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Par Carenews PRO - Publié le 12 mars 2020 - 09:30 - Mise à jour le 12 mars 2020 - 16:53
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Emmanuel Gagnerot : « La force de l’ESS est d’inspirer une autre économie »

Six mois après sa prise de fonction en tant que directeur de l’Économie Sociale et Solidaire au Crédit Coopératif, Emmanuel Gagnerot détaille à Carenews ses priorités et sa vision du secteur.

Crédit photo : Emma Sellam.
  • Vous êtes devenu directeur de l’Économie Sociale et Solidaire au Crédit Coopératif en octobre 2019. Quel a été votre parcours avant cela ?

J’ai travaillé pendant dix ans dans des structures de l’ESS telles que France Active ou le Labo de l’ESS. J’ai ensuite eu l’opportunité de rejoindre le Crédit Coopératif en 2018, en tant que responsable de marchés pour l’insertion par l’activité économique, qui est un secteur historique et stratégique de la banque. Je m’occupais aussi du secteur des syndicats, des comités d’entreprises (CSE) et de l’entrepreneuriat social. Au vu de mon parcours dans l’ESS, travailler au Crédit Coopératif représentait une véritable opportunité. C’est une banque qui paye ses impôts en France, qui n’investit pas dans l’armement ou les énergies fossiles, qui n’a pas été impliquée dans les Panama papers ou la crise des subprimes… Je suis convaincu qu’une autre économie est possible grâce à des acteurs bancaires responsables comme le Crédit Coopératif. Lorsque Jean-Marc Pautras, mon prédécesseur, a quitté le Crédit Coopératif pour prendre la tête du Centre Français des Fonds et Fondations, j’ai naturellement postulé.

  • Quelles sont vos nouvelles missions ? 

Ma priorité et celle de l'équipe sera de développer et d'actualiser l'expertise du Crédit Coopératif sur l'ESS grâce à de la formation, de la veille et de l’accompagnement. Dans nos 70 centres d’affaires, 120 chargés d'affaires sont spécialisés sur le secteur ; c'est ce qui fait notre différence. Je vais donc veiller à ce que l’on conserve et développe cette expertise. Je travaille aussi à nouer des partenariats visant à mieux connaître les besoins de nos clients avec de grandes structures du secteur. Enfin, nous avons mis en place la « rencontre des possibles », un nouveau format d’évènements pour permettre à des clients de l’ESS et à nos clients entreprises de se rencontrer pour stimuler des achats responsables. 

  • Qu’observez-vous comme tendance en la matière ? 

La société est de plus en plus inquiète : le désir d'une économie qui a du sens et qui ne nuise pas au climat est de plus en plus fort. De leur côté, les entreprises sont poussées par leurs clients, leurs collaborateurs et les jeunes qui veulent donner du sens à leur parcours. En tant que banque coopérative de l'ESS, le Crédit Coopératif a vocation à rendre l’argent utile. Certains de nos clients, par exemple, veulent agir grâce au mécénat ou faire travailler une entreprise d'insertion. Mais dans les territoires, on travaille encore souvent de manière assez cloisonnée. C’est en train de changer. Nous essayons donc de soutenir ces rencontres.

  • Quelle est votre vision de l’ESS ? 

Il y a un changement de paradigme économique dans le secteur. Depuis dix ans, il y a une mutation et une évolution de la subvention vers les recettes d’activité et les marchés publics. Pour s’adapter à cette nouvelle donne, une bonne trésorerie et un fonds de roulement solide sont notamment indispensables. Le rôle du partenaire bancaire est donc crucial dans ce contexte. La concurrence s’est aussi intensifiée au sein même de l’ESS. La force de l’ESS est d’inspirer une autre économie. Son projet transformateur de la société est d’une actualité vivifiante aux vues des enjeux de redistribution de richesses qui traversent aujourd’hui toutes les grandes économies. 

Propos recueillis par Hélène Fargues 

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