Service civique : les missions de « milliers de jeunes » de nouveau gelées, alerte le Mouvement associatif
En l’absence de vote sur le budget, les entrées en mission de service civique sont gelées, s’alarme le Mouvement associatif, dans un post publié sur le réseau social LinkedIn le 15 janvier.
Comme un air de déjà-vu pour les associations. Pour la deuxième année consécutive, en l’absence de vote sur le budget par le Parlement avant le 31 décembre, les entrées en mission de service civique sont gelées. « Malgré les alertes répétées des associations, aucune mesure n’a été prise pour éviter ce blocage », déplore le Mouvement associatif dans un post publié sur Linkedin le 15 janvier.
« Aucune nouvelle mission de service civique ne pourra débuter » et « aucun nouveau contrat » ne pourra être signé, précise l’Agence du service civique sur son site internet. Les missions déjà engagées, elles, sont maintenues, comme celles « dont le contrat a été signé avant le 1er janvier 2026 ». Pour les autres, il s’agit d’une « suspension temporaire », indique l’Agence.
« Les conséquences sont lourdes : des milliers de jeunes se retrouvent privés d’une opportunité d’engagement en plein milieu de l’année scolaire tandis que les organismes d’accueil, publics comme associatifs, déjà fragilisés par les gels successifs de 2024 et 2025, voient une bonne part de leurs missions d’intérêt général suspendues ou annulées », peut-on lire sur la publication du Mouvement associatif.
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Une baisse l’année dernière
Dans ce contexte, les associations « engagées au sein de la Plateforme interassociative pour le service civique » demandent une levée de ce gel dans l’attente du vote d’un nouveau budget.
Le projet de budget pour 2026 présenté en octobre dernier par le gouvernement fixait un objectif de 110 000 jeunes, avec une enveloppe de 465 millions d’euros. Cela correspondait à une baisse de 114 millions par rapport à 2025. Le nombre de jeunes visés, fixé à 150 000 début 2025, avait déjà été abaissé en mai à 135 000 en raison des restrictions budgétaires, suscitant l’indignation des associations.
En première lecture de la loi de finances, les sénateurs avaient relevé la cible pour 2026 de 110 000 à 135 000 missions. Les associations appellent dans leur post les « responsables politiques » à « confirmer [cet] accord transpartisan ».
Le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans (ou 30 ans pour ceux en situation de handicap) de réaliser des missions d’intérêt général au sein d’organismes sans but lucratif ou publics, pendant six à douze mois. En échange, ils reçoivent une rémunération de 620 euros par mois, dont une contribution de l’État de 504,98 euros nets. 875 000 jeunes ont effectué une mission depuis 2010.
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Célia Szymczak 