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[BEST OF] Ces initiatives solidaires qui font bouger la cause des réfugiés

[BEST OF]  Ces initiatives solidaires qui font bouger la cause des réfugiés
Cette année, à l’occasion de la journée mondiale des réfugiés le 20 juin, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) dressait un sombre constat : 68,5 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été contraints de quitter leur pays d’origine en raison de violences ou de persécutions en 2017. Depuis plusieurs années, la crise des réfugiés nous interroge, elle met l’accent sur certains maux de notre société : nous y avons consacré le numéro d’automne 2017 de Carenews Journal. Une urgence humanitaire qui met paradoxalement en lumière l’implication et la solidarité dont peuvent faire preuve les associations, les institutions ou les entreprises, qui se mobilisent conjointement pour porter offrir un toit, développer des solutions innovantes ou encore promouvoir l'inclusion des personnes réfugiées.


 

68,5 millions de personnes sans drapeau : l’urgence humanitaire qui mobilise

 

 

En 2017, 68,5 millions de personnes avaient le statut de réfugié. La solidarité autour de cette thématique est protéiforme et rassemble des acteurs pluriels. L’an passé, la Fondation Ikea s’associait à l’UNHCR pour leur offrir un toit avec son projet Better Shelter. Pour venir en aide aux exilés, les associations se répartissent les tâches : l’association Parcours d’exil propose par exemple un accompagnement spécialisé pour soigner les traumatismes vécus par les demandeurs d’asile. D’autres distribuent des aides alimentaires et sanitaires, à l’instar de Va te faire cuire un œuf, qui travaille plus en proximité.

 

Cette mobilisation suscite parfois des réactions de colère ou d’indignation. Face à l’accumulation de messages à caractère haineux déclenchée par son « Kit dignité pour les réfugiés », l’ONG Solidarités International réagissait avec une campagne frappante pour rappeler ses valeurs de solidarité universelle.

 

 

Techfugees, le numérique au service de la solidarité internationale

 

 

L’intégration des réfugiés dans leur terre d’accueil passe par la création de solutions technologiques et innovantes. En octobre 2017 se tenait à Paris la première édition du Techfugees Global Summit, pour valoriser les solutions promouvant l’inclusion des personnes réfugiées par le numérique, telle que la blockchain, technologie permettant de se doter d’une identité légale pour accéder aux transactions sécurisées en ligne. Cette année, le Sommet se tiendra à la Station F, les 25 et 26 octobre 2018.

 

Le numérique peut aussi être utilisé pour sensibiliser : c’est ce que propose « Path Out », un jeu vidéo d’aventure qui retrace l’histoire de son concepteur pour raconter d’une manière différente la crise des réfugiés et casser les préjugés. L’application Refugeye, quant à elle, est une solution innovante voulant rompre la barrière de la langue, elle permet aux réfugiés de communiquer à l’aide de pictogrammes.

 

 

Des initiatives audacieuses pour l’inclusion professionnelle des talents exilés

 

 

Parce que « réfugié » n’est pas une catégorie socio-professionnelle et encore moins un métier, des projets ont vocation à promouvoir le talent avant le statut. L'Atelier des Artistes en Exil en est l’une des illustrations : l’association accueille les artistes et met à disposition du matériel. Elle organisait, en novembre 2017, le festival « Visions d’exil » au Palais de la Porte dorée. Une perspective d'inclusion et de solidarité que partage aussi la communauté Singa,qui propose depuis 2012 des programmes structurés d’accueil et d’accompagnement à l’entrepreneuriat des nouveaux arrivants, soutenue par exemple par la Fondation Total.

 

Et parce qu’étudier devrait aussi être un droit inaliénable, le programme Kiron permet aux réfugiés de commencer ou de poursuivre leurs études en France gratuitement, au travers d'une plateforme numérique. La cause mobilise aussi certaines écoles, comme l’ENS rue d’Ulm qui propose un Programme Étudiant.e.s Invité.e.s, géré par MigrENS. Cette association est ancrée dans le réseau inter-universitaire RESOME, collectif qui regroupe de nombreuses institutions telles que Nanterre, Paris VIII, l’EHESS ou encore Sciences Po, à l’origine du programme Kiron.


 

La mobilisation discrète, mais efficaces des entreprises


 

Nous en parlions dans notre numéro d'Automne 2017 : certaines fondations d'entreprise ont fait de la cause des réfugiés l'un de leurs axes d'actions principaux. C'est ce qu'expliquait Xavier Darcos, Président de la Fondation Sanofi Espoir : "Tous ceux qui ont les moyens d'agir, les acteurs publics, les institutions, les particuliers, les entrepreneurs... doivent désormais collaborer, s’ils visent à l’efficacité et non au coup-par-coup ou à la dispersion des énergies." Une philosophie de la co-construction appliquée aussi par Total, qui soutient, de concert avec Sanofi, la Société Générale ou encore le Club Med, un programme innovant de co-training entre salariés et réfugiés : Kodiko. Enfin, le géant mondial Carrefour déploie aussi, au travers de sa Fondation, un ensemble de programmes et d'aides d'urgence à la faveur des réfugiés, notamment syriens et irakiens.

 

 

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