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Par Carenews INFO - Publié le 3 février 2022 - 16:00 - Mise à jour le 3 février 2022 - 16:00 - Ecrit par : Lisa Domergue
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Léa Moukanas (association Aïda) « Lorsque vous créez une association à 15 ans, vous vous construisez en même temps que le projet »

Léa Moukanas a crée Aïda à l’âge de 15 ans pour accompagner les jeunes touchés par la maladie. L’association compte 21 salariés, mobilise 2 500 bénévoles et intervient dans une cinquantaine d’hôpitaux partenaires. Portrait.

Crédit photo : LinkedIn de Léa Moukanas.
Crédit photo : LinkedIn de Léa Moukanas.

 

Prix de la femme d’influence dans la catégorie « espoir », classée parmi les 15 jeunes leaders « positifs » par Positive Planet… Léa Moukanas accumule les distinctions. Cette jeune étudiante de 23 ans est la présidente-fondatrice d’Aïda, un groupe associatif œuvrant dans la santé « pour et par » les jeunes. 

« Vous êtes trop jeune »

Née à Beyrouth et ayant grandi aux États-Unis, c’est après le décès de sa grand-mère, touchée d’une leucémie, que Léa Moukanas émet l’envie de s’engager : « Ma grand-mère était très active dans le milieu associatif libanais, j’ai voulu en faire de même. » À l’époque âgée de 14 ans, elle est néanmoins très rapidement confrontée à la réalité de son jeune âge et doit faire face à de nombreuses réserves des associations. « Vous êtes trop jeunes, revenez lorsque vous aurez le bac », lui disait-on. 

En parallèle, elle se rend compte que la maladie n’a pas d’âge et que de nombreux jeunes sont hospitalisés. Face à ces deux constats, l’adolescente décide de créer sa propre association, Aïda, « pour permettre à des jeunes d’aller rendre visite à d’autres jeunes dans les hôpitaux ». 

Un an et demi de « battle »

L’idée est trouvée. Il s’agit désormais de la structurer. Auparavant, l’âge minimum légal pour créer une association était de 16 ans. Léa Moukanas a donc dû faire preuve d’imagination, du haut de ses 15 ans, pour lancer son association : 

J’ai collé mon bulletin de notes au-dessus des statuts de l’association. Ma mère l’a donc signé, pensant signer mon bulletin. 

Prochaine étape : convaincre le premier hôpital de collaborer avec l’association. Une fois encore, le jeune âge de sa fondatrice semblait être un frein : « Il est vrai qu’au début, il y avait du mépris et du rejet. » Pour autant, Léa Moukanas ne dénonce pas un « racisme des jeunes » et comprend que le secteur hospitalier est un milieu où il faut « se faire sa place ». Après un an et demi de « battle », Aïda célèbre son premier partenariat. « Après cela, il y a eu une avalanche de presse et des demandes d’hôpitaux pour collaborer avec l’association. »

Concilier engagement et études

Outre son engagement entrepreneurial auprès d’Aïda, Léa Moukanas est également étudiante à Sciences Po et à la Harvard Kennedy School. « Lorsque vous créez une association à l’âge de 15 ans, vous vous construisez en même temps que vous construisez un projet », fait-elle remarquer.

Sept ans après sa création, Aïda est désormais un groupe associatif divisé en trois activités : l’accompagnement des jeunes touchés par le cancer, le soutien à la recherche et à la vulgarisation de la maladie et la sensibilisation des jeunes à la maladie. Aïda emploie aujourd’hui 21 salariés et peut compter sur plus de 2 500 bénévoles qui interviennent au sein de 50 hôpitaux partenaires.  

 

Lisa Domergue 

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