Aller au contenu principal
Par Carenews INFO - Publié le 22 avril 2020 - 09:00 - Mise à jour le 22 avril 2020 - 09:00
Recevoir les news Tous les articles de l'acteur

[EN IMAGES] WeDressFair part à l’assaut du greenwashing avec sa campagne #duvraipasduvert

A l’occasion de la Fashion Revolution Week, le site de mode responsable WeDressFair a lancé sa campagne #duvraipasduvert. L’objectif : sensibiliser au greenwashing, qu’elle craint de voir fleurir dans le monde « d’après ».

Crédit photo : WeDressFair.

Le 24 avril 2013, dans la capitale du Bangladesh, l’immeuble du Rana Plaza s’effondrait. La chute de ce bâtiment, qui abritait six usines textiles, a tué 1 138 personnes et en a blessé plus de 2 000. L’indignation suscitée par la catastrophe a débouché en France sur l’adoption d’une loi historique « sur le devoir de vigilance des sociétés-mères et entreprises donneuses d’ordre » en 2017. 

Depuis cinq ans, dans plus de 130 pays, la semaine de ce triste anniversaire est célébrée la Fashion Revolution Week. À l’initiative de la créatrice de mode engagée britannique Carry Somers, le collectif éponyme encourage à « consommer la mode autrement, à s’interroger sur ceux·elles qui la fabriquent et à réfléchir aux atteintes portées à l’humain et à l’environnement tout au long de ce processus complexe ». Le thème de l’édition 2020 ? « Consommation de masse : la fin d’une ère »


> A lire aussi : Notre dossier sur la mode durable


Contre le greenwashing comme outil pour « relancer la machine »

Et même confinée, l’équipe de WeDressFair, un site marchand qui répertorie des marques engagées dans la mode responsable, s’est mobilisée. Avec en ligne de mire les risques des suites de l’épidémie de Covid-19 dans l’industrie de la mode, comme l’explique l’entreprise sociale dans un communiqué :

« Si on peut espérer de vrais changements de comportements d'achat, on peut malheureusement aussi s'attendre à voir fleurir les discours "green", souvent peu suivis d'actions concrètes. Autrement dit, du greenwashing, comme outil pour tenter de “rattraper le retard”, et “relancer la machine”. Redémarrer la machine au prix de la planète, des travailleurs, et des consommateurs...? »


> A lire aussi : Marie Nguyen : « Les gens qui travaillent dans l’ESS ne sont pas des bisounours »


Des affiches et un appel à témoignages

Pour sensibiliser au greenwashing, WeDressFair a donc lancé sa campagne #duvraipasduvert. Quatre affiches reprennent les codes des publicités des grandes enseignes de fast-fashion, avec des messages dénonçant leurs façons de faire croire qu'elles s'engagent sur le plan social ou environnemental. « Cette combishort est produite dans des conditions inhumaines, pour un salaire dérisoire. Mais c’est écrit en vert », avertit par exemple l’une d'entre elles, avec une petite fille se trouvant en pleine nature. « Ce bonnet est un mélange de coton-pesticide, et de polyester-pétrole. Mais nous reversons 1 % de nos bénéfices à une association », indique une autre sur la photographie d’un mannequin se trouvant au milieu d’icebergs.

En parallèle de ces affiches, WeDressFair a lancé un appel à témoignages « afin que tous ceux qui le souhaitent puissent raconter leur expérience de greenwashing, et leur montrer qu'ils ne sont pas des cas isolés ». Une autre façon de dénoncer ces pratiques en multipliant les exemples, mais aussi de montrer aux marques que les consommateurs·trices ne sont pas dupes et attendent de véritables engagements. Si les noms des enseignes concernées ne seront pas dévoilés, les témoignages transmis à WeDressFair leur seront communiqués à la fin de la campagne. Car ses instigateurs ne veulent pas dévier de leur objectif  : « faire changer durablement les comportements, et proposer des alternatives. »

Mélissa Perraudeau 

Fermer

Inscription à la newsletter

Cliquez pour vous inscrire à nos Newsletters

La quotidienne
L'hebdo entreprise, fondation, partenaire
L'hebdo association
L'hebdo grand public

Fermer