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Par Carenews INFO - Publié le 3 mars 2020 - 09:30 - Mise à jour le 3 mars 2020 - 09:30
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[SOCIAL TECH] Viji, un nouveau « Yuka » de la mode ?

Chaque semaine, Carenews vous présente une initiative technologique actrice de changement. Aujourd’hui, on vous parle de la startup bretonne Viji, qui a mis au point une application qui permet aux entreprises de communiquer sur leur RSE, et aux consommateurs d’en savoir plus sur l’origine de leurs vêtements.

Crédit photo : adisa.
Crédit photo : adisa.

« Le textile est un peu dans la situation de l'agroalimentaire au moment du scandale de la vache folle. Aujourd'hui on ne sait pas ce qu'on porte, comme à l'époque on ne savait pas ce qu'on avait dans notre assiette. » 

Fort de ce constat, détaillé auprès de franceinfo, Josselin Vogel a cofondé Viji avec trois autres associé·e·s en mars 2019. L’objectif de ces Breton·ne·s ? « Aider les entreprises du secteur à récolter, structurer et sécuriser leurs données RSE et à mieux communiquer en la matière », a expliqué son président à l’Agence API.

Un tiers neutre entre les entreprises et les consommateurs

Concrètement, les marques de l’industrie textile et leurs fournisseurs renseignent sur la plateforme dédiée de Viji leurs données de responsabilité sociétale (ou sociale) des entreprises (RSE) autour de quatre critères : les politiques sociale et environnementale de l’entreprise, mais aussi l’origine des vêtements et des chaussures (afin d’éviter la sous-traitance non déclarée) ainsi que des données de « sécurité/santé » (intrants chimiques utilisés etc). 

Ces renseignements sont étudiés par la startup : « Les marques doivent aussi intégrer des preuves comme la certification Oeko-Tex. À nous ensuite de vérifier les données et documents. » Viji peut ainsi discerner trois niveaux de validation, précisés à chaque fois aux utilisateurs de l’application : information déclarée, information prouvée et information vérifiée (« sécurisée »). À terme, Viji devrait également croiser les informations émanant des organismes certificateurs, des labellisateurs ou encore des bureaux de contrôles. Pour l’heure, des informations sont disponibles uniquement pour Gémo, Fairblue Jeans et la marque rennaise Muse & Marlowe

Une démarche pour faire progresser la filière

Alors que Clear Fashion (anciennement Clothparency) établit une note globale, suivant le fonctionnement de Yuka, Viji prône un autre angle d’attaque, comme Josselin Vogel l’a expliqué à #LetsgoFrance :

« Plutôt que noter [les entreprises] – ce qui serait de toute façon impossible car contrairement à l’agro-alimentaire, les normes sont quasiment inexistantes dans le textile –, nous préférons travailler en collaboration avec elles pour faire progresser la filière. »

L’intérêt est double : les entreprises sont encouragées à améliorer leur RSE et peuvent la valoriser, et les consommateurs ont accès à l’histoire des vêtements et chaussures, qu'ils peuvent acheter en toute connaissance de cause. Les détails de leur fabrication et de leur composition sont consultables sur l’application de Viji en scannant les codes barres, et seront bientôt directement visibles sur les sites marchands partenaires grâce à un module spécifique. Actuellement en levée de fonds, la startup fonde son modèle économique sur des abonnements au tarif variant avec le nombre de références intégrées sur sa plateforme.

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