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Par Carenews PRO - Publié le 9 janvier 2020 - 14:26 - Mise à jour le 9 janvier 2020 - 15:19
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Maître Kadar, avocat et mécène de compétences chez Reed Smith

S'engager, oui mais comment ? Dans cette série de portraits dédiée aux mécènes de compétences, nous donnons la parole à celles et ceux qui donnent de leur temps et de leur énergie professionnelle au service de causes qui ont du sens. À 48 ans, maître Daniel Kadar est avocat chez Reed Smith. Il est à l’origine de la démarche pro bono mise en œuvre par le bureau français de ce cabinet à la dimension internationale.

Crédit photo : DR.

« Il y avait un no man’s land du pro bono à l’époque », se remémore maître Daniel Kadar. En 2006, un an après l’ouverture du bureau du cabinet d’avocat Reed Smith en France, cet avocat franco-allemand a dû lui-même démarcher des partenaires associatifs : « Ce n’était pas dans les mœurs de faire du mécénat de compétences, et assimilé à tort à de l’aide juridictionnelleCette dernière, fournie par l’État aux personnes n’ayant pas les moyens de rémunérer un avocat, n’a pourtant rien à voir avec le mécénat de compétences, qui consiste classiquement pour une entreprise à mettre à disposition d’une association un de ses salariés. Une démarche particulièrement développée aux États-Unis, où les avocats pro bono sont souvent le dernier recours des condamnés à mort.

Le pro bono, une fierté

Associé co-gérant au sein du bureau parisien de Reed Smith (la maison-mère emploie 2000 salariés à travers le monde), Daniel Kadar est aujourd’hui fier de pouvoir donner de son temps à des causes qui lui sont chères. « Le pro bono me permet de faire des choses que je ne ferais pas par ailleurs », explique-t-il. L’engagement du cabinet en faveur du pro bono est d’ailleurs loin d’être anecdotique : il met à disposition des associations ses collaborateurs à hauteur de 140 heures par an et par personne. Ainsi, ces dernières années, maître Kadar a-t-il pu contribuer à rédiger les statuts de l’association Enfance et Partage. Il a aussi travaillé avec Ségolène Royal et l’ONG de Sean Penn Haïti Relief Organisation à un programme de reforestation sur l’île nécessitant une coordination entre acteurs publics et privés.

Être utile à la société

Il a également œuvré à l’obtention de l'agrément national de représentation des usagers de santé auprès des instances publiques pour Rose Up. L’association, qui informe et soutient les personnes touchées par le cancer et leurs proches, avait en effet besoin de ce sésame pour pouvoir distribuer son magazine dans les hôpitaux et être invitée à la table de négociation des assureurs, afin de promouvoir le droit à l’oubli des malades du cancer. « L’avocat doit être utile à la cité », plaide maître Daniel Kadar, par ailleurs associé en contentieux et spécialiste du droit commercial des affaires et réglementaire. En 2019, il a initié avec ses confrères un « Pro Bono Day », une journée portes ouvertes pour accueillir des associations et répondre à leurs questions. Chez Reed Smith, le pro bono concerne les avocats mais pas uniquement : « Nous cherchons à avoir deux colonnes : les métiers du droit et les métiers administratifs, car l’intérêt général concerne tout le monde ». En 2019, sur 70 avocats, plus de la moitié a effectué du pro Bono et tous les administratifs ont participé à des opérations de solidarité auprès de diverses associations partenaires.

Hélène Fargues 

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