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Par Carenews INFO - Publié le 26 octobre 2020 - 08:00 - Mise à jour le 26 octobre 2020 - 08:00
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L’Ehpad les Tisserins a testé et approuvé la médiation animale pour améliorer le bien-être de ses résidents

Comme chaque lundi, Carenews vous présente une initiative inspirante pour bien commencer la semaine. Aujourd’hui, découvrez l’initiative de l’Ehpad associatif les Tisserins, qui expérimente depuis un an des ateliers mensuels avec des animaux, encadrés par des professionnels. Les bénéfices pour les résident·e·s ? Confiance en soi, détente, stimulation cognitive et motrice…

Crédit photo : Halfpoint.

Depuis un an, l’Ehpad associatif les Tisserins, situé à Évry (Essonne), expérimente la médiation animale (ou zoothérapie). Samantha Ay, psychomotricienne au sein de l’établissement, explique dans un communiqué :

« En tant que psychomotricienne, j’ai souhaité mettre en place une nouvelle médiation adaptée à nos aînés. La médiation animale permet de stimuler les fonctions cognitives et motrices. Ces fonctions sont sollicitées lorsqu’il s’agit, par exemple, de retrouver le prénom de l’animal, de lui donner à manger ou encore de le prendre dans les bras. »

Des ateliers « avec des outils pédagogiques adaptés »

Une fois par mois, la zoothérapeute et éducatrice spécialisée Marianne Domingues se déplace avec ses cochons d’Inde, ses lapins, ses chiens, ses chats, ou même, parfois, son poney. Elle détaille des « séances (...) organisées sous formes d'ateliers, avec des outils pédagogiques adaptés ». Cette thérapie assistée par l'animal (TAA) se déploie « autour de la communication (travail sur les émotions), de l'éveil des sens (inspiré de la méthode Montessori), de la relaxation tout en apportant du soin aux animaux ».

Promenade avec les animaux, toilettage, jeux de mémoire, nourrissage… Les séances sont menées en petits groupes (une dizaine de résident·e·s) par Marianne Domingues, avec Samantha Ay et une animatrice de l’Ehpad. En temps normal, les proches des résident·e·s peuvent participer aux séances, mais ils ne sont plus acceptés depuis la pandémie de Covid-19. 

Une « véritable thérapie non-médicamenteuse »

Les animaux sont élevés et éduqués par la zoothérapeute, et suivis de près par un vétérinaire pour s’assurer de leur santé. « Les résidents s’attachent réellement à mes animaux et développent de vraies relations avec eux », fait valoir Marianne Domingues. L’expérimentation est également réussie pour la psychomotricienne Samantha Ay, qui assure que l’équipe et les résident·e·s des Tisserins recommandent la médiation animale :  

« Véritable thérapie non-médicamenteuse, cette médiation est vectrice de relation, de confiance en soi et de détente. Ces ateliers permettent aussi de diminuer les troubles du comportement à court et à long terme. »

L’association France Horizon compte donc étendre les ateliers de médiation animale à ses sept autres résidences médicalisées dans les mois à venir. Créée il y a 80 ans, elle travaille à doter les territoires de nouvelles structures « permettant à chacun·e — de la petite enfance au grand âge, né·e en France ou ailleurs — d’avoir une chance véritable de vivre dignement son existence ». Ses résidences médicalisées, à but non-lucratif et habilitées à l’aide sociale, sont ouvertes à toutes les personnes âgées de plus de 60 ans.

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