QVCT : cinq enjeux dont les entreprises doivent s’emparer
Comment mieux concilier performance économique et bien-être des salariés ? De la semaine de quatre jours au soutien des salariés aidants, en passant par le télétravail ou la prévention de la sédentarité, des réponses se construisent au sein des entreprises. Pour l'été, Carenews a sélectionné cinq articles qui éclairent des grands défis de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).
Pour lutter contre la fatigue de leurs employés, certaines entreprises rendent possible la sieste au travail. « Salles de sieste », « salle de détente » ou « salle de repos » : ces espaces ont vocations à offrir aux salariés la possibilité d’un moment de pause ou de sommeil loin de l’agitation.
Tandis que dans des pays comme la Chine, le « droit au repos » le midi est inscrit dans la constitution, la pratique se développe encore timidement en France. Pourtant, cette pause permettrait de pallier la dette de sommeil qui a de nombreuses conséquences sur notre santé. « Réduction de la concentration, moindre tolérance à la douleur, prise de poids, affaiblissement du système immunitaire et développement de maladies auto-immunes » en font partie. La pratique de la sieste peut ainsi agir « presque comme un médicament », explique le scientifique Brice Faraut dans notre article.
Depuis 2025, des entreprises volontaires mènent une expérimentation autour de la semaine de quatre jours. Elles sont accompagnées par l’organisation 4jours.work. « La semaine de travail n’a pas été repensée depuis les années 1920. Le but est de sortir des postures idéologiques et d’objectiver le débat », explique Philippe du Payrat, cofondateur de la structure qui porte l’expérimentation.
Cette réorganisation du temps de travail vise par exemple à répondre à la baisse de l’engagement et aux forts taux de burn-out.
La France compte 8 à 11 millions d’aidants qui assistent un proche en situation de dépendance en France. Parmi eux, 58 % exercent une activité professionnelle en parallèle. Comment conjuguer vie active et vie personnelle quand cette dernière est chamboulée par la maladie d’un proche ? Certains employeurs ont décidé de répondre à ces situations en instaurant des dispositifs de soutien.
Parmi eux, la possibilité de faire plus de télétravail ou encore de bénéficier de jours supplémentaires, hors congés payés.
Du chemin reste cependant à faire. D’après l’Observatoire solidaire, 82 % des personnes concernées voudraient que leur entreprise les accompagne davantage.
Selon un sondage diffusé par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), une entreprise sur dix indique avoir supprimé la possibilité de travailler à distance ou diminué le nombre de jours autorisés en 2025.
Le télétravail est pourtant plébiscité par de nombreux acteurs. Les salariés interrogés mettent en avant les avantages de la pratique en termes d’équilibre personnel, de concentration et de repos. L’Insee souligne de son côté un effet positif du travail hybride sur la productivité du travail.
La sédentarité au travail représente un risque majeur pour la santé. « Elle augmente les risques de cancer, d’accidents vasculaires cérébraux et d’accidents cardiovasculaires purs de 30 % », souligne François Carré, président du collectif Pour une France en forme dans notre article. « Elle accroît également le risque d’avoir une maladie chronique comme le diabète, de l’hypertension artérielle ou des maladies neurodégénératives », ajoute-t-il.
De son côté, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) estime que plus de 37 % des adultes français sont en position assise plus de huit heures par jours et que 95 % d’entre eux ne pratiquent pas suffisamment d’activités physiques. Pourtant, ce phénomène est encore peu pris en compte par les entreprises même si certaines commencent à s’y intéresser.
Chez celles qui agissent, la prise en compte du problème reste cependant souvent partielle, limitée à l’action individuelle des salariés. Or, « c’est surtout en travaillant sur des axes organisationnels que l’on va agir sur la sédentarité », considère la psychologue du travail Aicha Naib dans notre article.
La rédaction 