« Alt au capitalisme » : la nouvelle campagne des Licoornes
Du 1er juin au 15 juillet, l’association Les Licoornes, qui regroupe des coopératives engagées pour une transition écologique et sociale, lance sa campagne « Alt au capitalisme ». L’objectif est de « faire des alternatives coopératives une évidence pour l'économie française ».
À l’approche des élections présidentielles de 2027, l’association Les Licoornes lance une campagne de financement participatif pour mettre le modèle des coopératives au centre du débat public. L’idée est de lever des fonds, entre le 1er juin et le 15 juillet, pour financer une campagne de « plaidoyer grand public », entre l’automne et les élections présidentielle et législatives. Il s’agit de faire connaitre ce modèle aux Français afin qu’ils « comprennent l’intérêt de son développement pour rendre l'économie plus démocratique et plus alignée avec les enjeux sociaux et les limites planétaires. »
Un regroupement de coopératives
Créées en 2021, les Licoornes regroupent aujourd'hui 16 coopératives, dont le fournisseur d’électricité Enercoop, le distributeur Biocoop, le média Blast ou encore la plateforme de vente en ligne Label Emmaüs. Ces coopératives ont en commun de mettre en œuvre des pratiques économiques alternatives au capitalisme, dans des secteurs variés : énergies renouvelables, alimentation biologique, téléphonie, covoiturage, seconde-main...
L’association sensibilise au développement des coopératives, au service de la transition écologique. Elle organise notamment le festival L’Onde de coop, à l’Académie du climat, qui aura lieu cette année le 22 septembre, et communique sur les réseaux sociaux pour toucher un plus grand public.
Pour les Licoornes, l’objectif « n’est pas de remplacer le capitalisme mais de mettre en avant les alternatives qui existent déjà », d’où le nom de la campagne. Les alternatives présentées sont les coopératives, des entreprises reposant sur deux piliers : la gouvernance démocratique et la lucrativité limitée.
En effet, les sociétaires, c’est-à-dire les personnes qui détiennent des parts sociales de la coopérative, participent aux prises de décisions politiques et stratégiques de manière égale, selon la règle « une personne = une voix ». En outre, « la majorité des bénéfices » ne sert pas à rémunérer le capital mais est « réinvestie dans le projet » pour le faire fructifier.
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Promouvoir des alternatives au capitalisme
L’objectif de cette campagne est de financer « la publication d’un livre blanc » et de mobiliser des « experts et des relais » dans les médias afin « d’organiser un débat sur les coopératives de la transition avec les partis politiques ». Pour l’occasion, une vidéo a été publiée sur internet avec la participation de nombreux humoristes, de créateurs de contenu engagés, des dirigeants des coopérations ainsi que du président d’ESS France, Benoît Hamon.
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Les capitalistes y sont représentés sous les traits de dinosaures pour « souligner de façon décalée et humoristique », la manière dont ce modèle est « poussiéreux, ringard, moribond et à l'opposé d'un modèle coopératif moderne, démocratique, jeune et enthousiasmant ». La vidéo cumule déjà 590 000 vues. La campagne a déjà permis de collecter plus de 40 000 euros via la plateforme Ulule, en plus de donner de la visibilité au modèle coopératif. Les organisateurs visent les 100 000 euros collectés d’ici au 15 juillet.
Bertille Ramboer 