors se pose la question majeure qui est celle de l’efficacité de la philanthropie. Or tout mouvement qui connaît une croissance extrêmement forte peut avoir tendance à se disperser, à agir de façon désorganisée. La question qui se pose donc aujourd’hui au secteur philanthropique est bien celle-ci :  comment obtenir la plus grande efficacité, puisque nous travaillons avec des moyens limités ?  Même si ceux-ci se développent, ils ne sont pas à la hauteur des besoins, notre devoir est d’arriver à faire en sorte d’en tirer le plus de bénéfices pour l’intérêt général. Et dans ce domaine, nous avons encore quelques progrès à faire.

Des réformes structurelles indispensables et urgentes

  • Qu’attendez-vous des pouvoirs publics : une meilleure reconnaissance, des financements ? 

Nous n’attendons pas que l’État fasse à notre place. Ce que nous attendons des pouvoirs publics, c’est une clarification, une simplification des règles qui régissent notre secteur. Il y a huit statuts de fonds et fondations, notre droit est complètement éparpillé, nos tutelles sont multiples et c’est le cas dans chaque gouvernement. Aujourd’hui, nous avons deux tutelles législatives qui sont le ministère de l’Intérieur et Bercy qui régissent l’aspect réglementaire et fiscal. Ensuite, nous avons, en fonction des secteurs d’activité de chacun, des ministères de tutelle différents, et enfin, sur toutes les questions qui concernent le collectif, nous avons d’un côté le Secrétariat d’État à l’Engagement et de l’autre le Secrétariat d’État à l’Économie sociale et solidaire. 

  • Quels seraient vos souhaits ?

Notre souhait est très simple, c’est que notre droit et notre fiscalité soient resserrés et recentrés au sein d’un seul ministère, ou deux. On peut considérer que le ministère de l’Intérieur et Bercy sont les deux autorités légitimes pour définir les règles du jeu de tout le secteur, et ensuite il semble indispensable d’avoir une représentation unique dans le gouvernement.

  • Un Haut-Commissariat à la Philanthropie, quelque chose comme cela ?

Oui, pourquoi pas. Nous ne revendiquons pas le rattachement à un endroit ou à un autre. En revanche, il n’y a pas de réelle reconnaissance du secteur d’activité des associations et des fondations en tant que tel, et donc de sa contribution à la vie économique et à la cohésion sociale de notre pays. 

  • Est-ce bien que l’intérêt général soit défini essentiellement par le code des impôts à travers les mesures fiscales ?

Non, et c’est la raison pour laquelle il faut repenser tout le droit de notre secteur. Aujourd’hui, plusieurs notions se chevauchent. Nous avons l’intérêt général, qui n’est défini que dans la doctrine fiscale. Nous avons l’utilité publique, qui est définie par le Conseil d’État. Et nous avons une nouvelle notion depuis quelques années qui est l’utilité sociale définie par la Loi ESS. À cela s’ajoute aujourd’hui la raison d’être des entreprises et l’entreprise à mission, dont les actions ne s’inscrivent pas dans le champ de l’intérêt général et d’ailleurs ne génèrent pas l’éligibilité au mécénat. Mais tout cela génère une grande confusion, qui n’est pas propice au développement d’actions coordonnées et efficaces dans tous les domaines de l’intérêt général.

  • Les entreprises ne participent-elles pas au mécénat de l’intérêt général ?

Sans aucun doute, mais la question pour les entreprises aujourd’hui est celle de la place et du lieu où elles contribuent à l’intérêt général. 

Les évolutions récentes créent du flou entre ce qui relève de l’intérêt général et ce qui contribue à la création de richesse de l’entreprise ; par exemple, certaines entreprises ont du mal à faire la différence entre une action qui relève du business courant, qu’il s’agisse de travailler sur le bien être des collaborateurs ou d’améliorer la prise en compte des impacts environnementaux de leur production, et une action d’intérêt général qui ne bénéficiera pas directement à l’entreprise. En fait, indépendamment de toutes les questions fiscales, la différence fondamentale, c’est ce qui va guider la décision et le point de vue qui est adopté pour prendre cette décision : la décision contribue-t-elle directement à l’activité de l’entreprise ?

Au-delà de la France pour une Europe de la philanthropie

  • On a beaucoup parlé de la France, avez-vous des alliances en France et à l’international ? 

La Fondation de France a toujours eu la volonté de développer la collaboration avec ses pairs, et par construction, d’échanger et de s’intéresser à ce qui se passe ailleurs. C’est essentiel pour nourrir et inspirer nos actions et nous permettre de les mettre en perspective. La Fondation de France a contribué à la création de l’EFC (European Foundation Center) dont je suis aujourd’hui vice-présidente, parce que l’échelle européenne et l’échelle internationale sont indispensables pour développer une action philanthropique efficace, structurée, reconnue. Les autres acteurs philanthropiques ont des choses à nous apprendre, une approche et une vision culturellement différentes.  Cela nous permet de progresser collectivement, en analysant ces différences sur ce que peut être un modèle philanthropique pertinent dans notre pays, car il ne faut pas oublier que la philanthropie est un jeune secteur en construction en France. 

  • Cela aide à faire l’Europe des citoyens. 

J’y viens. La deuxième chose extrêmement importante concernant la collaboration à l’international, notamment au niveau européen, c’est que nous vivons dans une société mondialisée et aujourd’hui certaines actions d’intérêt général n’ont pas de sens à l’échelle du pays. La Fondation de France est très investie dans deux programmes au niveau européen : le premier qui s’appelle EPIM travaille sur la question des migrations, une question qui à l’évidence ne peut pas  être traitée à l’échelle d’un pays. Le deuxième programme qui s’appelle CIVITATES porte la question de la démocratie et de son rétrécissement dans l’espace démocratique.. C’est malheureusement une question qui devient brûlante. On assiste objectivement dans un certain nombre de pays, et non pas uniquement dans les pays les plus à l’Est de l’Europe, à un vrai rétrécissement démocratique, une vraie montée de pouvoirs plus ou moins autoritaires. Parce qu’elle est apolitique et apartisane, la philanthropie est légitime pour travailler à la préservation de cet espace démocratique. Il ne s’agit pas d’une lutte politique, mais de permettre à chaque citoyen de trouver sa place dans son espace de vie. C’est l’essence même de la philanthropie : construire une société dans laquelle chacun trouve sa place. Et pour cela, la démocratie est indispensable.

Comment vivre ensemble ? Un enjeu majeur

  • Pour finir quel serait le message ou le souhait qui vous tient à cœur ?

Je voudrais appeler d’autres fondations à travailler avec nous sur le sujet de l’éducation à l’esprit critique des jeunes, et de la prévention de la radicalisation. Il y a cinq ans, après les attentats de Charlie Hebdo, Jean-Marie Destrée de la Fondation Caritas a appelé le secteur des fondations à réagir, et bien évidemment la Fondation de France s’est engagée. Ainsi a été créé le Fonds du 11 janvier pour une durée limitée de cinq ans afin de vérifier la validité et la pertinence de l’approche. Ce fonds est arrivé à son terme. Il a produit des choses tout à fait intéressantes et constructives. Malheureusement dans l’intervalle, et je ne vais pas citer toutes les récentes violences liées à des actes de barbarie, Charlie, l’assassinat de Samuel Paty, et d’autres…, force est de constater que malheureusement, l’urgence sur ces questions n’a fait que se renforcer. Nous avons donc décidé de continuer ce travail de formation à l’esprit critique. C’est un sujet qui est peu adressé par le secteur parce qu’il est difficile, il ne paraît pas avoir d’effets immédiats, et il est donc moins palpable… Mais si nous ne le prenons pas à bras le corps, notre société va dans le mur. Il faut donc que les acteurs philanthropiques s’en saisissent. Ils sont parfaitement légitimes pour le faire parce qu’ils parlent du point de vue de l’intérêt général, parce qu’ils ont cette capacité à aller expérimenter, tester des approches et cela devient une urgence immense. 

Propos recueillis par Francis Charhon 

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