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Par Carenews PRO - Publié le 4 juin 2021 - 16:15 - Mise à jour le 4 juin 2021 - 16:34
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Handicap : la RSE au service de l’inclusion dans les entreprises

Lors de la journée Inclusiv’Day du jeudi 3 juin, de nombreuses entreprises ont pu mettre en avant leur politique RSE comme un moteur d’inclusion de salariés handicapés. Détails.

Handicap et inclusion dans la RSE. Crédit : iStock
Handicap et inclusion dans la RSE. Crédit : iStock

 

Le Salon Handicap, Emploi et Achats responsables a fait peau neuve cette année et devient Inclusiv’Day. Comprenez le rendez-vous des entreprises inclusives et des innovations sociales. Pourquoi ce changement ? Une volonté d’aller au-delà du handicap, qui reste toujours la thématique centrale de l’événement, mais en s’ouvrant sur de nouveaux sujets comme l’insertion des personnes éloignées de l’emploi, la visibilité des personnes LGBT en entreprise, etc.   

Des aides pour faciliter l’emploi

 

Le taux d’emploi des personnes handicapées est de 3,8 % aujourd’hui. Cela peut paraître peu mais en fait c’est un vrai levier. Et surtout un regard qui change. Les entreprises ont bien compris qu’en faisant de la performance sociale, elle travaillait sur la performance économique. 

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées, s’est réjouit que les 140 entreprises mobilisées pour porter le Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées dans la vie économique, soient réunies aujourd’hui en association, sur la base des dix engagements qu’elles avaient pris. 

Nous venons d’annoncer, avec le Premier ministre, une prorogation jusqu’au 31 décembre 2021, de l’aide à l'emploi des personnes en situation de handicap, soit 4 000 euros pour tout CDD de plus trois mois ou en CDI. Aujourd'hui, ce sont 11 000 contrats signés et 60 % d'entre eux sont en CDI. Et il cible des TPE et PME », a expliqué la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées.   

Autres mesures, une aide de 8 000 euros pour l'apprentissage à destination d’entreprises qui prendraient des personnes handicapées apprenties, et plus de moyens du FIPH (fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique). Pour Sophie Cluzel, « un apprenti en situation de handicap ne coûte presque rien à une entreprise. Nous sommes sur une base de 6 500 contrats créés. Ces deux mesures sont sans limite d’âge ». 

 

nouveau baromètre emploi/ handicap en entreprise

 

Avec le Manifeste inclusion, la secrétaire annonce travailler sur un index complémentaire, composé de cinq ou six indicateurs comme le taux d’emplois directs, les achats inclusifs, le nombre d’apprentis en situation de handicap qui ont été intégrés dans l’entreprise, etc. Ce nouveau baromètre emploi/ handicap fonctionnerait un peu comme l’index égalité femmes-hommes. Il sera publié dès le mois de juillet. 

« On ne progresse bien que sur ce qui se mesure. Les personnes qui souhaitent rejoindre une entreprise voient que celle-ci est handi-accueillante et qu’elle en a fait une vraie responsabilité sociétale de son entreprise en affichant sa politique RH inclusive. C’est aussi une façon de transformer le management à l’intérieur de l’entreprise quand on individualise le management c’est au profit de tous », a tenu à rappeler la secrétaire d’Etat.

Des progrès sont attendus sur la question du recrutement. La secrétaire d’Etat a rappelé que les employeurs devraient exiger des cabinets de recrutement un meilleur sourcing des talents en situation de handicap, même si cela doit passer par de la discrimination positive.

« Il faut ouvrir cette porte et faire en sorte que les recruteurs puissent recevoir les potentiels. Je pense qu’il faut afficher son handicap sur son CV pour qu’il soit un bonus. Nul n’est inemployable. Et osons l’emploi car c’est source de performances », a conclut Sophie Cluzel.

 

Comment la RSE peut booster l’engagement des collaborateurs ?

La politique RSE du Groupe APICIL a été saluée lors d'une conférence, pour sa stratégie employeur en inclusion et diversité. 

Sofiene Chaabani, responsable domaine RH et Damien Dumas, directeur de la stratégie du Groupe APICIL ont partagé les résultats d'un dernier sondage où les jeunes générations étaient interrogées sur leurs perspectives de carrière dans une entreprise. A la question, « la raison d’être est-elle devenue un argument de recrutement ? », la majorité ont répondu que ce n’était « pas vraiment » ce qui les faisait rejoindre une entreprise. Pour les jeunes issus d’écoles de commerce, 76 % d'entre eux souhaitent un poste en phase avec leurs valeurs. Et autre résultat mis en évidence par les deux collaborateurs de APICIL, Le niveau d’exigence des jeunes vis-à-vis d’une entreprise qui pratique l’inclusion est plus élevé que dans la population générale. 

 

Le Groupe APICIL s'évertue à rendre des comptes aux collaborateurs des sujets de la RSE, détaille Sofiene Chaabani, grâce à un tableau de bord qui suit la stratégie et 20 indicateurs dont trois sur la dimension RSE, notamment, sur l’inclusion pour vérifier que ce qu’on s’était engagé à faire, nous le faisons bel et bien. C’est partagé tous les trimestres avec les collaborateurs. 

« Cette notion de mesure est importante, particulièrement concernant les engagements envers les associations. Nous avons la charte de la diversité, celle pour les personnes LGBT, et les accords « diversité et inclusion », pour mettre en place des actions de sensibilisation et de formation auprès des collaborateurs. Cela permet de se mettre dans une démarche d’amélioration en continu, et cette thématique est une question permanente », complète Damien Dumas, directeur de la stratégie. 

Le groupe APICIL accompagne depuis plus de trois ans Damien Seguin, le premier handisportif à faire le Vendée Globes et à le finir. Lors des rencontres avec le sportif, les collaborateurs s'impliquent fortement pour aller sur les stands au départ et à l’arrivée de la course. 

« La raison d’être d’une entreprise permet d’affirmer des convictions. L'entreprise apparaît comme un facteur de brassage dans un monde moins individualiste, qui permet de vivre cette inclusion, cette diversité et de l'expérimenter soi-même, alors cela va rayonner au-delà de la sphère professionnelle et permettre à l’ensemble des collaborateurs de progresser dans ces dimensions-là. Nous sommes à la frontière entre une seule relation, employé et employeur, et quelque chose que l’on souhaite faire rayonner bien au-delà. Nous avons tous un point commun, c’est d’être différents. Et quand on l’accepte on ne peut être que convaincu », conclut Sofiene Chaabani, responsable domaine RH. 

 

La rédaction 

 

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