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Par Carenews INFO - Publié le 18 novembre 2019 - 09:50 - Mise à jour le 26 novembre 2019 - 15:19
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[POSITIVONS] L’exposition « Coiffé/Décoiffé » des enfants de l’hôpital Margency à Versailles

Tous les lundis, Carenews partage avec vous une initiative inspirante pour commencer la semaine de bonne humeur. Aujourd’hui, nous vous parlons de l’exposition « Escales à Versailles – Coiffé / Décoiffé ». Trente enfants hospitalisés à l’Hôpital d'Enfants Margency ont posé avec les perruques qu’ils ont fabriquées à partir de matériel médical dans les appartements et les jardins du château de Versailles. 

Crédit photo : Fabrice Gaboriau.

Pendant un an, plus de 150 jeunes patients âgés de quatre à 18 ans de l’Hôpital d'Enfants Margency (dans le Val d’Oise) ont travaillé avec l’artiste plasticienne Caroline Desnoëttes à créer d’étonnantes perruques. Leurs matières premières ? Des gélules, des gants de caoutchouc, des blouses, des masques, des pansements, des fioles ou encore des tubes constitutifs du matériel médical entourant les enfants lors de leur hospitalisation.

Comtesse Chimio de la Thérapie, Baron du Sérum…

L’été dernier, 30 de ces jeunes artistes ont posé avec les coiffes devant l'objectif du photographe Fabrice Gaboriau dans les grands appartements ou dans les jardins du château de Versailles. Comtesse Chimio de la Thérapie, Marquise de la Piqûrière, Duchesse de la Poche Vide, Baron du Sérum… Chaque portrait a reçu un titre alliant aristocratie et protocoles médicaux. Une façon d’humaniser et d’apprivoiser un univers pouvant être effrayant, et de dépasser l’épreuve de la maladie. Les photographies ont ensuite été exposées dans le bosquet de la Girandole, du 21 octobre au 18 novembre 2019, dans le cadre de l’exposition « Escales à Versailles – Coiffé / Décoiffé ».

L’exposition est le fruit d’une collaboration entre l’Hôpital d'Enfants Margency, la Croix-Rouge française, l’artiste plasticienne Caroline Desnoëttes et le château de Versailles, et s’inscrit dans le cadre du programme régional « Culture et Santé » soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et l’Agence régionale de santé (ARS).

C’est la Croix-Rouge française qui gère l’établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC), qui prend en charge des enfants de quelques semaines à 17 ans issus des services de pédiatrie des hôpitaux et centres de lutte contre le cancer de l'Île-de-France, pour la poursuite d’un traitement avant le retour en famille. 

« Confronter les enfants à leur parcours de soin »

En 2018, Caroline Desnoëttes avait déjà encadré les jeunes patients de l’établissement pour l’exposition éphémère « Rodin & Moi ». Plus de 70 enfants et adolescents de cinq à 17 ans avaient pu découvrir le travail du sculpteur, et aborder le dessin, l’encre, la photo, le modelage et l’assemblage avec des objets constitutifs de leurs soins. L’artiste est bien placée pour les accompagner : elle a notamment créé la première série au monde de dessins animés réalisée par des enfants hospitalisés (Nature animée).

Avec le travail des perruques, Caroline Desnoëttes a souhaité cette année aider les jeunes patients à appréhender la problématique de la perte des cheveux. Elle explique :

« Je voulais confronter les enfants à leur parcours de soin. Cela leur donne, évidemment, tout pouvoir sur leurs propres soins. Dans une certaine mesure, cela met encore en retrait la maladie, ça les rend moins malades. »

Le pari est réussi, si on croit les mines réjouies des petits modèles. Delphine Gérard, médecin oncologue à l’Hôpital de Margency, a constaté : « Je sens bien que ce projet pédagogique et culturel leur a permis d’avancer personnellement et de se soutenir les uns les autres dans l’épreuve de la maladie. Le concept de la perruque est très fort pour eux, ils ont été très réceptifs. »

Les jeunes patients ont également bénéficié de visites de découverte du domaine ainsi que d’animation au sein de l’Hôpital de Margency, autour du thème « l’évolution de la mode de Louis XIV à Marie-Antoinette » (et particulièrement celle des perruques). Un danseur baroque, un joueur de viole de gambe et un spécialiste du savoir-vivre à la Cour sont ainsi venus parler du Grand Siècle aux enfants et au personnel soignant.

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