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Par Carenews INFO - Publié le 6 mars 2020 - 14:00 - Mise à jour le 6 mars 2020 - 15:20
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Une bière groisillonne en économie circulaire

Chaque vendredi, Carenews vous présente une idée d'achat solidaire ou éthique. Cette semaine, on vous parle de la Bière de Groix, produite sur le sol de l’île bretonne et qui s'inscrit dans une logique d'économie circulaire.

Crédit photo : La Bière de Groix.

L’île de Groix, ses maisons colorées, son petit port accueillant, son climat morbihannais… et sa bière ! Comme Belle-Île ou l’Île d’Oléron, ce bout de terre de l’océan Atlantique a désormais sa propre marque de bière. Sobrement nommée la Bière de Groix, elle allie préservation de la biodiversité, économie circulaire et redynamisation du territoire. À l’origine du projet, Jean-Pierre Rennaud, directeur pendant 15 ans de la brasserie Kronenbourg de Rennes et ancien directeur environnement de Danone, qui a fait de l’île son refuge et a voulu lui redonner une réelle valeur économique et écologique. 

Soutenu par la région Bretagne, il lance son idée au mois d’avril 2018 en semant une douzaine de variétés d’orge sur les sols de l’île. Le climat de Groix, sa pluviométrie et sa minéralité en font un terrain idéal, où se cultivait déjà le blé à l’époque de Louis XIV. En cinq mois, la brasserie sort de terre et, en juillet 2019, son premier brassin, appelé GX, apparaît dans les 17 cafés de l’île, d’abord en version blonde puis en ambrée.

Cultiver en agriculture régénératrice 

Réconcilier respect du terroir et développement économique, c’est l’ambition de Jean-Pierre Rennaud. Les bières de la marque sont presque intégralement groisillonnes (seul le houblon est acheté dans le Morbihan) et leur production s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire. 

Pour cultiver l’orge, Jean-Pierre Rennaud s’appuie sur l’expertise de Jean-Philippe Turlin, un cultivateur qui défend l’idée d’une agriculture dite « régénératrice » ou « de conservation ». Dans ce mode de culture, c’est le respect des sols qui prime. Utilisation de fertilisants et labour de la terre sont donc proscrits. Le semis est ainsi introduit directement dans le sol et, afin de ne pas l’éroder, l’agriculteur répand un couvert végétal sur les champs et pratique la rotation des cultures. Il s’agit avant tout de bien nourrir la terre pour obtenir un grain de qualité.

Les déchets organiques, eux, sont transformés en compost pour assurer la fertilité des sols. Quant aux drèches, les résidus des brassages, ils sont utilisés par la biscuiterie Ti Dudi Breiz, aussi installée sur l’île, pour confectionner de petits gâteaux.

Créer de la richesse sur le territoire 

Parallèlement à sa démarche écologique, Jean-Pierre Rennaud veut également contribuer à créer de la richesse sur le territoire. Il en redynamise ainsi la filière agricole et entend participer à son développement économique. Il travaille notamment à un projet d’autonomie électrique grâce à la méthanisation de déchets biologiques et espère initier une activité de maintenance des équipements de brasserie. 

Actuellement distribués dans les bars et cafés de l’île et dans quelques villes comme Lorient, les brassins blonds et ambrés de la GX seront prochainement disponibles à l’achat sur le site de la marque. 

Audrey Parvais 

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