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Par Carenews INFO - Publié le 29 juin 2020 - 09:00 - Mise à jour le 29 juin 2020 - 09:00
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De la déchetterie au salon, Circouleur recycle nos fonds de pots de peinture

Comme chaque lundi, Carenews vous présente une initiative inspirante pour bien commencer la semaine. Créée en 2017 par Maïlys Grau, ingénieure chimiste, Circouleur est la première entreprise française de revalorisation des peintures inutilisées. Lauréate de nombreux prix en entrepreneuriat social, la startup emploie aujourd’hui onze personnes.

Crédit photo : Circouleur.

De fond de pot en fond de pot, ce sont environ 28 millions de litres de peinture qui sont déposés en déchetterie en France chaque année, puis incinérés… « Je suis chimiste, je sais ce qu’il y a dans une peinture et ce n’est pas fait pour servir de combustible ! » assure pourtant Maïlys Grau, présidente-fondatrice de Circouleur, première entreprise française de recyclage de peinture. C’est en apprenant que les peintures sont recyclées depuis plus de 20 ans au Québec que l’ingénieure chimiste s’est lancée, il y a trois ans, dans la création de la première filière de recyclage de peinture française.

70 % de matière première recyclée

Circouleur collecte les peintures inutilisées dans une trentaine de déchetteries partenaires près de Bordeaux. Elle les trie ensuite par couleur, et les revalorise en laboratoire. La reformulation, différente pour chaque lot, permet d’obtenir une peinture de qualité équivalente aux peintures non recyclées. Pour assurer cette qualité optimale, de la peinture neuve doit parfois être ajoutée. Mais celle-ci ne dépasse jamais 30 % de la composition finale, assure l’entreprise. Ce fonctionnement en économie circulaire fait que les peintures Circouleur ont un impact environnemental bien plus faible que leurs homologues neuves.

Circouleur, lauréate du Trophée de l’économie circulaire 2018, s’est également vue remettre le prix Créenso (Créateur d’une entreprise sociale), décerné par l’école de commerce IÉSEG et la Fondation Ceetrus pour l'entrepreneuriat social. À la clé : une aide financière de 10 000 euros et une année de mécénat de compétence de la part d’un étudiant en master de l’IÉSEG.

Quinze nuances et onze salarié·e·s

En plus d’un bilan carbone nettement inférieur aux peintures neuves (divisé par douze, selon l’entreprise), les peintures recyclées de Circouleur ont un très faible taux de composés organiques volatils (COV), ce qui assure une meilleure qualité de l’air. « Les pots que nous récupérons ont déjà été ouverts : les COV se sont donc déjà volatilisés. Nos peintures recyclées sont classées A+ et sont celles qui émettent le moins de COV, moins de 30 µg/m3 (le seuil A+ est fixé à <1000 µg/m³) », peut-on lire sur le site. Cet atout rendrait les peintures Circouleur particulièrement adaptées aux « bâtiments destinés aux personnes sensibles (hôpitaux, Ehpad, crèches…) ».

Destinés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnel·le·s, les peintures recyclées se trouvent aujourd’hui « en magasin dans la région bordelaise, dans le nord de la France et très bientôt un peu partout ». Il est également possible de se procurer les quinze nuances dans la boutique en ligne. L’entreprise compte aujourd’hui onze salarié·e·s, et privilégie le recrutement de personnes handicapées ou éloignées du monde du travail.

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