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Par Carenews PRO - Publié le 6 février 2020 - 18:52 - Mise à jour le 27 juillet 2020 - 11:38
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La revue de presse par Carenews : semaine du 3 février

« L'inévitable virage lucratif » des associations, « l’échec de la RSE » , le cas d’Isabelle Kocher, l’activisme philanthropique de Greta Thunberg… Voici les sujets à la une de notre revue de presse cette semaine.

Crédit photo : artisteer.

Alors que Cathy Racon-Bouzon, députée LREM des Bouches-du-Rhône, doit rendre dans les prochaines semaines ses conclusions sur sa mission concernant les moyens de concilier associations et activités commerciales, France Inter se penche sur ce sujet qui fait débat. Philippe Jashan, le président du Mouvement associatif, déplore que la part des financements publics dans l'activité du secteur soit tombée à 20 %. La conclusion de l’article ?

« Parmi les pistes de mesures sur la table du gouvernement : de nouvelles règles d'imposition des activités lucratives dans les associations, et la création de nouveaux pactes locaux de mécénat. Alors que le secteur réclame aujourd'hui, avant toute autre chose, une reconnaissance de ses spécificités et de son rôle dans le tissage du lien social. »

On a beaucoup entendu parler cette semaine de l’imminent non-renouvellement de la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher. Seule femme à la tête d’une grande entreprise du CAC 40, son cas interroge. Des responsables politiques et des chefs d’entreprise  ont plaidé en sa faveur dans une tribune publiée par Les Échos, répétant combien elle a fait d’Engie « le leader de la transition écologique »

À lire dans La Croix, le décryptage d’une décision forte du Conseil constitutionnel concernant l’interdiction d’exporter des pesticides particulièrement nocifs. Pour les Sages, la protection de l’environnement peut s’imposer face à la liberté d’entreprendre.

« C’est une décision majeure, qui marquera sans doute les annales de la lutte pour l’environnement. En validant, le 31 janvier, une disposition de la loi alimentation d’octobre 2018 sur certains pesticides particulièrement nocifs, le Conseil constitutionnel a fait valoir qu’il était possible, de façon proportionnée, de faire obstacle à la liberté d’entreprendre au nom de la protection de l’environnement. Pour les Sages, celle-ci constitue en effet un ‘objectif de valeur constitutionnelle’ que le législateur peut faire primer sur d’autres principes fondateurs. »

Greta Thunberg a fait plusieurs annonces dans un post Instagram faisant la preuve, pour ceux qui en doutaient encore, du sérieux de son activisme. La jeune écologiste ouvre une fondation, et a déposé son nom et les « Fridays for Future » (la grève étudiante pour le climat) pour se protéger de leur utilisation. Ouest-France fait le point.

« La jeune fille, qui a rallié des millions de personnes à son mouvement à travers le monde, a également annoncé la création d’une fondation à but non lucratif tournée vers l’écologie et le bien-être, ‘nécessaire pour gérer l’argent (droits d’auteur, dons, prix, etc.) de manière totalement transparente’. »

L’épidémie du coronavirus a entraîné un pic de racisme anti-asiatique en France, comme beaucoup de victimes en ont témoigné sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus. L’écrivaine Grace Ly en a tiré la tribune « Ne me demandez plus si le racisme anti-asiatique existe vraiment » sur Slate, et demande à chacun·e de prendre ses responsabilités pour enfin s’attaquer à ce problème bien ancré dans notre société. À mettre devant tous les yeux.

« Il nous faut des outils éducatifs pour les Français·es qui n'aborderont pas la civilisation chinoise. Il nous faut des moyens pour que la France enseigne sa propre histoire et y inscrive la lutte pour l'égalité et contre les discriminations dans un programme national accessible dès la plus petite enfance. »

À lire sur Slate également, une démonstration de l’insuffisance de la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) pour les emballages, « principalement dédiée au financement du coût économique de la fin de vie des emballages et du recyclage »... et un message envoyé au gouvernement.

« Dépasser cette logique de financement permettrait pourtant d'accélérer en amont la réduction des emballages. Comme le montre notre analyse, l'instrument et les données pour le faire sont disponibles. Reste à ce que l'État s'engage davantage dans la gouvernance de la REP, pour qu'elle devienne un instrument plus incitatif assurant la vérité des coûts économiques et environnementaux de l'emballage. »

Youmatter décrypte les résultats de la quatrième édition du baromètre « Salariés et entreprises responsables » réalisée par les sociétés de conseil Des Enjeux et des Hommes et ekodev en partenariat avec l’institut de sondage Occurrence. Résultat : les salarié·e·s ne se considèrent pas suffisamment informés sur la RSE de leur entreprise, et ne constatent pas de véritable transformation. 

« Pour la majorité des salariés (56 %) la RSE n’affecte l’entreprise que marginalement, sur certaines fonctions spécifiques (QHSE, communication…). Les salariés ne sont que 15 % à penser que la RSE a contribué à transformer en profondeur leur entreprise.

C’est donc globalement un constat d’échec : malgré les nombreuses années à se battre pour faire émerger de nouveaux modèles, les départements RSE ont eu du mal à imposer des transformations stratégiques. »

Congés solidaires, mécénat de compétences, aide ponctuelle de proximité… Le Parisien met en avant l’investissement réussi des employés dans les associations, avec les exemples de Natixis et de la SNCF, ainsi qu’une interview de Françoise Cosson, déléguée générale de la Fondation Orange

« Les collaborateurs en fin de carrière qui prennent leur retraite à l'issue d'une mission ont pour seul regret de quitter l'entreprise sans avoir pu partager avec leurs équipes et collègues toute la richesse de leurs expériences au sein des associations.

Le succès de ces actions est tel que nous avons récemment ouvert le mécénat de compétences à d'autres collaborateurs qui sont des jeunes talents du groupe à l'international. Cinq salariés sont ainsi partis six mois dans des associations et réintégreront après leur mission leur poste et leur parcours de développement. »

Un bel article écrit par Cheek Magazine en partenariat avec la région Île-de-France dresse le portrait de Bernadette Rwegera, fondatrice de l’association Ikambere, prix de la Solidarité des trophées ellesdeFrance. Fondée en janvier 1997, l’association accueille les femmes migrantes atteintes du VIH tout près du Stade de France à Saint-Denis.

« Elle rejoindra en 1994 l’association Sol En Si, qui accueille les familles touchées par le VIH. ‘On accueillait les enfants et les femmes mais ces dernier·e·s ne faisaient que passer, il n’y avait pas de moment de convivialité, de discussion. C’est en réalisant mon mémoire que j’ai compris à quel point les femmes étaient isolées. J’ai voulu réfléchir à quelque chose qui leur permettrait de se rencontrer, de se soutenir mutuellement.’ L’idée d’Ikambere était née. »

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