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Par Carenews INFO - Publié le 30 janvier 2024 - 11:30 - Mise à jour le 30 janvier 2024 - 12:11 - Ecrit par : Camille Dorival
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Deux tiers des Français ont déjà entendu parler d'économie sociale et solidaire

Le Baromètre 2023 de l'entrepreneuriat social vient d'être dévoilé. Il interroge à la fois un échantillon représentatif de Français et un échantillon d'entrepreneurs sociaux à propos de l'économie sociale et solidaire et de l'entrepreneuriat social, sans vraiment distinguer ces deux notions.

Infographie. Crédit : Carenews.
Infographie. Crédit : Carenews.

 

66 % des Français ont déjà entendu parler d'économie sociale et solidaire (ESS) : c'est l'un des enseignements du Baromètre 2023 de l'entrepreneuriat social, réalisé par OpinionWay pour Convergences, et qui vient d'être dévoilé. Le baromètre interroge un échantillon de 1 000 Français de plus de 18 ans représentatif de la population française.

Certes, cette proportion doit inclure un nombre important de personnes qui ont une idée vague de ce qu’est l’ESS mais ne sauraient pas la définir de manière très précise. Mais c'est tout de même un chiffre non négligeable, et en hausse, puisque les Français n'étaient que 60 % en 2021 à avoir entendu parler d'ESS. 

La notion d'ESS devance d'autres concepts chez les Français. En effet, seuls 38 % d'entre eux ont entendu parler d'« entrepreneuriat social », et 14 % d'« entreprise à mission », notion récente puisque créée par la loi Pacte de 2019, mais pourtant largement médiatisée. 

 

Baromètre de l'entrepreneuriat social. Crédit : Carenews.
Baromètre de l'entrepreneuriat social. Crédit : Carenews.

 

L'entrepreneuriat social est associé à la lutte contre les inégalités et l'exclusion 

 

C'est d'ailleurs la principale limite de ce baromètre : utiliser aussi bien la notion d'ESS que celle d'entrepreneuriat social dans les questions posées, sans forcément les distinguer, et en utilisant ces termes alternativement, en supposant qu'ils désignent la même chose. Reconnaissons néanmoins que dans l'esprit du plus grand nombre, les deux notions recouvrent à peu près les mêmes acteurs. 

Lorsqu'on leur demande à quels thèmes ils associent l'entrepreneuriat social, donc, les Français citent le plus souvent la lutte contre les inégalités sociales et l'exclusion (83 % en incluant ceux qui l'y associent « beaucoup » et ceux qui l'y associent « assez »), puis la lutte contre la pauvreté (76 %) et la transition écologique (66 %). Sont moins souvent cités la croissance économique (51 %) et le numérique (44 %). 

 

Le changement climatique, problème le plus urgent pour les entrepreneurs sociaux

 

Par ailleurs, dans le cadre de ce baromètre, OpinionWay a consulté un échantillon de 80 « entrepreneurs sociaux » (sans qu’on sache si ces entrepreneurs dits sociaux sont en réalité des entrepreneurs de l’ESS ou non) sur divers sujets. Comme en 2022, le changement climatique vient en tête des problèmes les plus urgents à résoudre pour ces entrepreneurs (61 %), suivi de la pauvreté (49 %) et du manque de cohésion sociale (46 %). Le classement fait par l'ensemble des Français est légèrement différent : eux placent en tête la pauvreté (47 %), suivie de la délinquance (46 %), puis du changement climatique (42 %) et de la santé (39 %). 

À propos des niveaux de rémunération dans l'ESS, les entrepreneurs sociaux sont 71 % à estimer que, comparativement aux entreprises classiques, les métiers de l'ESS ne sont pas suffisamment rémunérés. 19 % estiment néanmoins qu'ils sont justement rémunérés et 3 % trop rémunérés. 

Globalement, l'attractivité de l'ESS est néanmoins bonne auprès de l'ensemble des Français : ainsi, 66 % d'entre eux se disent « attirés par l'économie sociale et solidaire pour consommer autrement », 39 % « pour y travailler », 31 % « pour y agir comme bénévole » et 22 % pour « y lancer leur propre activité ». 

 


À lire aussi : Maxime Baduel : « Nous souhaitons rendre l'économie sociale et solidaire plus visible » 


 

L'impact de la crise énergétique et des guerres 

 

Par ailleurs, une partie des questions du baromètre se rapporte à l'impact des crises sur l'ESS. 42 % des « entrepreneurs sociaux » interrogés disent avoir réorienté, ou envisager de le faire, tout ou partie de leurs activités en raison de la crise énergétique. C'est le cas de 22 % des entrepreneurs en ce qui concerne la crise sécuritaire liée aux guerres et conflits. 

Lorsqu'on leur demande ce qui freine le plus le développement de leurs activités, 44 % citent un manque de moyens financiers, 20 % plus spécifiquement la baisse des financements publics, et 18 % un manque de partenariats avec d'autres entreprises. 

Par ailleurs, 74 % des entrepreneurs sociaux interrogés estiment que les opportunités de développement de l'ESS sont favorables ou très favorables en France. Ils étaient 93 % à le penser en 2016. 

 

Camille Dorival 

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