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Par Carenews INFO - Publié le 19 novembre 2020 - 17:00 - Mise à jour le 20 novembre 2020 - 11:09
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#PrenezSoinDeVous : le confinement de Jérémy Fretin

Face à la deuxième vague de la Covid-19, la France est de nouveau confinée afin de protéger les plus fragiles et notre système de soin. Lors du premier confinement, Carenews avait lancé la série « Prenez soin de vous », dans le but de créer une rencontre inspirante, depuis leur canapé, avec les acteurs de l’engagement. Le reconfinement est l’occasion de poursuivre ces discussions quotidiennes entre confinés. Aujourd’hui, on se rend chez Jérémy Fretin, directeur développement et RSE de l’Agence du Don en Nature, une association qui lutte contre l’exclusion et la précarité par le don de produits non-alimentaires.

#PrenezSoinDeVous : le confinement de Jérémy Fretin
  • À quoi ressemble votre confinement ? 

J'ai eu la chance de débuter ce deuxième confinement en famille dans le sud-ouest Sud-Ouest (ma terre d'origine !), mais j'ai retrouvé mon appartement parisien pour la suite des réjouissances.

J'ai changé de secteur d'activité il y a quelques semaines, en passant du spectacle vivant à l'ESS, c'est donc un confinement très différent du premier ! La crise accentue le creusement des inégalités et fragilise les plus démunis, les équipes de l'Agence du Don en Nature sont donc sur le pont, nos associations partenaires ayant plus que jamais besoin de soutien.

Au-delà de la crise, c'est aussi un moment charnière dans la vie de notre association, avec des réflexions sur l'évolution de notre modèle, le déploiement de projets stratégiques, le développement de notre offre : bref, c'est passionnant et je ne vois pas passer les journées ! 

 

  • Quel est le principal enseignement que vous tirez du premier confinement ?

Affronter une pandémie inédite dans un contexte globalisé et anxiogène a déclenché la mobilisation des citoyens, des entreprises, et des pouvoirs publics en un temps record. Cela a également permis l'activation de leviers humains, financiers et techniques ahurissants. 

On se rend compte à quel point tout est une question de choix et qu'une alternative est possible dans tout. Comment ne pas questionner son mode de vie, ses habitudes de consommation, les relations que l'on entretient avec les individus qui nous entourent et les organisations qui nous gouvernent ? À minima, cette crise invite à se recentrer, et il ne tient qu'à nous d'en tirer les leçons sur le long terme.

 

  • Qu’est-ce que vous faites pour vous changer les idées ?

La musique, le cinéma, la littérature ont toujours fait partie de mon quotidien et même si l'expérience « live » dans un lieu partagé me manque cruellement cette année, je mets un point d'honneur à ce qu'ils continuent de m'accompagner à la maison !

À part cela, je m'impose une routine quotidienne toute simple, qui passe par prendre le temps de faire un peu d'activité physique, de sortir prendre l'air, de cuisiner, et ce, même si les rendez-vous s'enchaînent tout au long de la journée. Cela m'aide à garder un état d'esprit positif et de l'énergie.

 

  • Une lecture / un film / une série / un podcast / un compte à suivre / une musique/ qui vous a redonné le sourire ? Ou plusieurs ! 

Ces derniers mois, j'ai adoré me plonger dans les mémoires d'artistes qui m'inspirent ; j'ai en tête celles du musicien David Byrne, de la danseuse et chorégraphe Martha Graham ou encore de l'écrivain Philip Roth. Leurs récits m'ont fait le plus grand bien.

Un autre plaisir tout à fait futile : le compte Instagram @velvet.coke, qui nous replonge dans les esthétiques des années 1980 et 1990... un régal !

 

  • Une idée pour continuer à s’engager depuis son canapé ?

Rester attentif au monde qui nous entoure. J'ai la grande chance de faire partie d'un secteur et d'un réseau qui me sensibilisent tous les jours à des causes formidables (d'ailleurs, merci Carenews, vous y contribuez grandement !) . La difficulté, c'est de passer à l'action, auprès d'une cause qui entre en résonance avec ses valeurs, sa propre histoire. 

Qu'importe le mode d'action : donner de l'argent, accompagner une association à titre bénévole, relayer une tribune auprès de ses contacts... Il y a mille façons d'agir, l'important est de ne pas se réfugier derrière l'argument du « trop plein d’informations », ou des journées qui filent à toute vitesse, pour ne rien faire. Ce n'est pas évident, mais il y a trop d'enjeux auxquels notre société fait face pour rester les bras croisés.

 

  • Une bonne nouvelle repérée pendant cette crise (et qui serait passée sous les radars) ?

La loi anti-gaspillage et économie circulaire (AGEC), promulguée juste avant le début de la crise sanitaire, commence tout doucement mais sûrement à entrer en application en France. La route est longue avant d'atteindre ses objectifs mais un point positif : le don de produits a été reconnu comme une solution privilégiée de réemploi des invendus des entreprises, ce qui est une super nouvelle pour le secteur associatif, dont les besoins vont continuer de croître.

 

  • Un projet coup de cœur à mettre en lumière ?

Récemment, j'ai découvert les activités d'une startup bordelaise, Petite Marelle, qui propose un service de location de jouets éducatifs recyclés. Je trouve l'initiative géniale car elle permet d'accompagner les tout-petits dans leur apprentissage, tout en leur faisant passer un message : 'il est important de penser à la planète. 

 

  • La bonne résolution à mettre en œuvre dès le déconfinement ?

Continuer à être bienveillant avec soi-même et les autres !  


Retrouvez Jérémy Frétin sur LinkedIn et Twitter.

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