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Par Carenews INFO - Publié le 6 janvier 2020 - 09:52 - Mise à jour le 6 janvier 2020 - 10:07
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Rewild rachète le zoo de Pont-Scorff pour en faire un centre de réhabilitation

Tous les lundis, Carenews partage avec vous une initiative inspirante. Aujourd’hui, nous vous parlons du rachat du zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan par la coalition d’associations Rewild, qui veut en faire un centre de réhabilitation pour animaux sauvages. Une première mondiale, rendue possible par la récolte de plus de 700 000 euros de dons.

Crédit photo : Rewild.

« En 40 ans, nous avons exterminé 60 % des animaux sauvages de la planète. Aujourd’hui, l’Homme et les animaux qu'il a domestiqués (animaux de ferme et animaux de compagnie) représentent 96 % des mammifères. Après la destruction des habitats naturels, le trafic et le commerce d'animaux sauvages sont la deuxième cause de leur disparition. »

Pour passer à l’action, l’organisation Rewild a acheté en décembre le zoo de Pont-Scorff au nord de Lorient dans le Morbihan pour libérer les 560 animaux s’y trouvant. Une première mondiale, rendue possible par 23 000 donateurs de 67 pays, qui ont versé plus de 700 000 euros à la cagnotte lancée sur le site Gofundme. Parmi eux, des soutiens célèbres, comme le journaliste Hugo Clément ou encore l’acteur Pierre Niney. L’investisseur Marc Simoncini, fondateur de Meetic, a également contribué à hauteur de 250 000 euros.

L’épée de Damoclès est levée! Nous gardons les clés du zoo. La cagnotte reste ouverte pour les soins urgents 👇https://t.co/vmv1YPp5TX pic.twitter.com/5A34uTLC1a

— Rewild (@Rewild_rescue) December 22, 2019

Rendre les animaux captifs à la vie sauvage

Sea Shepherd, Centre Athénas, One Voice, Wildlife Angels… L’organisation Rewild a été créée par sept associations spécialisées dans la défense, la sauvegarde, le soin, la réhabilitation et la saisie d'animaux sauvages victimes de trafics et la protection des habitats naturels.  

L’objectif du rachat est, dans un premier temps, de rendre les animaux captifs à la vie sauvage pour ceux qui peuvent l’être, et de trouver aux autres une place dans un sanctuaire d’accueil dans leur pays d’origine. Le zoo deviendra ensuite un centre de réhabilitation, pour accueillir les animaux sauvages issus du trafic et saisis par la justice française. 

D’ici l’été prochain, une ouverture au public avec des conférences, des expositions, une boutique ou encore un restaurant sera par ailleurs mise en place pour proposer « une relation nouvelle au monde sauvage » et faire vivre le centre. L’espace accueillant les animaux restera toutefois réservé aux soigneurs. 

Le budget de fonctionnement mensuel s’élevant à environ 100 000 euros, Rewild appelle aux dons pour financer d’ici là les salaires de employés du zoo, la nourriture et les traitements vétérinaires pour les animaux, ainsi que le réaménagement des installations.

« Nous ne sommes pas des amateurs comme veulent le faire croire nos détracteurs »

L’achat du zoo par l’organisation a été suivi de nombreuses critiques. Peu avant Noël, l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) a réagi dans un communiqué expliquant que le ré-ensauvagement nécessite des opérations complexes « qui ne doivent pas être menées à la légère et certainement pas à des fins idéologiques ou de relations publiques ». L’Association française des parcs zoologiques a ajouté sur Facebook que « les zoos ne sont pas propriétaires des animaux » qu’ils renferment.

Lamya Essemlali, cofondatrice de Rewild, a rejeté ce dernier argument après du Huffington Post : « C’est une légende. Les animaux font partie du capital de chaque zoo et de leur chiffre d’affaires. » Lorane Mouzon, également cofondatrice de l’organisation, a de son côté expliqué au Parisien :

« Nous ne sommes pas des amateurs comme veulent le faire croire nos détracteurs. Le centre Athenas, qui fait partie de la coalition, a soigné et relâché 17 000 animaux d'espèces européennes en 30 ans. Les zoos, eux, affirment œuvrer pour la conservation des espèces menacées alors qu'ils continuent à prélever dans les milieux naturels. »

Pour l’administrateur de Rewild, Jérôme Pensu : « Nous faisons peur parce que nous avons toutes les données en mains et qu’on va être en mesure de montrer qu’il se passe des choses souvent non conformes à la législation ». L’organisation a assuré qu’elle serait transparente sur ses actions.

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