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Par Carenews INFO - Publié le 27 février 2020 - 15:32 - Mise à jour le 27 juillet 2020 - 11:40
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L’ESS aux municipales, les #BlackCesars… La revue de presse du 24 février

Pourquoi les acteurs de l’ESS s’engagent-ils dans les municipales ? À quand plus de diversité dans le cinéma français ? Faut-il revoir les modèles de la philanthropie classique ? Voici les sujets à la une de notre revue de presse cette semaine.

Crédit photo : artisteer.

Les incendies en Australie, en raison de leur ampleur catastrophique, ont été suivis d’un immense élan philanthropique. Mais cet afflux d’argent est-il encore pertinent à la lumière des changements climatiques ? Pour les chercheurs canadiens du Réseau Philab, c’est non. Une tribune publiée sur The Conversation montre que le don tend à nous déresponsabiliser face au réchauffement climatique et aux catastrophes naturelles qu’il engendre. « L’argent n’achète pas tout », rappelle les chercheurs, et certainement pas les écosystèmes et les espèces animales et végétales partis en fumée. « La philanthropie a le devoir de s’adapter aux défis et aux combats qui dépassent les dimensions caritatives », concluent-ils.

La fortune de Kirk Douglas, décédé le 3 février dernier à l’âge de 103 ans, n’ira pas à ses enfants. L’acteur et philanthrope a choisi de léguer tout son héritage aux différentes organisations qu’il soutenait grâce à sa fondation. La St Lawrence University, la synagogue Sinaï Temple à Los Angeles et le Kirk Douglas Theatre, en Californie, se répartiront ainsi les 50 millions de dollars (environ 46 millions d’euros) versés au titre de dons à la Douglas Foundation. Si l’acteur avait déjà fait part de ses intentions dans les colonnes du Hollywood Reporter en 2015, Gala s’interroge sur une possible bataille sur l’héritage.

Faire du bénévolat, c’est certes bon pour les bénéficiaires des associations. Mais aussi pour les bénévoles. C’est ce qui ressort de l’article que Le Monde consacre à ces Français qui donnent un peu de leur temps à une cause, qu’elle soit sociale ou environnementale. Si le journal souligne qu’il leur donne avant tout le sentiment de se sentir utile et participe à leur bien-être, il rappelle également que faire du bénévolat a un avantage plus pragmatique : booster un C.V.

Pour d’autres, des étudiants principalement, mais aussi des actifs en reconversion, le travail gracieux est aussi l’occasion d’acquérir des compétences pour muscler un CV. »

Éric Pliez, directeur général de l’association Aurore, Juliette Bompoint, directrice du tiers-lieu culturel Mains d’Œuvres, François Dechy de Baluchon… les acteurs de l’ESS sont nombreux à avoir rejoint les listes des élections municipales. Un rapprochement qui se justifie par leur ancrage local dans les territoires, mais qui soulève toutefois une question : celle de sa pertinence pour ces candidats. 

Mais pourquoi se lancer en politique, quand ils sont déjà à pied d’œuvre sur le terrain ? Quels leviers supplémentaires le pouvoir municipal peut-il leur apporter demain ? Quels sont leurs projets ? Leurs ambitions ? Abandonnent-ils leur engagement associatif ? Anticipent-ils les renoncements qu’impose toujours l’exercice du pouvoir ? », s’interroge ainsi Frédéric Vuillod, le fondateur de Mediatico.

L’épidémie de coronavirus aura au moins eu un point positif : le ralentissement de l’économie chinoise a entraîné une diminution provisoire des émissions de gaz à effets de serre. La Chine a ainsi enregistré une réduction de 25 % de ses rejets de dioxyde de carbone au mois de février. En conséquence, les émissions mondiales de CO2 sont passées de 400 millions de tonnes à 300 millions, soit une réduction de 6 %. La chute des émissions pourrait toutefois être compensée par la réponse du gouvernement chinois pour relancer l’économie, nuance Le Figaro

Alors que la précarité menstruelle s’impose désormais dans les débats politiques, le Parlement écossais est le premier pays dans le monde à franchir le cap législatif. Mardi 26 février, il a voté une loi instaurant la gratuité des protections périodiques pour toutes les femmes, comme le rapporte Le Monde, qui publie une série d’articles sur le sujet intitulée #RèglesNonDites. 

La proposition de loi a été adoptée par 112 députés. Il n’y a eu aucun vote contre et une seule abstention. ». 

Ce mercredi 26, le Sénat a voté à l’unanimité une proposition de loi LR favorisant l’accès à la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) pour les plus de 60 ans. « La proposition de loi supprime une des 'barrières d’âge' liée à la PCH : actuellement les demandeurs doivent être âgés de moins de 60 ans. Mais si le handicap a été reconnu avant cet âge, la limite d’âge est repoussée à 75 ans. C’est cette limitation que le texte supprime » explique Sud-Ouest. Il sera ainsi possible à toute personne handicapée âgée de plus de 75 ans de demander la PCH.  Il s’agissait d’une des mesures défendues par Emmanuel Macron lors de la Conférence nationale du handicap, qui s’est tenue le 11 février dernier.

Dans un rapport communiqué à la presse ce mercredi 26 février, l’Académie de médecine souligne une dégradation de la santé des migrants. Celle-ci est notamment due aux « obstacles » imposés par les pouvoirs publics, qui « provoquent, involontairement ou non, le retard à l'accès ou même l'absence de soins », relate Le Figaro. L’institution pointe surtout du doigt le délai de carence de trois mois imposé aux exilés avant qu’ils ne puissent avoir accès aux soins. 

Mathieu Kassovitz, Olivier Assayas, Sonia Rolland, Issaka Sawadogo… ils sont une trentaine de personnalités à avoir signé une tribune dans Le Parisien réclamant plus de parité dans le cinéma français. 

Nous voulons ici pointer du doigt les paradoxes d’un pays, la France, qui nomme Spike Lee, un réalisateur et producteur afro-américain, président du jury du prochain Festival de Cannes, et qui en même temps maintient ses acteurs de couleur dans des rôles insignifiants qui ne justifieront jamais une quelconque nomination aux César. »

Ils réclament d’une voix commune plus d’inclusion pour les acteurs·trices issu·e·s de l’immigration ou des Outre-mer. La tribune fait suite à un autre texte, publié dans Le Monde, et qui réclamait plus de démocratie et de parité au sein de l’Académie des Césars. S’y ajoute la polémique créée par la présence de J’accuse, le film de Roman Polanski, au rang des nominés. Autant de sujets qui placent cette cérémonie des Césars 2020 sous le signe d’enjeux sociétaux forts. 

Audrey Parvais 

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